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NOTES

Notes sur La Page Blanche




Notes sur la page blanche / Les cahiers du buisson Lpb / Le rôle des rédacteurs de LPB / Entrefilet - L'idée d'une communauté qui s'invente elle même / La revue Lpb citée dans Wikipédia / La préparation des notes / Entretien entre Denis Heudré et Pierre Lamarque pour la revue « Recours au poème »



NOTES SUR LA PAGE BLANCHE


"La critique avec sa nuance d’envie, son besoin de descente" Mihai Ralea


Page 39 et suivantes du n° 32 de lpb "Les Constructs ou Juger les préjugés » de Constantin Pricop traduit en français par Gina Puica

https://lapageblanche.com/pdf/LPB_32_.pdf



https://lapageblanche.com/pdf/LPB_31_.pdf   

 lpb n° 31 p 37 « Il a quatre laquais, il demeure au delà de l’eau » par Pierre Lamarque


https://lapageblanche.com/pdf/LPB_29_.pdf.

« simple poème » de Jacques Rollan. p 3 lpb n° é9


https://lapageblanche.com/pdf/LPB_25_.pdf.

« simple poème » de Rita Indiana Hernandez p 3 n° 25



« Corot en Albuquerque » simple poème page 3 de lpb n° 20 de Michel Butor et numéro spécial consacré à Michel Butor 


https://lapageblanche.com/pdf/LPB_20_.pdf




Défendre, dire, témoigner de la poésie&internet


Au commencement, je me souviens… « Les soldats de la vie » , poème paru sur une page électronique de l'ambassade de France au Canada. C’est dans ce contexte que l’artisan du site Mickaël Lapouge et moi-même avons connu son auteur roumain Constantin Pricop. Mai 2000, date du premier numéro de lpb





LES CAHIERS DU BUISSON LPB


Les Cahiers du Buisson marquent le début d’une évolution de Lpb qui publiera à l’avenir des collections de Cahiers du Buisson.



Le rôle des rédacteurs de LPB


Je vais essayer de donner mon point de vue sur une question qui me semble principale, à savoir le rôle à jouer des rédacteurs dans LPB :


- le mail de Maheva est en effet touchant. Il souligne la difficulté à s'immiscer comme cela dans la revue. Je crois que, pour se sentir à l'aise, le mieux est que chacun ait un rôle défini et un rôle qui lui plaît. Avec Pierre, Jérôme, Simon, Mikky, nous réceptionnons les propositions de poèmes et faisons une première sélection. Ce rôle me plaît car je le vis comme une ouverture sur un monde que je fréquente depuis seulement quelques mois. Jean-Michel Maubert animera certainement la rubrique "la note de ..." car ce rôle lui plaît.


- Je suis persuadé que chacun des rédacteurs peut présenter un poète dans la catégorie "poète du monde" : je présenterai dans le 57 un poème de Rachida Madani qui ne convaincra pas tout le monde, Pierre un poème de Gaston Miron... C'est justement pour élargir le faisceau qu'il est bon que chacun propose un poème, sans se soucier de savoir s'il plaira aux autres rédacteurs ou non.


4 août 2021 - Matthieu Lorin



Entrefilet - L'idée d'une communauté qui s'invente elle même



Je suis satisfait de l’évolution des évènements depuis que le Dépôt de Lpb a été créé, depuis que de nouveaux collaborateurs ont été engagés…Arrivée dans sa lancée à vingt et un an d’existence la revue Lpb entreprend une nouvelle mutation : d’abord aux origines un travail à plusieurs collaborateurs suivie pendant longtemps d’un travail entre Constantin Pricop et moi et quelques collaborateurs occasionnels mais très importants, comme entre autres le regretté Ademar Ribeiro, Xe Sanchez, elle redevient un travail plus collectif, elle entraine dans son nouvel élan de nouvelles personnes, elle marche sur ses premiers pas… Elle a fait un tour sur elle-même, et me rajeunit.


4 août 2021 - Pierre Lamarque




La revue Lpb citée dans Wikipédia


— Je me suis aperçu de cette bonne nouvelle hier - La revue Lpb est citée dans un article de Wikipédia - en lisant l’article de Wikipédia sur l’édition de poésie en France… Oui c’est une bonne nouvelle car pour moi Wikipédia est un outil, qui se veut rigoureux, professionnel, de qualité, et le montre par sa relecture permanente de chaque texte… un outil épatamment moderne auquel je participe régulièrement, étant donné que c’est pour moi une oeuvre colossale qui s'autofinance, avec de très nombreux auteurs, vivante et ouverte sur le monde avec des informations vérifiées. Malgré toutes ces qualités-preuves du génie humain, on trouvera toujours des qui feront la fine bouche… des experts en clôtures nostalgiques… des jaloux, des insatisfaits de la connaissance, proches de la tolérance zéro qu’excite l’ignorance, pourtant si terrestre, si vraie, si commune, si continue, si compréhensible…

Bien sûr Wikipédia n’est qu’une encyclopédie…mais elle dans l’esprit des lumières.

P.L.



La préparation des notes


Pour la préparation de la note sur Jean de la Ville de Mirmont je pense qu’il faut faire confiance à Patrick Modolo et lui laisser le choix des trois textes qu’il reste à choisir dans le livre de l’auteur de l’Horizon Chimérique.

Il faudra les mettre en prose comme le premier que j’ai proposé parce que ma proposition en introduction de ces textes portera sur la Transprose dont nous avons parlé, la Transprose dont Patrick a inventé le mot et dont nous avons inventé le concept avec en particulier cette façon de disposer les vers anciens en prose pour leur redonner de l’élan.

Si tu veux bien Patrick tu parleras aussi de ton intérêt pour Jean de la Ville de Mirmont et éventuellement Matthieu dira son mot aussi.


Pour la présentation dans ce cas, nous pouvons donc nous y mettre à trois et par exemple écrire chacun quelque(s) phrase(s) éclairant une proposition. La façon collaborative d’écrire une note de 'poètes du monde’ me semble une bonne méthode d’écriture de ces notes à étudier pour l’avenir. En attendant il me tarde de lire la note de Constantin sur Bacovia, ou la note de n’importe qui sur n’importe qui pourvu que ce soit une bonne note.


Pour Abdellatif Laâbi j’ai commandé son anthologie L’arbre à poèmes.. si nous faisons dans ‘poètes du monde’ une note sur ce poète avec quatre textes de lui, ce serait bien de pouvoir le contacter pour qu’il nous écrive lui-même une courte présentation accompagnant ses textes en plus de la nôtre. (pourquoi ne pas rêver) . Est-ce qu’en écrivant à l’éditeur nous pourrions pouvoir écrire à Abdellatif Laâbi ?

Je le pense… C’est comme ça que j’avais pu correspondre avec Claude Roy lorsque je débutais dans ma folie douce et lui avais envoyé quelques textes dont je me souviens d’un, L’oiseau poème, il m’avais répondu et m'avait témoigné un peu de sympathie, ce qui m’avait un peu mis le pied à l’étrier, donné un peu confiance en moi, je devais avoir entre 30 et 40 ans quand j’ai commencé à écrire un peu des papiers un peu égarés et un peu perdus un peu depuis...



Je voudrais qu’une partie des notes qui font la partie critique de la revue Lpb se tourne surtout vers la littérature et la poésie… n’est-ce pas mieux pour Lpb qu’il y ait au moins une bonne moitié de notes de littérature dans la partie critique de chaque numéro ? 


Je voudrais aussi augmenter le nombre de pages réservées à la partie critique de la revue en publiant plus de notes et moins de poèmes… il me semble que Constantin Pricop m’a donné le sentiment un jour que c’était dans ce sens qu’il fallait aller pour améliorer la partie critique de Lpb et mieux équilibrer notre fanzine...




Entretien entre Denis Heudré et Pierre Lamarque pour la revue « Recours au poème »


- Comment La Page Blanche est-elle née ?


- La revue La Page Blanche est née en 2000 par le hasard bienheureux d'une rencontre entre mon ami roumain Constantin Pricop et moi sur le site de l’ambassade de France au Canada. L’ambassade offrait en 1998, au commencement de l’internet, un espace dédiée à la poésie sur son site, un lieu de rencontre entre poètes francophones qui y publiaient des textes, lieu tenu par un jeune poète français qui faisait là son service militaire, un "soldat de la vie". Constantin Pricop et moi avons le même âge, nous sommes nés en 1949, j’exerçais le métier de médecin généraliste dans un quartier de Bordeaux nommé La Page Blanche à Mérignac-Arlac. Pricop était un écrivain dont le livre « La marge et le centre » était exposé en devanture de librairies roumaines, un critique et revuiste professionnel, devenu professeur émérite de lettres à la faculté Ioan Cuza de Iasi. Un professeur.


 

- Quelle est sa ligne éditoriale, ou plutôt sa personnalité, les traits de son caractère ?


- La ligne éditoriale part du constat que désormais tout le monde peut publier ses écrits grâce à internet. Notre revue fonctionne comme un filtre. LPB est fondée sur la gratuité et le don, elle est articulée entre création, critique, traduction et 'poètes ‘du monde’…c’est sa personnalité, son caractère. La revue est structurée en rubriques, dans l’ordre on trouve les rubriques suivantes :


« Simple poème » en général un texte sélectionné . Un éditorial , un billet, ou point de vue du rédacteur en chef – dans les derniers numéros cette rubrique n’est plus présente car le rédacteur en chef, Constantin Pricop a entrepris à la place de publier dans la revue la traduction en feuilleton de son roman La nouvelle éducation sentimentale. La partie critique "Notes de" de la revue est assurée par les rédacteurs et les auteurs du site lpb. « Poète de service », un ou plusieurs poètes de service par numéro avec pour chacun la publication de quelques textes.. « Bureau de traduction », où sont présentées des traductions de divers auteurs, dont celles signées sour le pseudonyme Gilles&John, car la plupart du temps il s'agit de traductions à plusieurs. « Séquences », où sont présentés des suites organisées de textes d’un ou plusieurs auteurs. « Poètes du monde », où sont présentés des textes d’auteurs publiés. Et pour finir « E-poésies », où est présenté un poème de différents auteurs participant à la revue. 

La Page Blanche, LPB, côté classique de l'aile et la cuisse, côté moderne de la paix, côté libre de la baie.



- A quel tirage et comment est-elle diffusée ? 


 - Notre revue sur papier n’est pas diffusée en librairie. Chaque numéro est imprimé à 30 exemplaires, ces exemplaires sont offerts par la revue LPB aux poètes invités dans le numéro. Cette économie permet à la revue de survivre sur le papier depuis vingt ans. C’est l’internet qui nous donne la becquée. Pour moi, les valeurs d'internet ont ceci de supérieur encore aux valeurs de l’imprimerie qu’elles sont la mise en pratique réelle du concept de gratuité et un exercice concret d'oblativité. L’ère et l’aire de l’internet, l’aire et l'ère de la communication et de l'altruisme.


 

- En vingt ans, comment a évolué La Page Blanche ?


- Des hauts et des bas, des calmes et des tempêtes, des gains et des pertes, la vie… assez vite nous avons trouvé notre rythme naturel,... en créant le Dépôt nous avons franchi une étape importante.


 

- Parlez-moi de votre rubrique Le Dépôt

  

- Le Dépôt est un endroit qui rassemble les quatre articles essentiels de la revue LPB, création, critique, traductions, poètes du monde. Dans le Dépôt se trouvent les poètes qui font vivre la revue, rédacteurs et collaborateurs du CAMP VD. (Colloque d'amants des mots de la page au verbe disjonctif) Notre maître toile, Mickaël Lapouge a réalisé un ajout au site LPB qui permet d’administrer le Dépôt. Le Dépôt est en quelque sorte, à la manière d'une poupée russe, un site dans le site.



- Votre travail d’éditeur de cette revue doit vous prendre du temps sur vos travaux d’écriture, le regrettez-vous ?


 - Je protège mon temps : le temps le plus important - peu importe sa durée, c’est le temps de la lecture. Mon travail d'éditeur alimente mon travail d’écriture, j'y trouve inspiration, j’y fais mon marché..


 

- Quel(s) auteur(s) rêveriez-vous de publier dans votre revue ?


- Michel Butor, mais Michel Butor a déjà été publié dans le numéro 20. 


 

- Quels ont été les impacts de la crise Covid sur votre revue et ses lecteurs ?

 

- Je ne regarde les statistiques de visiteurs lecteurs qu’une fois quand j’y pense tous les vingt ans. Récemment j’ai vu qu’il y avait eu 25000 visites en un an. Pour notre part nous n’avons pour le moment personne de touché par cette maladie à ma connaissance. Comme tout le monde nous espérons passer entre les gouttelettes…




- Quels sont vos projets pour les prochains mois ?


- Continuer le mouvement, aller aux avant-postes comme des braves.


 


- Quel regard portez-vous sur l’évolution depuis vingt ans de la poésie française ?


- On lit un livre, on en lit un autre, on découvre. On ne sait pas quoi retenir du temps qui passe, du style qui dépasse, mais heureusement, en poésie le temps ne passe pas vraiment.


Dans le n° 55 qui paraît bientôt - on ne sait jamais exactement quand, car cela dépend de l’emploi du temps du maître de toile, on trouvera un peu tous les styles, aujourd'hui il n’ y a pas grand mouvement dans les astres, c’est ça l'époque, il n’ y a des directions dans tous les sens… mon minimalisme n'a pas bougé en vingt ans..



 

- Et de la poésie du monde ?


- Nous recevons des poètes de différentes points du globe et notre télescope nous montre une vie fourmillante et tourbillonnante, difficile de ne pas tomber amoureux de notre télescope  !



- Selon vous la e-poésie est-elle l’avenir de la poésie ?


- Oui.


 

- Que peut-on vous souhaiter pour les vingt ans à venir ?


- De rester en vie! Je songe à plus tard dès maintenant. Je cherche depuis quelque temps à savoir comment s’y prendre pour que LPB continue de vivre après ses trois fondateurs, Mickaël Lapouge, Constantin Pricop et moi.