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AUTEURS

32 - Marie Anne Bruch

Présentation


Née en 1971. J’habite à Paris depuis quatre décennies. J’écris mes premiers poèmes en 1989. Prix Arthur Rimbaud en 1996. Etudes et emplois dans des domaines variés, sans rapport avec la littérature. J’arrête d’écrire à  plusieurs reprises, parfois pour de longues périodes, mais j’y reviens toujours avec bonheur et espérance. Je me consacre entièrement à l’écriture depuis 2008. Publications dans une vingtaine de revues : Décharge, Arpa, Verso, Cabaret, Friches, A l’Index, Diérèse, Traction-Brabant, Cahiers du sens, Le Journal des Poètes, Ecrits du Nord, Mot à Maux, Journal de mes Paysages, Le Capital des Mots, etc.


Cinq recueils édités : La Portée de l’ombre, chez Rafael de Surtis en 2020, Buées dans l’hiver aux éditions du Contentieux en 2019, Haïkus des quatre saisons chez Encres Vives en 2017, Triptyque chez 5 Sens Editions en 2015, Ecrits la nuit chez Polder/Gros Textes en 2014.  



 

Questionnaire de LPB

 

1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

La mort, l’amour, et les vagues un recueil de nouvelles de l’écrivain japonais Yasushi Inoue, qui est très poétique, émouvant et beau. C’est un livre que j’ai offert parfois à des amis poètes et qui semble les avoir touchés.

 

2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?

Un vers de Baudelaire me revient souvent à l’esprit, sans raison précise : « J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre », il a une musicalité très douce, captivante, et il me poursuit depuis longtemps.

Un mot que j’aime : hurluberlu. J’aime bien aussi le mot « berlue », d’ailleurs.

 

3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?

Mes lectures se partagent entre romans et poésies, pour l’essentiel. Romans plutôt classiques et poésie surtout contemporaine. Plus rarement, il peut m’arriver de lire du théâtre ou des essais. La littérature japonaise est en bonne place parmi mes choix. Ces habitudes de lecture correspondent à ce que j’aime, tout simplement.  

 

4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?

J’aime beaucoup le support des blogues et des sites Internet. Surtout pour les textes pas trop longs, qui se prêtent à une lecture sur écran. J’ai d’ailleurs un blogue personnel, La Bouche à oreilles, sur la plateforme Wordpress. Il existe depuis 2012 et j’essaye de l’alimenter le plus régulièrement possible, avec des articles variés.

 

5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?

Le monde a tendance à lire des ouvrages pas très poétiques. Le monde lit des guides pratiques, des recettes de cuisine, du développement personnel, des essais politico-économiques et les modes d’emploi de tout ce qui ne marche pas et ne marchera peut-être jamais.

 

6/ - Quel est votre plat préféré ?

La salade de papaye verte aux crevettes, un plat vietnamien.

 

7/ - Quelle sont votre musique, votre film, préférés ?

La musique pour piano de Debussy. Pour la rêverie.

La Rose pourpre du Caire de Woody Allen. Pour le merveilleux.

 

7/ - Question subsidiaire : pourriez-vous recommander un site de poésie et expliquer votre choix ?

A part le site de La Page Blanche et mon propre blogue, j’aime bien le site Terre à Ciel animé par la poète Cécile Guivarch. Ses recensions et celles de ses chroniqueurs sont très intéressantes, écrites avec clarté, sensibilité et perspicacité. Je trouve sa lecture bien plus agréable et enrichissante que d’autres revues poétiques plus connues.

 

 

Questions supplémentaires

(Apprenons-nous les uns les autres)

 

8 / - Peux-tu parler de tes amours au présent ?

C’est un amour heureux depuis plus de huit ans. Depuis notre rencontre, la vie a commencé à nous sourire. Une rencontre sous le signe de la poésie.

 

9 : - Dans le cours de ta jeunesse (16-25 ans), quels sont ou ont été tes principaux intérêts intellectuels ?

Intellectuels, je ne sais pas, mais j’avais des intérêts artistiques.

La poésie, l’écriture ont été pour moi une nécessité dès l’âge de 18 ans. La lecture des surréalistes m’absorbait et m’inspirait énormément. Et puis Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Lautréamont. J’ai fait des études d’histoire de l’art entre 18 et 22 ans et je visitais une grande quantité de musées, de monuments. J’ai séjourné trois fois en Italie, entre 20 et 22 ans, pour admirer l’art du Quattrocento, maniériste et baroque, m’imprégner de ces atmosphères, florentine ou romaine, qui m’impressionnaient et qui m’ouvraient des perspectives. C’est également vers 20 ou 21 ans que j’ai commencé à écouter de la musique classique, tandis qu’auparavant je n’écoutais que du rock.