La
page
blanche

Le dépôt

LE CAMP VD

Pierre Lamarque

NOTES


L'art de la postface


si on lit les préfaces avant de lire les livres on se trompe et on est trompé. Il faut lire les préfaces après avoir lu le livre, la postface est la bonne place des préfaces . une préface-postface est un lieu où s'avoue l'amour d'un poète, le pourquoi de l'amour, le comment de l'amour, le contexte de l'amour.






Je réfléchis


Je réfléchis à cette question de la forme de l'écriture - la disposition sur la page joue pour parfaire l'achèvement d’un texte - lui donner sa présence - chaque poème doit inventer sa disposition propre, originale - il faut penser au confort du lecteur - la présentation suit une logique de confort, la ponctuation aussi, tout comme l’orthographe - il y a beaucoup de choses suggérées par l'organisation sur la page, ponctuation, espacements, utilisation de majuscules etc.



Note sur l'époque contemporaine



https://www.youtube.com/watch?v=oVnCGpDG7dI





Notes sur une Défense des langues françaises


(« Tous les dégoûts sont dans la nature » … a dit Liane de Pougy.)…( Liane étant spirituelle), (Liane ayant le sens de l’humour), (Liane joignant -goût et - dégoût dans son mot d'esprit, Liane démontrant la réalité - la complexité, de l’âne humain), ( - pas « l’âme humaine », expression creuse) , (je te parle de l'humain au bonnet d’âne que je suis devant toi et que tu es derrière ta page… )


(Je m’excuse, je suis un peu confus ce matin)… ( et je rédige mal) ...


(Goût est goût et dégoût anti-goût ) - (tiens, un po! ), (dégoût est symbole de la tyrannique mentalité puritaine en langue anglaise)… (britannique et exportée aux USA n’est-ce pas ?)


(Quant à « La » défense du français), (comme de l’occitan) - (c’est toujours la même catastrophe intellectuelle quand il s’agit de défendre une bonne idée)... (le mieux à faire pour défendre les langues c’est de les mélanger dans un shaker afin qu’aucune ne disparaisse à son tour)… (le mieux pour notre planète c’est qu’on ait le choix de la langue natale), (l’usage de l’anglais), (et l’amour secret du français)… (- et l’introduction de l'anglais dans le français incitant l’anglais, par mimétisme à la réciproque) (créons un créole franco-anglais, Créolons franglais ! Qui vote pour ? ) . (Donc nous qui défendons la langue française pour ses grandes qualités et ses petits défauts - petits défauts qui font quand-même que la langue française n’est pas reconnue langue universelle comme l’anglais ou le pet d'anus). (N’hésitons donc pas à employer un mot anglais, comme Spirit, si ça nous chante, si le mot Spirit sonne mieux à note oreille que le mot Esprit, Esprit moins pétillant, moins postillonnant, plus politiquement correct…).




LE CAHIERS DU BUISSON


"Pour une maison d'édition... Ça c'est quelque chose, mais c'est aussi très compliqué: des coûts grands, des liaisons avec les fournisseurs et avec les distributeurs etc. Les réclames aussi. Et ça coûte. Pour faire quelque chose il faut avoir des gens qui sont du métier et il faut trouver aussi des gens avec de l'argent pour investir… » Constantin Pricop


Ça c’est la façon traditionnelle mais nous ne sommes pas de simples commerçants nous sommes des poètes qui distribuons nos tracts-poèmes dans la rue pour enchanter le monde comme le poète Ilarie Voronca.. D’après ce que je comprends des propos de Jérôme Fortin et Matthieu Lorin ce serait une édition à petit tirage mise en page sans aucun goût et sans aucun contrôle et financée par l’auteur à prix modique, rien de plus. Comme vous dites et comme je je pense le début de notre petite entreprise sera modeste, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à des échanges de mots suivis d’actes chez le notaire. Loin de moi l’idée de brouiller le buisson dans le cours de mon propos.


Nous avons fait l’expérience de vendre nos numéros nous-même à 5 euro l’unité et résultat des courses nul. Je n’ai jamais envisagé de possibilité d’abonnement à la revue Lpb, mais est-ce vraiment nécessaire, nous ne voulons pas nous enrichir, nous voulons continuer Lpb telle qu’en elle même sobre et discrète. Longtemps nous sommes restés autistiques au niveau de la rédaction, aujourd’hui parlons, demain chantera pour nous les cools. 


Je pense que chaque auteur doit faire dans son cahier la mise en page qu’il veut, librement, qui lui suffit et qui lui plait. Cela ne l’empêche pas de réfléchir aux critiques et d’en faire son profit…. Cela n’empêche pas non plus le comité de lecture d’avoir son mot à dire et de le dire fermement. Car c’est lui qui décide.; mais n’imposons pas un format particulier contrairement à la revue Lpb. Une revue de poésie n’est pas un cahier de poésie . Ceux qui savent ne mettre en page pas doivent apprendre par eux-mêmes et apprendre à se servir des outils, et surtout prendre conscience que ce sont des cahiers qu’ils écrivent. Cela fait partie de l’écriture. Moi ça me fatigue les yeux de lire des étages de vers dont la ponctuation a disparu parce que l’auteur pense qu’un vers se suffit à lui-même , qu’un vers est formé de deux ponctuation une devant une derrière, visibles ou invisibles, pour cacher leur sexe et leur derrière comme ça jusqu’en bas de la descente des escaliers… bon, je rengaine ma rengaine.


22 XI 21




VERS ET PROSE


Bonjour Seck,


J’ai pris l’habitude de tutoyer mes correspondants au bout d’un certain temps, ça m’est plus naturel..

 Ce que tu dis à propos du confort , confort de la prose, me parle… ta comparaison entre la sophistication de la présentation sur la page et la tristesse de la prose me va droit au coeur. Et l’image de la Geisha me plait beaucoup aussi, elle est judicieuse pour illustrer ton propos - et très bien écrite… (si j’écris une note pour défendre mon propos fluctuant sur la prose vs vers dans Lpb cette phrase sera citée si tu permets pour alimenter le pour et le contre à la recherche du vrai.)


Les textes que tu as proposés ont été lus comme il faut par Jérôme Matthieu et moi. Sur les textes proposés Jérôme était d’accord pour les textes que j’avais baptisés ‘conte’ , Matthieu n’a rien dit au sujet de ces contes, mais a proposé deux textes qui en définitive ont été choisis à la place des contes. Car cela collait mieux avec l’esprit minimaliste de Lpb. Comme je te l’ai dit nous sommes d’accord pour penser qu’il y a du bon dans ton travail et si tu voulais je peux avec toi passer en revue tes 60 textes…



amitiés

Pierre


P.S. je n’ai pas compris dans le contexte l’emploi que tu fais du mot « statistique » 




Le 20 nov. 2021 à 11:08, Fabre-Arsène Dulac <farbulac@gmail.com> a écrit :


Est-ce que vos collaborateurs ont vu les soixante poèmes, ou seulement votre sélection ?


Le sam. 20 nov. 2021 à 11:06, Fabre-Arsène Dulac <farbulac@gmail.com> a écrit :

Bonjour Monsieur Lamarque,


Je vous remercie d'avoir pris le temps de lire mes textes. J'espère que le comité sera convaincu par votre sélection. Je vous remercie aussi pour la critique que vous faites de ma démarche poétique, votre suggestion d'employer la prose, votre statistique. Je recevrai vos conseils avec plaisir. Il est vrai que je raconte surtout des histoires, dans beaucoup de mes poèmes, mais c'est si moche la prose ; il y a une chose - dois-je l'appeler un prestige, un charme, un panache, une noblesse, une magie ? - que seul le vers possède. Vous savez, le confort est l'un des plus grands ennemis de la beauté. C'est avec difficulté que les geishas marchent. Leur kimono est trop long, que serre une ceinture gigantesque, leurs chaussures quant à elles sont trop hautes, la poudre et le fard les aveuglent presque. C'est le prix de la beauté. 


Mais ça ne me dérange qu'ils paraissent en prose. Merci à vous et à tous vos collaborateurs. 



Amitiés,


SECK


15 XI 21




CRITIQUE DE LA CRITIQUE

 

Où est passée la poésie?

 


Très intéressant constat de nullité dans ce post-cast de Fr. culture sur la poésie, que nous a passé Matthieu, par des journalistes culturels et critiques de Fr Culture, et des directeurs de publication du Figaro littéraire et du supplément du Monde qui n’installent pas, jamais, de leur propre aveu, de pages de poésie régulières - comme ça se fait ailleurs dans d’autres pays, dans leurs publications destinées à quelques libraires qui croient trouver des pépites et ne trouveront que de la merde (Bonnefoy, Jaccottet, Quintane sont les seuls poètes que ces parisiens connaissent et qu’ils citent sans arrêt comme des perroquets)…et c’est normal car ce sont des gestionnaires littéraires pas passionnés de poésie et par conséquent pas intéressés, pas cultivés, pas curieux, pas bons lecteurs, des moutons de Panurge, des moutons de salon, des moutons du con dira-t-on dans le domaine de la poésie, qui ne se lancent pas d’eux-mêmes dans la lecture des bons poètes, comme par exemple Lpb le fait... parce que ce ne sont pas des poètes mais des critiques et des journalistes certifiés auto-suffisants et insuffisants, s’adressant à une tranche d’audience horaire du soir de lecteurs nostalgiques à la recherche du temps perdu à les écouter en finissant la vaisselle ... 

 

Ils parlent de ce qu’ils n'étudient pas, c’est ça le drame de ce microcosme parisien qui ne jure que par Nathalie Quintane - Nathalie Quintane, Pierre Alfieri et consorts faisant partie des putes à poste qui gravitent dans le microcosme, microcosme à la recherche d’idées et surtout de pointes et de mots d'esprit, microcosme qui finit par avouer qu’ils se trouve dans un grand désarroi face au problème d’audience faible de la poésie (face aussi à leur crasse intellectuelle de mauvais passeurs, crasse couverte de feuilles en or d’un « audimat » créé pour eux, par eux, pour vendre la médiocrité… il s’est trouvé un de ces critiques pour prétendre que la poésie médiocre qu’ils promeuvent ne se vend pas, ne se vend plus, que la poésie c’est fini à notre époque que la poésie été supplantée par le roman qui lui se vend…et c’est vrai que Houellebecq et d’autres médiocres comme lui se vendent encore, que Musso et compagnie ce vent , qu’Harlequin ce vent etc. 

 

Reste l’underground pour faire vivre la poésie… 

 

Le postmoderne n’a pas de point de vue, pas de manifeste, tout se vaut, rien ne se crée tout se transforme dans son fourre-tout..

 

J’ai donc écouté le post-moderne post-cast de France Culture sur la poésie aujourd’hui : Où est passée la poésie?… je n’ai pas apprécié ce que j’ai entendu (je m’étais mis à la peinture « artistique » de fauteuils et j’ai pu écouter trois fois le post-cast, histoire de m’occuper en bricolant mon oeuvre d’amour... Ni la suffisance désinvolte et lèche-botte du présentateur ni l’incompétence en poésie avouée à demi-mot par les responsables du Figaro littéraire et du supplément littéraire du Monde, ne m’ont échappé. Je comprends que ces gens semblent se désintéresser d’un commun accord de la poésie, ils semblent aussi sans culture, sans passion, ce ne sont  pas des gens de lettres, ils sont juste capables de déplorer leur abandon de toute prétention à comprendre la poésie... Seule la personne qui a publié un livre sur l’état des lieux de la poésie - dont ces gens parlaient, semble avoir quelque chose à dire sur la poésie aujourd’hui, mais elle n’était pas invitée et elle n’était pas là pour se défendre face aux critiques.

 

En tout cas merci pour cette bande son, franchement nulle mais justement, à cause de cette nullité, intéressante… il faut prévenir l’auditeur que ce qu’il va entendre est très creux, et dans ce cas, pour ce motif, c’est intéressant de fouiller dans le temps vide, comme une poubelle vide, des journalistes culturels et critiques littéraires du microcosme.

 

 

 3 XI 21



LA FAUTE



Faute est un mot qui s’emploie partout à tort et à travers, dans l'orthographie, dans le sport aussi - dans le cas d’une erreur volontaire ou involontaire, cela porte toujours même sobriquet : « faute » .… Ce mot reste un mot qui a rapport avec la culpabilité et c’est bien le sentiment de culpabilité que je trouve si prégnant dans nos cultures, historiquement à cause des religions qui ont envahi l’espace imaginaire du cerveau sans aucune nuance… Dans le système religieux qui fonctionne comme une secte, il faut le souligner, le marteler, la « faute » pouvait se racheter moyennant du fric… la pédophilie pouvait se racheter moyennant rachat pour obtenir le « pardon » … c’était à une époque où on ne soignait pas la pédophilie, on soignait le rachat… je n’ai rien, au contraire, contre les Philies quelles qu’elles soient mais j’ai en horreur les crimes passionnels, quelle que soit la passion., et l'esprit religieux, à la base du mal.


Le sentiment de culpabilité est envahissant dès le jeune âge, il est sans nuances, et responsable de névroses, de mal être.

Par souci de vérité je déteste le mot faute… l’erreur qui est humaine, n'est pas la faute…seule l’erreur volontaire est une faute dans le système du mal, à bien distinguer du système religieux... en poésie on peut faire des erreurs volontaires… on peut faire des erreurs involontaires, aussi, mais je ne vois pas au nom de quelle religion on pourrait faire une faute… .. en poésie on fait des erreurs de goût, on ne fait pas des fautes de goût, etc. 


Poètes, nous avons le devoir de remettre en question le vocabulaire, même le plus ordinaire que nous employons sans y regarder d'assez près, c'est cela notre religion...


7 XI 21