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QUESTIONNAIRE DE LPB

Questionnaire de LPB


1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?

3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?

4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?

5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?

6/ - Quel est votre plat préféré ?

7/ - Question subsidiaire : pourriez-vous recommander un site de poésie et expliquer votre choix ?



Les réponses


Jean-Michel Maubert, auteur participant

Pierre Lamarque, rédacteur

Matthieu Lorin, rédacteur

Victor Ozbolt, rédacteur

Patrice Parthenay, rédacteur

Sandy Dard, autrice participant

Marc Bedjai , auteur participant

Stéphane Lambion, auteur participant

Tom Saja, auteur participant

Jérôme Fortin, auteur participant

 


J-M Maubert, auteur participant à LPB


1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


"Le parti pris des animaux" de Jean-Christophe Bailly. Densité de la langue et de la pensée. Extraordinaire alliance, rare et juste. Très marqué aussi par "Les anneaux de saturne" de W.G Sebald - par sa mélancolie et sa façon de tisser errance, mémoire, érudition.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


"Oeil d'or de l'origine, patience obscure de la fin" (in "Chant du séparé").

Georg Trakl. J'ai utilisé ce vers comme titre d'une des parties de mon roman-récit "Ronces", qui tourne autour de la figure et de l'oeuvre de Trakl. Chaque partie a comme titre un vers ou un fragment de ses poèmes.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je reviens toujours vers les nouvellistes visionnaires comme Kafka, Cortazar, Krzyzanoski, Danilo Kis - nourriture essentielle, ils m'accompagnent depuis des décennies. Claude Simon : pour la texture et la puissance sensitive de sa langue (mon idéal, avec Hermann Broch). Giono, "Un roi sans divertissement", "Le grand troupeau" : des lectures rituelles, chaque année. Thomas Bernhard - toujours l'impression en le lisant d'atteindre un point de non-retour. Beaucoup de poésie contemporaine - mais toujours je reviens vers Georg Trakl, Gottfried Benn, Artaud, Pascal Commère, Zbigniew Herbert.

Philosophie, anthropologie, histoire : des lectures habituelles, fréquentes, inépuisables. Chez les contemporains, j'ai beaucoup pratiqué les oeuvres de Gilles Deleuze, Bernard Stiegler, Georges Didi-Huberman. Je lis Adorno et les philosophes de l'école de Francfort. Depuis une certain nombre d'années, travail de fond sur la philosophie analytique et l'éthique animale.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre) ?


Les blogs de poésie comme Diérèse. Sur youtube, des capsules où des poètes lisent des fragments leurs oeuvres.


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Difficile question. Le livre de Nicholas Carr, "Internet rend t-il bête ?" (le titre de l'éditeur français est épouvantable) est une exploration intéressante du rapport entre support d'écriture et pensée. Le travail de Bernard Stiegler ("Philosopher par accident", "De la misère symbolique") constitue une approche pharmacologique intéressante de cette question.


6/ Quel est votre plat préféré ?


Pommes de terre au four et seitan grillé, revenu dans l'huile d'olive, avec des champignons.



 

Pierre Lamarque, rédacteur de LPB

 

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

 

    - Le désert des tartares de Dino Buzzati 


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?

   

Strophe extraite d’un poème de D.H. Lawrence (1885-1930) intitulé "Ballade d’une nouvelle Ophélie" :

 

J’ai eu jadis un amoureux clair comme eau courante,

Son visage jadis était ouvert comme le ciel,

Ouvert comme le ciel penché tout en rires

Sur les boutons d’or, j’étais les boutons d’or.

 

Traduction J. J. Mayoux 

Éditions Aubier Montaigne  

 

3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?

 

- Mes lectures habituelles sont variées… cette habitude de variété s’explique par ce que j’ai toujours lu ainsi, en variant les genres littéraires… le livre que je suis en train de lire est Poèmes de D.H. Lawrence, traduction - qui me plait , de J. J. Mayoux, éditions Aubier Montaigne, collection bilingue...

 

4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?

 

— J’affectionne les soirées «slam» par exemple, mais je n’y suis jamais allé car trop loin de tout dans mon village et avec ma canne...

 

5/ Le monde lit-il toujours et quoi ? 

 

— Le monde ne lit pas assez… le monde ne sait pas ce qui est bon, et le monde passe à côté de ce qui est bon...

 

6/ Quel est votre plat préféré ?

 

— La soupe aux poireaux. Selon la recette de Marguerite Duras (La cuisine de Marguerite - Editions Benoit Jacob). « On peut ne vouloir rien faire et puis, faire ça, oui, cette soupe-là : entre ces deux vouloirs, une marge très étroite, toujours la même : suicide. »

 

 

Matthieu Lorin, rédacteur de LPB

 

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


_ "Tandis que j'agonise" de William Faulkner. Un livre génial, qui reste accessible au commun des mortels, ce qui n'est pas le cas de tous les livres de Faulkner.

Pour moi, c'est le plus grand livre de poésie car il est une suite d'images gravées à jamais : la mère qui observe son fils lui construire son cercueil, l'autre fils qui perce le cercueil au vilebrequin, persuadé que "maman est un poisson"... Et l'odeur qui les suit et attire les charognards.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Difficile question, merci de l'avoir posée. Je retiens deux vers qui, quelque part, se font écho :

- " Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard" de L. Aragon

- "je bois à la gourde vide du sens de la vie" de Gaston Miron.


Pour un mot, je pense à "empan", que je ne connaissais pas il y a peu et qui désigne la distance entre le pouce et l'auriculaire.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


_ Habituellement, je lis surtout des romans, et beaucoup de littérature étrangère du XXème siècle. 

Après avoir beaucoup lu les auteurs américains, je me penche en ce moment sur la lecture des auteurs sud-américains : Garcia Marquez en premier lieu, mais également Cortazar, Roberto Bolano, Vargas Llosa... C'est pourquoi Diadorim, cité précédemment, me tente beaucoup.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Autre que le livre, aucun support de poésie ne me convainc. Je préfère la version papier de Lapageblanche par exemple.

Cependant, depuis que je fréquente Lapageblanche, je visite régulièrement des sites dédiés à la poésie et les trouve souvent fournis et agréables. 


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Le monde lit toujours, oui. Mais pas toujours des livres. 

Je pense que, désormais, le lecteur recherche le plaisir immédiat et beaucoup ne se confrontent donc plus aux lectures exigeantes, dont le plaisir est par définition différé dans le temps.


6/ Quel est votre plat préféré ?


Sans hésitation, les lasagnes endives-gorgonzola-noix. 


 

Victor Ozbolt , rédacteur de LPB

 

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Il y en aurait beaucoup mais je vais choisir le Docteur Jivago de Boris Pasternak car c'est l'histoire d'un médecin poète.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


"Doutez que les étoiles ne soient de flamme.

Doutez que le soleil n'accomplisse son tour.

Doutez que la vérité soit menteuse infâme.

Mais ne doutez jamais de mon amour."

William Shakespeare (Hamlet).

A noter qu'on trouve des variantes de cette traduction.

Un mot : audacieux. Car le Petit Poucet audacieux a renversé l'Ogre.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je lis essentiellement des revues de poésie aujourd'hui. Parfois des anthologies, des recueils. J'ai lu aussi beaucoup de romans, de nouvelles, de fantastique auparavant. Je dois faire à présent des choix draconiens pour une question de temps et la poésie l'emporte la plupart du temps. Mais j'ai par exemple lu le journal d'Anne Franck il y a quelques mois. Ce livre m'a pris et je l'ai terminé sans hésitation.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Les revues sur le net comme la Page Blanche, Lichen, des sites internet comme la Toile de l'Un. Internet est un formidable outil pour diffuser, découvrir. Mais je dois admettre que pour apprécier des poèmes, prendre le temps, je préfère tout de même le support papier. On finit par se perdre sur la toile... Bref, Internet, c'est très bien pour découvrir de nouveaux horizons, mais moins pour atterrir et flâner.


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Je serais tenté de dire, à mon humble avis, qu'il y a trop à lire aujourd'hui, trop de livres sur tout et n'importe quoi, de qualités très différentes. Donc je pense que le monde lit toujours, mais on ne sait plus vraiment quoi. Pour se divertir, les gens se tournent peut-être plus vers les séries (et là pareil, on trouve vraiment de tout).


6/ Quel est votre plat préféré ?


les crêpes jambon-fromage.


 

Patrice Parthenay, rédacteur de LPB

 

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Grâce à Pierre, j'ai aimé découvrir, voire plus (mais "on n'adore que Dieu" disait Marie, ma mémé Alsacienne), ce chef d'oeuvre : Diadorim (Grande Sertão : Veredas en traduction française : Diadorim) de Joao Guimares Rosa (médecin, écrivain, diplomate) : sa forme est entièrement inédite, comme « autobiographie irrationnelle », chanson de geste et véritable merveille méconnue (car issue du Brésil et en 1956, avant la télé généralisée, d'un Portugais déjà en évolution par la distance outre-Atlantique).



2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Je raffolle... (facile et assez injuste : excusez-moi, je vous prie) de Verlaine avec notamment : Chanson d'Automne (le fugitif s'y allie avec l'indéfini), in poèmes Saturniens

Je raffole d'Apollinaire avec plus particulièrement : le Pont Mirabeau (le temps coule comme le fleuve irréversible avec la même mélancolie que les amours, mais nous restons et espérons des rebondissements - jaillissants comme de jeunes torrents ? -).

Un très long poème épique inachevé me parait inouï : La chute d'Arthur par J.R.R. Tolkien, superbement traduit.



3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je me suis plongé dans les biographies de Catherine de Médicis (par Ivan Cloulas, puis par Jean Orieux),

après celles de Henri IV (par mon bon ami Jean-Paul Desprat, pas seulement historien-biographe, aussi romancien historique, sa biog qui a suivi celle de Jean-Pierre Babelon - deux réussites complémentaires -)

et avant celle de Henri III (par Michel Pernot - un peu bof, me dit-on -)

et les mémoires en textes choisis de cette grande intellectuelle hédoniste que fut Marguerite de Valois (fille de Catherine, soeur de François II, Charles IX et H III et première épouse de H IV, avant Marie de Médicis, mère de Louis XIII).


Je lis tout cela afin de préparer la refonte d'un de mes textes (actuellement assez passable, trop marqué par la grand historienne féministe Eliane Viennot) sur la loi Salique (en France) : il faut des testicules sur le trône qui, de surcroît, ne se transmet que par les hommes.

Mon projet global vise à effectuer un tour d'Europe pour les successions aux trônes. Mon texte actuel le plus réussi, au moins comme synthèse extrême, a été écrit sur l'Angleterre, la Grande-Bretagne et le Royaume-Uni, des Romains à Elisabeth II.



4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Je ne lis de la Poésie qu'en livre. Même sur ordinateur en fichier joint ou sur le net, vu mon âge relativement technophobe, j'éprouve du mal, mais je m'y mets...

 

Sandy Dard, autrice participant

 

 1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

 

- Pour le livre, je dirais (pour une de mes rares relectures non scientifiques) " La dérive des sentiments" d' Yves Simon

 

2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


- J'affectionne beaucoup de citations de Guillaume Apollinaire comme "il est grand temps de rallumer les étoiles" ou encore " on peut être poète dans tous les domaines ...", mais pour la magie, l'alchimie poétique - je dirais jusqu'à la perfection - rien n'égale à mes yeux du moins, les "correspondances baudelairiennes"...

 

3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


-  Il m'arrive de lire des Anthologies - auxquelles je participe aussi - au nom de " l'écho recréateur" (Arthur Koestler); qui sait?


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


- J'ai enquêté par hasard en milieu pénitentiaire; et pour un détenu, la poésie était un pays... Alors au travers de voyages réels ou virtuels, je trouve l'inspiration... Via également des lectures publiques, sites, revues en ligne, discussions, festivals 


Marc Bedjai, auteur participant à LPB


 1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


-- Pierre Jean Jouve, Matière céleste, Gallimard, 1937


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


-- « Quand elle était, ce cœur était plus fort que la lumière »

Pierre Jean Jouve, La Femme et la Terre, Hélène in Matière céleste, Gallimard, 1937 



3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


-- Poésie :     depuis sa découverte d'Aragon et d'Eluard   pendant mon adolescence , puis révélation de l'écriture orphique dans l'athanor africain en 1965

  Philosophie : depuis sa découverte pendant mon adolescence, puis lecture approfondie après la découverte en 1971 des Ecrits du maître spirituel de Spinoza, le docteur Franciscus van den Enden (1602-1674)



4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


-- Sans doute internet, mais rarement



5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


-- De moins en moins : le roman restant toujours en course



6/ Quel est votre plat préféré ?


-- L'aïoli provencal



Stéphane Lambion, auteur participant à LPB


1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


En poésie, les deux derniers livres qui m'ont vraiment plu ces derniers temps sont Ciel à perdre d'Axinia Mihaylova et les Remarques de Nathalie Quintane.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Puisque je parle d'Axinia Mihaylova, un vers d'elle : "je réarrangerai les dalles et puis ma vie". 


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je lis beaucoup de poésie parce que je suis également chercheur et que c'est mon activité principale ; malheureusement, le régime de lecture poétique a tendance à m'éloigner du régime de lecture romanesque et j'ai de plus en plus de mal à lire des romans, même si j'y prends souvent du plaisir.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre) ?


Je reste très attaché au support écrit qu'est le livre et bien que j'aie un lien fort au monde du spectacle vivant, je ne suis pas encore tout à fait à l'aise avec la poésie sous ses diverses formes orales ; pour moi, il y a quelque chose de très intime dans la poésie et cette chose passe par le recueillement de la lecture, de préférence dans un livre, même si cela ne doit surtout pas donner à la poésie un statut sacré.


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Je n'ai aucune idée de ce que le monde lit ; j'avais tendance à me plaindre du fait que personne ne lit de poésie – à part les poètes qui se lisent entre eux – avant de réaliser que les gens lisent en réalité plus de poésie qu'on ne le pense et qu'en plus, comme le disait Pierre Vinclair lors d'un dialogue avec Jean-Claude Pinson, le fait que les poètes se lisent entre eux est une bonne chose puisque cela assure une réception active de la part du lecteur, étant lui-même créateur.


6/ Quel est votre plat préféré ?


Ce serait sans doute un caviar d'aubergines avec une salade de poivrons marinés, le tout accompagné d'une purée de pommes de terre.


Tom Saja, auteur participant à LPB


1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Demande à la poussière, de John Fante. j'écrivais avant de le lire mais c'est en lisant celui-là que je me suis dit que c'était ce que j'aimais, écrire.


2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Les vers qui me marquent restent en phosphènes un temps puis s'évanouissent, je les retrouve plus tard. Mais certains sont indélébiles, c'est le cas d'un vers des Ruba'iyat d'Omar Khayyam, petit recueil qu'un frère poète m'a un jour offert et ce vers est : Suppose que tu n'existes pas, et soit libre.


3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Roman et poésie prédominent, dans des cycles et des phases. En roman, je varie beaucoup les genres, en poésie également. Ce sont des habitudes découlant de cette passion de la littérature qui a commencé dans l’adolescence.


4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


J'en lis de plus en plus sur le net, mais c'est toujours " à la recherche de". une fois que je trouve quelqu'un qui me plait, j'éteins l'ordi et je file en librairie. Pour moi, cela commence par ces quelques vers qu'on lit debout à la sauvette, au hasard, et alors le recueil vous trouve.


5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?


J'espère pour lui, je ne suis pas sa mère.


J'aime beaucoup cette phrase d'Andrée Chédid:

"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui-sans parole aucune- se défait de sa journée le regard levé vers le ciel ou le cœur attentif à la voix d'un ami"

Elle a tout dit.

J’espère le monde ainsi plus qu’essentiellement lecteur.



6/ - Quel est votre plat préféré ?



Du pain et du fromage, accompagnés d'un alcool frais, dans les montagnes



Jérôme Fortin, auteur participant à LPB



 

1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Têtes-Mortes de Samuel Beckett 

 

2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure

 

3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


J’ai d’une part des séances de lecture longues, lorsque je prends le train par exemple, et des séances de lecture courtes (surtout de la poésie) au hasard de mes déambulations et pauses végétatives. 

 

4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Mon support préféré pour la poésie est certainement les enregistrements audios accompagnés de musique. Par exemple La Divine Comédie par Bernard Parmegiani et François Bayle ou Fragments pour Artaud de Pierre Henry. 

 

5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?


Je crois que la littérature va survivre dans la durée. Même celle qui explore et qui dérange. Mais cette dernière sera toujours largement minoritaire.

 

6/ - Quel est votre plat préféré ?


Un sag aloo gobi bien épicé.

 

7/ - Question subsidiaire : pourriez-vous recommander un site de poésie et expliquer votre choix ?


Outre La Page Blanche, Je pourrais recommander celui-ci, qui diffuse quelques perles de la poésie contestataire québécoise des années 70

 

https://lesepuises.wordpress.com/