La
page
blanche

Le dépôt

LE CAMP VD

Tom Saja

Supercherie

J'ai

vingt-quatre

balais et la supercherie

d'une superbe chérie

m'attend

au coin de la rue

à l'angle des désirs où le moindre

rêve s'allume en grattant le ciel d'un ongle noir.

Une superchemise pour mes poignées

d'amour perdu

dans la guerre des pâtisseries

l'huile des corps gras

qui s'entredéchirent

loin de l’esquinte solaire

je veux vivre.

Indéfiniment.

Démesurément.

Même si les mares s'assèchent

le deuil des poissons sera comme une arrête en travers de la gorge

et ta bouche

étanchera ma soif.

J’ai

trente et un

tours de terre

je souffle l’opprobre et le sel sur les plaies

vivre comme on meurt d’un manque de nuit

je veux.