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blanche

Le dépôt

COQUILLE

MÉMOIRE DE COQUILLE

POÈMES DE LA COQUILLE

INTRODUCTION


L'architecture de ce roman moderne, comme celle du Château de l'Âme, est faite de pièces. Chaque pièce est construite avec des pierres de taille fournies par les auteurs invités à construire eux-mêmes le site de poésie Le Dépôt de La Page Blanche.



sardane danse en rond (6)


Le bal des ardents commence, donnez vos noms - Jean Cayrol




Cinq poèmes en hommage à "Ralentir travaux", oeuvre commune de René Char, Paul Éluard et André Breton, sont à écrire par les auteurs de lpb. Leur titre est déjà le titre de l'un des trois poètes cités, ainsi que leur premier vers . La suite est à inventer par les auteurs. L'emplacement des vers est numéroté tant que le poème n'est pas achevé. Un seul vers par auteur dans un poème.. Les vers seront signés par Mary Coquille, "constituée à 100 p cent de molécules d'imagination" . Les auteurs indiquent leurs initiales et le n° du vers correspondant dans les notes de bas de page :

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https://lapageblanche.com/le-depot/coquille/memoire-de-coquille/notes-de-bas-de-page-1


Ralentir travaux - 1930 - collaborations entre Louis Aragon, René Char et Paul Éluard - titre tiré d'un panneau rencontré sur la route de Caumont-sur-Durance , composé sur un principe de cadavre exquis.





AUTOUR DE L'AMOUR



(1) Je t'enfouirai dans le sable

(2) mouvant de mon cœur éperdu


(3) de communica de communica


(4) - tion

(5) Et je t'aimerai de tout mon coeur tant que notre amour sera sans exception

(6) Extraordinaire étrange singulier curieux imprévu étonnant 

Rare inouï inespéré fabuleux époustouflant épatant

Formidable fameux gigantesque hors classe hallucinant

Indescriptible ineffable magnifique merveilleux mirobolant 

Phénoménal prodigieux hors du commun surnaturel sidérant

Du tonnerre extrafort incomparable incroyable miraculeux 

Inimaginable mirifique sensationnel à tout casser faramineux.






A LA PROMENADE


(1) Nous sommes passés devant la pharmacie

(2) Deux serpents entrelacés tricotaient des maux

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

(8)

(9)

(10)

(11) Mes bras par veines de mots ruissellent. Sous l’ampoule jaune 

vérité de quatre murs.





ON FERME


(1) Nous n'avons rien retenu

(2) L'étincelle s'est figée dans le cul du temps auquel on s'est trop attaché.

(3)

(4)

(5)


(6)

(7)

(8)


(9)

(10)

(11)


(12) Qui parle en ce moment ? et à qui ? Et de quoi ?




LE LIERRE


(1) L'éternelle femme sur un banc de square

(2) Grimpe le long des pierres de ma mémoire

(3) Mes amours apparaissent à chaque battements de cils

(4) Comme des scènes de films noirs

(5) @@@@@@@@@@@@@@@@@@@@


(6) Le banc du square de la femme éternelle vire au vert- bleu.

(7) Parmi les histoires que content les humains il y en a qui sont plus vraies que nature.


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@



LE PARTAGE


(1) Les belles bêtes blanches qui te mangent les joues

(2) roses comme de la viande de veau crue

(3)

(4)

(5)

(6)

(7)

(8)

(9)

(10) oh la la quel caquet pour un oeuf que tu ponds !




LA COQUILLE




ET VOICI UN POÈME


Signé de moi mais écrit par un autre. "Je est un autre "? Pas cet autre-là. 

Il m'est bien trop familier pour que je le laisse écrire.


Un nègre? Non plus. Encore trop de moi dans le nègre. Un usurpateur ? En quelque sorte. Mais qui ne prendrait même pas la peine de se faire passer pour moi.


Non, celle qui écrit reste libre d'écrire pour elle en signant pour un autre.


Mary Coquille



Angoisse de lpb


Terreur

De la page

Blanche

Rien à corriger

Coquille vide

De sens



***


Aux abonné•e•s absent•e•s

Parfois je me sens

Quand je ne suis pas là 

Qui se soucie de moi

Ma vie ne s'écrit plus

Dès lors que l'on m'a lu•e

Je suis un nom

Un titre 

Un clic

Mary


Aux abonné•e•s absent•e•s

Est-ce bien important 

Corriger les coquilles 

Parsemées d'une vie

Car quid du bonheur

Sans ces petites erreurs?

Je suis un nom

Un titre 

Un clic

Mary


Aux abonné•e•s absent•e•s

Mais je n'ai plus 20 ans

Vous vous servez de moi 

Prête-nom d'autrefois

Si je n'existe plus

Liberté m'est rendue

Voici vos noms 

Vos titres

Vos clics

Fini•e


Mary Coquille

(poèmes)








ÉVAPORATION


C’est pour moi seule que j’écris

Avec moi que je joue

Pour moi que j’invente

Il n’y a plus d’eau

Plus de rivage

Plus de boue

Que des mirages

La terre est sèche.






JE SUIS


Comme une pigeonnne 

Ravagée par le vent

Comme une dindonne

Cuite en sa plume

Comme une truite casanière

Comme une éléphante trompeuse

Comme une animale.





J’IRAI OÙ ME MÈNENT MES PAS


Avec la pluie pour chapeau

Et l’orage comme sombrero

J’irai sur le chemin

Cahoteux

Cahin caha

Où me mènent mes pas.





AVERTISSEZ-MOI


Avertissez-moi si mes

Poésies sont prises

Dans votre belle revue

Merci, de poésie.




Mary Coquille

Extrait de "Poésies Simplistes"

Les auto-éditions Pim Pam Poum