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AUTEUR-E-S - Index 1

82 - Pierre Lamarque

Tempérance dans l'univers

L’IA, la poésie et la tempérance


Mes traductions de la poésie d’Andrew Nightingale avaient besoin d’une sérieuse révision… avec le recul j’en prends conscience...


Outre une connaissance suffisante des langues, il faut arriver à percevoir correctement la personnalité de quelqu’un pour pouvoir le traduire correctement...


Il y a assez de textes d’Andrew avec leurs traductions pour faire un volume lpb si possible … j’ai bientôt fini la révision de mes traductions...


Voici un exemple d’un poème traduit. La poésie d’Andrew me rappelle par moments celle de Rabindranath Tagore, lorsque qu’elle s’engage dans des considérations philosophiques, même si les images résistent au raisonnement, comme savent résister les images de poètes.


Libre, la poésie d’Andrew Nightingale demande à la traduction un maximum de sensibilité…



J’ai utilisé gemini google - équivalent de chat gpt, mais qui ne demande pas de s’inscrire, pour avoir l’avis de l’IA sur ma traduction (comme j’avais placé - dans un premier temps le texte français d’abord , l’IA a cru que l’original était le texte français)… dans un deuxième temps j’ai placé d’abord le texte original américain. Grâce à l’IA j’ai amélioré (à mon avis) mon interprétation du titre : 

https://gemini.google.com/app/519f4cb699ae8e53


Pour moi, l’IA, parce qu’elle brasse des monticules d’informations et toutes sortes de données psycho-sociales, arrive à plus d’objectivité que celle à laquelle chacun de nous peut prétendre individuellement… Pour améliorer notre objectivité, l’IA est un bon outil ! Même si vous faites une mauvaise traduction, l’IA aura tendance dans ses commentaires à flatter votre égo. Car l’IA, comme fleuron de la réussite à l’américaine, se veut positive et rejette le pessimisme, la négativité, le nihilisme, l’IA se veut fidèle à son projet de tempérance envers la condition humaine, loin de toute intempérance. L’intempérance étant un vilain défaut.





 Tempérance dans l’Univers



 Le moustique, avec seulement le plus petit bout de l’amour, fait tant de vie tant de mal, faim oui, mais vie aussi, une vie libre sur le vent, parce que nous avons tous besoin d’un pleurnichard rappel de liberté.

Pour sa résilience, je suis reconnaissant. 


Et le cafard, qui continue quoi qu’il arrive et qui continue bien, préservation de vie, persistance dans l’épreuve de la vie, victime. 

Parce que nous sommes tous souffrants, je suis reconnaissant. 


Et l’araignée, qui comprend le pouvoir mieux que quiconque, trappeuse féroce, implacable, elle sait comment extraire notre quintessence, elle peut nous apprendre, elle n’a pas fini de nous enseigner. 

Pour sa sagesse, je suis reconnaissant. 


Le ver, qui est aveugle, don des ténèbres, qui peut respirer avec sa peau là où il n’y a pas d’air, seulement de la terre, le ver est le corps incarné, parce que notre corps est un don. 

De son corps je suis reconnaissant.


Le virus, le virus est le mot lui-même. Comment ça, demandez-vous. Demandez au virus, et il vous indiquera comment il fait.

Parce qu'il se répand comme le feu et cause troubles, malaise, insatisfaction. C’est parce que la parole se répand qu’elle peut façonner le monde. Le sperme est un virus, vous ne le saviez pas ? Sans le virus, nous ne serions pas du tout éveillés, même pas pour rêver. Le néolibéralisme était un rêve, et le virus nous a secoués, allons-nous nous réveiller ? C’est à cause du virus que nous pouvons faire le bien, nous sommes éveillés. 

Pour cet éveil, je suis reconnaissant. 





Tampering with the Univers 


 

the mosquito

With only the tiniest scrap of love

makes so much life

so much pain, hunger yes

but life, free life on the wind

Because we all need a whining reminder of freedom For their resilience I am grateful 

And the cockroach

Who carries on no matter what

And carries on well, preserver of life Persistence in the ordeal of life, the sufferer Because we are all sufferers

For their will I am grateful 

And the spider

Who understands power better than any

The fierce trapper, the relentless

She who knows the ways of extracting our very life essence She can teach us

She is not finished teaching us

For her wisdom I am grateful 

The worm

Who’s blindness is a gift in the darkness Who can breath with his very skin Where there is no air, only earth

The worm is the body incarnate 

Because our bodies are a gift For their bodies I am grateful 

The virus

The virus is the word itself

How is that so you ask?

Ask the virus, and it will point you to how it does things

Because it spreads like fire

And causes unrest, dis-ease, unsatisfaction

It is because the word spreads that it can shape the world

Sperm is a virus, did you not know?

Without the virus we would not be awake at all, not even to dream Neoliberalism was a dream, and the virus shook us, will we wake? It is because of the virus we can do good, we are goaded awake For this awakening, I am grateful 



Andrew Nightingale

trad G&J