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PHOTOGRAPHIES ET PRÉSENTATION DES MEMBRES DU CAMP VD (Cercle d'Amants des Mots de la Page au Verbe Disjoncté )


CONSTANTIN PRICOP


Constantin Pricop est rédacteur en chef de la revue Lpb depuis le premier numéro en 2000. Il a écrit des livres de critique, des essais, des poèmes et un roman en Roumanie où il vit. Il est revuiste, critique littéraire et professeur émérite de littérature à l'université Alexandru Ioan Cuza de Iași.

Après avoir publié un éditorial sur la poésie dans chacun des cinquante premiers numéros de Lpb, ainsi que sa propre poésie écrite en français, Constantin Pricop publie en feuilleton dans la revue Lpb la traduction en français de son roman 'La nouvelle éducation sentimentale'.


PIERRE LAMARQUE


Pierre Lamarque est co-fondateur de la revue Lpb avec Constantin Pricop et Mickaël Lapouge, il publie sa poésie dans le Dépôt de Lpb et en autoédition privée à quelques exemplaires ( un recueil édité en 2020, Résidu, deux recueils en 2021, Traces, et Confidences d'un homme des champs imprimeur de poèmes, et trois recueils en préparation, Triptyques, Comme une lettre d'amour, et Débris.)

Pierre Lamarque : ancien médecin qui soigne désormais par les mots, "un amour prononcé pour les profiteroles et autrui."


QUESTIONNAIRE DE LPB - PIERRE LAMARQUE

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?

 

    - Le désert des tartares de Dino Buzzati 


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?

   

Strophe extraite d’un poème de D.H. Lawrence (1885-1930) intitulé "Ballade d’une nouvelle Ophélie" :

 

J’ai eu jadis un amoureux clair comme eau courante,

Son visage jadis était ouvert comme le ciel,

Ouvert comme le ciel penché tout en rires

Sur les boutons d’or, j’étais les boutons d’or.

 

Traduction J. J. Mayoux 

Éditions Aubier Montaigne  

 

3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?

 

- Mes lectures habituelles sont variées… cette habitude de variété s’explique par ce que j’ai toujours lu ainsi, en variant les genres littéraires… le livre que je suis en train de lire est Poèmes de D.H. Lawrence, traduction - qui me plait , de J. J. Mayoux, éditions Aubier Montaigne, collection bilingue...

 

4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?

 

— J’affectionne les soirées «slam» par exemple, mais je n’y suis jamais allé car trop loin de tout dans mon village et avec ma canne...

 

5/ Le monde lit-il toujours et quoi ? 

 

— Le monde ne lit pas assez… le monde ne sait pas ce qui est bon, et le monde passe à côté de ce qui est bon...

 

6/ Quel est votre plat préféré ?

 

— La soupe aux poireaux. Selon la recette de Marguerite Duras (La cuisine de Marguerite - Editions Benoit Jacob). « On peut ne vouloir rien faire et puis, faire ça, oui, cette soupe-là : entre ces deux vouloirs, une marge très étroite, toujours la même : suicide. »




MICKAËL LAPOUGE

Mickaël Lapouge est l'un des trois fondateurs de la revue Lpb qu'il réalise et à laquelle il donne son allure élégante, sa pertinence fonctionnelle et sa propre lecture dans l'espace et le temps de la page. Mickaël Lapouge a écrit de la poésie durant son adolescence et a appris la musique électroacoustique aux conservatoires d'Angoulême puis de Bordeaux. Il s'est formé lui-même dans le Oueb-développement et est chargé de cours dans cette matière à l'université Paris 8 .



JEAN-CLAUDE BOUCHARD


Jean-Claude Bouchard est "artiste mineur de fond en comble", c'est à dire peintre, photographe, poète, créateur d'images et de la revue confidentielle Revu. Il expose ses peintures régulièrement en diverses galeries de la capitale. Il a appris le métier de cheminot dont il est maintenant retraité. Autodidacte pour le reste, Jean-Claude Bouchard dessine aussi la première page de couverture de LPB depuis 10 ans.


PATRICE PARTHENAY

Patrice Parthenay est poète et romancier mais ne vit pas que de cette activité : il dirige une entreprise d'enseignement et de formation au droit du travail , il est aussi chargé de cours à l'université Paris 8 dans cette matière  et à Paris 10  il forme également de futurs psychologues sociaux. Patrice est membre de la rédaction de Lpb. S'il n'est pas co-fondateur de Lpb, il a cependant parrainé la revue par son mécénat affectif depuis la naissance de Lpb, et même avant la naissance de Lpb, quelque temps après des études de philosophie.


QUESTIONAIRE DE LPB - PATRICE PARTHENAY

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Grâce à Pierre, j'ai aimé découvrir, voire plus (mais "on n'adore que Dieu" disait Marie, ma mémé Alsacienne), ce chef d'oeuvre : Diadorim (Grande Sertão : Veredas en traduction française : Diadorim) de Joao Guimares Rosa (médecin, écrivain, diplomate) : sa forme est entièrement inédite, comme « autobiographie irrationnelle », chanson de geste et véritable merveille méconnue (car issue du Brésil et en 1956, avant la télé généralisée, d'un Portugais déjà en évolution par la distance outre-Atlantique).



2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Je raffolle... (facile et assez injuste : excusez-moi, je vous prie) de Verlaine avec notamment : Chanson d'Automne (le fugitif s'y allie avec l'indéfini), in poèmes Saturniens

Je raffole d'Apollinaire avec plus particulièrement : le Pont Mirabeau (le temps coule comme le fleuve irréversible avec la même mélancolie que les amours, mais nous restons et espérons des rebondissements - jaillissants comme de jeunes torrents ? -).

Un très long poème épique inachevé me parait inouï : La chute d'Arthur par J.R.R. Tolkien, superbement traduit.



3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je me suis plongé dans les biographies de Catherine de Médicis (par Ivan Cloulas, puis par Jean Orieux),

après celles de Henri IV (par mon bon ami Jean-Paul Desprat, pas seulement historien-biographe, aussi romancien historique, sa biog qui a suivi celle de Jean-Pierre Babelon - deux réussites complémentaires -)

et avant celle de Henri III (par Michel Pernot - un peu bof, me dit-on -)

et les mémoires en textes choisis de cette grande intellectuelle hédoniste que fut Marguerite de Valois (fille de Catherine, soeur de François II, Charles IX et H III et première épouse de H IV, avant Marie de Médicis, mère de Louis XIII).


Je lis tout cela afin de préparer la refonte d'un de mes textes (actuellement assez passable, trop marqué par la grand historienne féministe Eliane Viennot) sur la loi Salique (en France) : il faut des testicules sur le trône qui, de surcroît, ne se transmet que par les hommes.

Mon projet global vise à effectuer un tour d'Europe pour les successions aux trônes. Mon texte actuel le plus réussi, au moins comme synthèse extrême, a été écrit sur l'Angleterre, la Grande-Bretagne et le Royaume-Uni, des Romains à Elisabeth II.



4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Je ne lis de la Poésie qu'en livre. Même sur ordinateur en fichier joint ou sur le net, vu mon âge relativement technophobe, j'éprouve du mal, mais je m'y mets...




CALIQUE DARTIGUELONGUE



Calique Dartiguelongue entretient des relations familiales avec son frère Pierre Lamarque, poète comme elle. Comme son frère elle a autoédité un recueil de poésie , paru en 2005, intitulé Danse avec le vent.


MATTHIEU LORIN



Matthieu Lorin, chartrain, 40 ans. Grand lecteur, aime surtout William Faulkner ou Roberto Bolano. Insomniaque devant l’éternel, pour essayer de vaincre la nuit, il court le jour, espérant que la fatigue physique rendra ses paupières lourdes, et ses cernes, plus légères le lendemain. Un premier recueil de Matthieu Lorin est paru aux éditions du nain qui tousse, intitulé Proses géométriques et Arabesques arithmétiques.  Ses textes sont accompagnés d'aquarelles de Marc Giai-Miniet, chevalier des Arts et des Lettres. Un autre à paraître aux éditions du Port d'attache en 2023.


QUESTIONNAIRE DE LPB - MATTHIEU LORIN

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


_ "Tandis que j'agonise" de William Faulkner. Un livre génial, qui reste accessible au commun des mortels, ce qui n'est pas le cas de tous les livres de Faulkner.

Pour moi, c'est le plus grand livre de poésie car il est une suite d'images gravées à jamais : la mère qui observe son fils lui construire son cercueil, l'autre fils qui perce le cercueil au vilebrequin, persuadé que "maman est un poisson"... Et l'odeur qui les suit et attire les charognards.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Difficile question, merci de l'avoir posée. Je retiens deux vers qui, quelque part, se font écho :

- " Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard" de L. Aragon

- "je bois à la gourde vide du sens de la vie" de Gaston Miron.


Pour un mot, je pense à "empan", que je ne connaissais pas il y a peu et qui désigne la distance entre le pouce et l'auriculaire.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


_ Habituellement, je lis surtout des romans, et beaucoup de littérature étrangère du XXème siècle. 

Après avoir beaucoup lu les auteurs américains, je me penche en ce moment sur la lecture des auteurs sud-américains : Garcia Marquez en premier lieu, mais également Cortazar, Roberto Bolano, Vargas Llosa... C'est pourquoi Diadorim, cité précédemment, me tente beaucoup.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Autre que le livre, aucun support de poésie ne me convainc. Je préfère la version papier de Lapageblanche par exemple.

Cependant, depuis que je fréquente Lapageblanche, je visite régulièrement des sites dédiés à la poésie et les trouve souvent fournis et agréables. 


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Le monde lit toujours, oui. Mais pas toujours des livres. 

Je pense que, désormais, le lecteur recherche le plaisir immédiat et beaucoup ne se confrontent donc plus aux lectures exigeantes, dont le plaisir est par définition différé dans le temps.


6/ Quel est votre plat préféré ?


Sans hésitation, les lasagnes endives-gorgonzola-noix. 



VICTOR OZBOLT

Professeur des écoles et membre de la rédaction de Lpb, Victor Ozbolt participe à différentes revues de poésie : Traction-Brabant, Comme en poésie, Lichen, Le Journal à Sajat, Les Poètes en Berry, Latoiledelun... Il a obtenu en 2014, au concours d’Europoésie, l’édition de son recueil Sur mon hamac de nuages.


QUESTIONNAIRE DE LPB - VICRTOR OZBOLT

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Il y en aurait beaucoup mais je vais choisir le Docteur Jivago de Boris Pasternak car c'est l'histoire d'un médecin poète.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


"Doutez que les étoiles ne soient de flamme.

Doutez que le soleil n'accomplisse son tour.

Doutez que la vérité soit menteuse infâme.

Mais ne doutez jamais de mon amour."

William Shakespeare (Hamlet).

A noter qu'on trouve des variantes de cette traduction.

Un mot : audacieux. Car le Petit Poucet audacieux a renversé l'Ogre.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je lis essentiellement des revues de poésie aujourd'hui. Parfois des anthologies, des recueils. J'ai lu aussi beaucoup de romans, de nouvelles, de fantastique auparavant. Je dois faire à présent des choix draconiens pour une question de temps et la poésie l'emporte la plupart du temps. Mais j'ai par exemple lu le journal d'Anne Franck il y a quelques mois. Ce livre m'a pris et je l'ai terminé sans hésitation.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Les revues sur le net comme la Page Blanche, Lichen, des sites internet comme la Toile de l'Un. Internet est un formidable outil pour diffuser, découvrir. Mais je dois admettre que pour apprécier des poèmes, prendre le temps, je préfère tout de même le support papier. On finit par se perdre sur la toile... Bref, Internet, c'est très bien pour découvrir de nouveaux horizons, mais moins pour atterrir et flâner.


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Je serais tenté de dire, à mon humble avis, qu'il y a trop à lire aujourd'hui, trop de livres sur tout et n'importe quoi, de qualités très différentes. Donc je pense que le monde lit toujours, mais on ne sait plus vraiment quoi. Pour se divertir, les gens se tournent peut-être plus vers les séries (et là pareil, on trouve vraiment de tout).


6/ Quel est votre plat préféré ?


les crêpes jambon-fromage.





TOM SAJA


Trente balais, vit en Haute-Savoie. amateur de fromages et de monts escarpés. le goût du rien foutre. le vin argentin et le kung-fu. Nick Cave dans les écoutilles. Bukowski dans le ragoût. Écrit chaque jour comme il nourrit le chat. N’a pas de chat. Écrit la nuit. Son recueil L'homme qui ne dort plus est paru aux éditions Pourquoi viens-tu si tard.


QUESTIONNAIRE DE LPB

1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Demande à la poussière, de John Fante. j'écrivais avant de le lire mais c'est en lisant celui-là que je me suis dit que c'était ce que j'aimais, écrire.


2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Les vers qui me marquent restent en phosphènes un temps puis s'évanouissent, je les retrouve plus tard. Mais certains sont indélébiles, c'est le cas d'un vers des Ruba'iyat d'Omar Khayyam, petit recueil qu'un frère poète m'a un jour offert et ce vers est : Suppose que tu n'existes pas, et soit libre.


3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Roman et poésie prédominent, dans des cycles et des phases. En roman, je varie beaucoup les genres, en poésie également. Ce sont des habitudes découlant de cette passion de la littérature qui a commencé dans l’adolescence.


4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


J'en lis de plus en plus sur le net, mais c'est toujours " à la recherche de". une fois que je trouve quelqu'un qui me plait, j'éteins l'ordi et je file en librairie. Pour moi, cela commence par ces quelques vers qu'on lit debout à la sauvette, au hasard, et alors le recueil vous trouve.


5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?


J'espère pour lui, je ne suis pas sa mère.


J'aime beaucoup cette phrase d'Andrée Chédid:

"Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui-sans parole aucune- se défait de sa journée le regard levé vers le ciel ou le cœur attentif à la voix d'un ami"

Elle a tout dit.

J’espère le monde ainsi plus qu’essentiellement lecteur.



6/ - Quel est votre plat préféré ?


Du pain et du fromage, accompagnés d'un alcool frais, dans les montagnes




JÉRÔME FORTIN


Jérôme Fortin est né à Québec. Après de brèves mais très arrosées études en littérature française, il se réorientera vers les sciences. Il obtient un doctorat en 2009 (Université Laval), puis travaille comme professionnel de recherche au département de génie civil. Après une coupure de financement, il sera contraint, en 2015, de se trouver un nouvel emploi, ce qui le mènera en Allemagne, puis en France, où il vit depuis avec grand plaisir.


QUESTIONNAIRE DE LPB - JÉRÔME FORTIN

1/ - Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


Têtes-Mortes de Samuel Beckett 

 

2/ - Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure

 

3/ - Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


J’ai d’une part des séances de lecture longues, lorsque je prends le train par exemple, et des séances de lecture courtes (surtout de la poésie) au hasard de mes déambulations et pauses végétatives. 

 

4/ - Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre)?


Mon support préféré pour la poésie est certainement les enregistrements audios accompagnés de musique. Par exemple La Divine Comédie par Bernard Parmegiani et François Bayle ou Fragments pour Artaud de Pierre Henry. 

 

5/ - Le monde lit-il toujours et quoi?


Je crois que la littérature va survivre dans la durée. Même celle qui explore et qui dérange. Mais cette dernière sera toujours largement minoritaire.

 

6/ - Quel est votre plat préféré ?


Un sag aloo gobi bien épicé.

 

7/ - Question subsidiaire : pourriez-vous recommander un site de poésie et expliquer votre choix ?


Outre La Page Blanche, Je pourrais recommander celui-ci, qui diffuse quelques perles de la poésie contestataire québécoise des années 70

 

https://lesepuises.wordpress.com/




MAHEVA HELLWIG


Née en 1991, Maheva Hellwig . Après des études de philosophie, à la recherche du langage universel. A fait des études d'acoustique. Scientifique frustrée et fausse lettreuse, je cultive les arts du dilettante, de vivre au gré du hasard et de pousser à bout les théories essayant, par l'écriture, de combler mon ignorance. Elle travaille à Paris par hasard dans l'Administration.



BERTRAND NAIVIN

Bertrand Naivin est poète, plasticien, musicien, théoricien et enseignant. Sa pratique du dessin et de la poésie se combinent sous la forme de dessins-poèmes dans lesquels il interroge cette étrange merveille qu’est l’existence humaine. Il a récemment publié L’évier en inox aux éditions Douro, et partage ses textins sur son site internet www.naivin.fr et sa page instagram l_atelier_de_ber. Il met également parfois ses textes en musique sous le pseudonyme de Monsieur Ber, dont les morceaux sont à écouter sur toutes les plateformes de musique en ligne.

Enfin, il questionne dans son activité de théoricien notre relation au numérique. Son dernier essai Vivre à l’heure de l’innocence impossible vient d’être publié chez L’Harmattan. 






JEAN-MICHEL MAUBERT


Auteur de romans, nouvelles, novellas, poèmes, son roman Idiome a été publié par Maurice Nadeau en 2012 puis, chez le même éditeur, Limbes (suivi de) Ronces, en 2016. Des nouvelles et poèmes ont paru en revues (Triages, Souffles, Hopala, Empreintes, L’ampoule). Le recueil de poèmes Les cérémonies fanées a obtenu le Grand Prix de Poésie Joseph Delteil 2017 (attribué par la revue Souffles/Les écrivains Méditerranéens).


QUESTIONNAIRE DE LPB - JEAN-MICHEL MAUBERT

1/ Pouvez-vous indiquer un livre que vous aimez particulièrement ?


"Le parti pris des animaux" de Jean-Christophe Bailly. Densité de la langue et de la pensée. Extraordinaire alliance, rare et juste. Très marqué aussi par "Les anneaux de saturne" de W.G Sebald - par sa mélancolie et sa façon de tisser errance, mémoire, érudition.


2/ Pouvez-vous donner un vers, un mot, que vous aimez ?


"Oeil d'or de l'origine, patience obscure de la fin" (in "Chant du séparé").

Georg Trakl. J'ai utilisé ce vers comme titre d'une des parties de mon roman-récit "Ronces", qui tourne autour de la figure et de l'oeuvre de Trakl. Chaque partie a comme titre un vers ou un fragment de ses poèmes.


3/ Quelles sont vos lectures habituelles aujourd’hui et comment s’expliquent ces habitudes ?


Je reviens toujours vers les nouvellistes visionnaires comme Kafka, Cortazar, Krzyzanoski, Danilo Kis - nourriture essentielle, ils m'accompagnent depuis des décennies. Claude Simon : pour la texture et la puissance sensitive de sa langue (mon idéal, avec Hermann Broch). Giono, "Un roi sans divertissement", "Le grand troupeau" : des lectures rituelles, chaque année. Thomas Bernhard - toujours l'impression en le lisant d'atteindre un point de non-retour. Beaucoup de poésie contemporaine - mais toujours je reviens vers Georg Trakl, Gottfried Benn, Artaud, Pascal Commère, Zbigniew Herbert.

Philosophie, anthropologie, histoire : des lectures habituelles, fréquentes, inépuisables. Chez les contemporains, j'ai beaucoup pratiqué les oeuvres de Gilles Deleuze, Bernard Stiegler, Georges Didi-Huberman. Je lis Adorno et les philosophes de l'école de Francfort. Depuis une certain nombre d'années, travail de fond sur la philosophie analytique et l'éthique animale.


4/ Pouvez-vous citer un support de diffusion de la poésie que vous affectionnez (autre que le livre) ?


Les blogs de poésie comme Diérèse. Sur youtube, des capsules où des poètes lisent des fragments leurs oeuvres.


5/ Le monde lit-il toujours et quoi ?


Difficile question. Le livre de Nicholas Carr, "Internet rend t-il bête ?" (le titre de l'éditeur français est épouvantable) est une exploration intéressante du rapport entre support d'écriture et pensée. Le travail de Bernard Stiegler ("Philosopher par accident", "De la misère symbolique") constitue une approche pharmacologique intéressante de cette question.


6/ Quel est votre plat préféré ?


Pommes de terre au four et seitan grillé, revenu dans l'huile d'olive, avec des champignons.







ALLAN GRAUBARD


Allan Graubard is a poet, writer, playwright, and literary and art critic. His work appears internationally translated into diverse languages. Allan lives in New York City with his wife, Carolyn McGee, master acting teacher. For him, for them, the time is mostly now ...


VALERY OISTEANU


Valery Oisteanu is a poet, writer, and artist of the avant-garde. Born in USSR (1943) and educated in Romania. He debuted as a poet with the collection PROSTHESIS in 1970(Litera Press, Bucharest). At the age of 20, he adopted Dada and Surrealism as a philosophy of art and life and a few years later English as his primary language. Immigrating to New York City in 1972 he has been writing in English for the past 44 years. He is the author of 18 books of poetry a book of short fiction,” The King of Penguins” (Linear Art Press, 2000) and a book of essays (in progress): ”The AVANT-GODS. Two new books are just out: In the Blink of a Third Eye (Spuyten Duyvil Press NYC 2020) and Perks in Purgatory (translated in Romanian) Itaca Publishing Dublin 2020.



MYKOLA ISTYN



Mykola Istyn est un écrivain ukrainien, écrit poésie, prose et essais.

En 2018 la maison d’éditions « Chas Zmin Inform » a publié sa collection de poésie « Nextmodernisme de la période post-MAÏDAN et de la guerre du Donbass ».



FAUSTINE DIX


Faustine Dix est née dans les années 1990. Après des études de philosophie, elle décide d'arrêter la philosophie. Elle travaille à Paris.




DENIS HEUDRÉ


Denis Heudré est né en 1963 à Rennes. Face aux fréquentes réponses négatives des éditeurs, il a développé un syndrome de déception-renoncement-procrastination. Il a publié seulement quatre recueils : «Intitulé titre» aux éditions La Porte, «Une couverture noire» aux éditions du Net, «Bleu naufrage» aux éditions La Sirène étoilée et Sèmes semés chez Les Éditions Sauvages, prix Paul Quéré 2016. Il diffuse certains de ses ouvrages en téléchargement dans son site internet. Souhaitant surtout partager, plutôt que chercher à tout prix un éditeur, il propose aux lecteurs de la revue La Page Blanche, de découvrir sa poésie inédite, dans la rubrique «Le Dépôt» du site internet de la revue. Y sont également exposés plusieurs de ses dessins à l’encre. Des vignettes de Denis Heudré sont publiées régulièrement dans la revue Lpb.016.


QUENTIN BAFFREAU




Né en 1998. Il se souvient qu'un été, il devait avoir quinze ou seize ans, il entra dans une librairie et acheta Alcools d'Apollinaire. Il ignorait tout du monde qui allait s'ouvrir, brutalement. Il y eut ensuite le lycée, des rencontres, des lectures, les premiers poèmes ; maintenant, il y a l'université, entre philosophie, lettres et histoire de l'art. Dans tout cela, lecture et écriture se succèdent, rythment son temps, et, telle une peinture du vieux peintre Wang-Fô (Yourcenar, Nouvelles Orientales), lui ouvrent des rapports à la limite des sens humains.



ANAS AL HERK



Ici pour partager mes idées avec vous. Écrivons quelque chose ensemble! 



ÉMILIE PANISSET


(en attente d'image)


Emilie Panisset est née en 1977 dans la région lyonnaise. Elle a étudié la littérature et la civilisation allemandes à l’Université Lyon 2 et à Tübingen (Allemagne). 

Aussi loin qu’elle se souvient, elle a toujours écrit. 

Elle a pratiqué divers métiers dont celui de traductrice pendant 9 ans. Elle a créé une association « Les Bricoleurs de mots », dédiée aux ateliers d’écriture qu’elle animait. Elle a participé à de nombreux festivals de littérature, est intervenue dans des lieux aussi différents que des écoles, des bibliothèques et en milieu carcéral. 

Elle a publié 8 ouvrages, 5 romans, 1 recueil de nouvelles issu d’une résidence d’écrivains et 2 recueils de poésie.

Depuis 2009, elle vit et écrit à Berlin.

Atteinte de troubles bipolaires, elle a tiré la majeure partie de son œuvre poétique de ses séjours répétés en hôpital psychiatrique. 

Un recueil inédit intitulé « Mon fils est mort », un long récit poétique à deux voix, suivi de « Asile » - dont sept textes sont présents dans Lpb n° 59 du printemps 2022.




STÉPHANE CASENOBE


Je suis né en 1973 à Saint-Ouen. Je me consacre au théâtre à 19 ans. Je participe à plusieurs projets nationaux et tournées. Parallèlement à cela je publie dans une quarantaine de revues de poésie. Actuellement je prépare un cinquième ouvrage pour l’année 2021.

L’utilisation du présent de l’indicatif ainsi que les lettres majuscules ou capitales sont une constante dans mon travail. Ceci pour revendiquer une poésie droite, dressée, debout comme un acte de résistance, comme des stèles érigées, des slogans lancés. Les combinaisons apparaissent alors et permettent une lecture que j’espère originale et poétique !




CLÉMENT GUSTIN


(en attente d'image)


Je suis né en 1992 à Nancy, j'ai fait des études de lettres et divers petits métiers. J'ai participé à la dernière biennale des poètes en Val-de-Marne organisée par Francis Combe en 2017, et contribué sous mon nom ou divers pseudonymes à la revue littéraire Le Sabot.


Je tiens également un blog personnel à cette adresse : https://clementgustin.substack.com/welcome 


JULIE CAYEUX

(en attente d'image)


Née à Louviers, la capitale européenne des Témoins de Jéhovah, Julie se coltine des parents conseillers d’orientation anticapitalistes. Son père, auteur jeunesse, lui transmet le goût des mots et lui dédie un livre, Julie et le Pantin. A l’âge de sept ans, elle écrit à François Mitterrand pour l’inviter à boire un café et lui soumettre ses suggestions pour que le monde aille mieux. Le sous-secrétaire du secrétaire du président décline poliment sa proposition et Julie abandonne la politique. Quelques années plus tard, l’adolescence la plonge dans un marasme existentiel que même Kurt Cobain ne parviendra pas à adoucir. Heureusement, sa passion pour le théâtre lui redonne foi en l’avenir. Sa première expérience, ce sera grâce à Frédéric Ferrer, avec La Parole Errante d’Armand Gatti. Elle restera marquée à jamais par ce vieil anarchiste qui chuchote des poèmes à ses arbres et écrit pour ses morts. Julie tente ensuite le concours du TNB à Rennes, est admise au premier tour mais pas au deuxième. Elle réalise que son chemin de vie sera parsemé d’échecs et d’humiliations. Aussi décide-t-elle, après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, de tout quitter pour découvrir le monde. Au Burkina Faso, elle est initiée au théâtre forum par la compagnie Wécré Théâtre. Au Mali, elle traverse une rivière infestée de caïmans. Le destin décide qu’elle ne se fera pas dévorer. Elle rentre, tente d’exercer un métier plus classique et sombre de nouveau dans les affres de la dépression. Deux miracles se produisent : un bébé, puis son clown. A Bagnolet, Julie suit la formation professionnelle d’Artiste Clown du Samovar, où elle se découvre un goût prononcé pour l’humour noir et l’inspiration macabre. De retour dans sa ville natale, elle créé en 2017 la Mariebell Compagnie. En tant que comédienne, elle a notamment gagné sa vie en interprétant une chèvre, une carotte et un père noël dans le spectacle pour enfants Macha Michka, un spectacle commercial très mauvais qui prouve que d’un point de vue artistique, elle n’a aucune éthique. Sa première pièce, Moi, Sidonie, POUM est publiée aux Editions Christophe Chomant. De temps à autre, ses poèmes se baladent dans diverses revues ( L’Intranquille, Lichen, Décharge, L’Air de Rien, La Page Blanche…) Avec son nez rouge, Julie s’efforce de réconforter des enfants tristes dans les hôpitaux, grâce à l’association Les Petites Mains. Sinon, elle passe une bonne partie de son temps à écrire des textes que personne ne lit et garde l’espoir qu’un jour, elle parviendra à y mettre un point final.


www.lamariebellcompagnie.org