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AUTEUR-E-S

62 - Andreea Buse

Poèmes

Nu indigène



Un poème qui s’est imposé


Dans la noirceur des pensées


 


Ou est ta mère ?


Personne ne voulait la naître.


 


Te déshabiller de toi,


échapper–


Mais comment peut-on s’évader de soi?


L’initiative de l’apocatastase


souffle -


Il apparaît un silence qui emporte les déviations d’un hasard qu’on appelle


la vie.


inspiration-


Les poumons se remplissent de l’air doux d’amande qui circule profondément sur ton nerf,


le vent du Nord projette tes insouciances.


Ne crains pas,


ne grince pas,


                                                               ton âme valse


dans les trépidations du moment. 


Mon ami, laisse ton cœur léger


Ce n’est pas que toi ici


Cherche l’homme


Et le nu indigène  


Tu t’étais perdu parmi les deux formes d’existences


Égaye-toi


Songe à la douceur


Et quand tout devient clair, on a changé les règles du spectateur.


Une réalité qui s’écrase devant une autre,


une réalité que tu subis, en flottant dans tes pensées, sans laisser des repères, ni de traces


que des remords comme signes de survie.


L’eau  


Inflexions


Il y a une insouciance,


la mémoire des ancêtres


Cherche l’homme


Et le nu indigène.


union-


Un moment qu’on s’imagine vivre


Tu ne fais que regarder


Dans les pupilles dilatés d’une femme,  


en extase


synergie


respiration –


Plonge


Nage


Cours


Prends ta liberté.







Transparence


  


Elle cachait ses pensées sous les pages d’une lecture.


Il cultivait des instants.


Ils ne faisaient qu’attendre


l’éternité,


bercés par les mouvements du temps.  


 


Si nous voyageons vers la même destination, où nous dépêchons-nous ?


 


  

Pour Fabrice


 


Fabrice, il y a tant des gens qui te refroidissent.


Aujourd’hui le soleil brille plus fort dehors,


Et pourtant il fait si froid à l’intérieur


Il gèle, il grêle


Le fil nous serre, nous devenons adultes


Si seuls, si crus


Prodigieusement fous.


 


Fabrice, ne te perds pas au milieu du chemin vers toi


Je pourrais encore te sauver


De ton désarroi


Ce vide homogène


Qui étouffe nos silences.


Garde des espoirs proustiennes


Et de l’amour, et de la joie.


 


Où vas-tu aller, Fabrice?


Par ce temps de chien


Recroqueville-toi sur les promesses d’antan


Espère, Fabrice, aime, et n’oublie pas


De fermer la porte de tes désarrois.






 


 ANDREEA BUSE