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blanche

Le dépôt

SANS DESSUS DESSOUS

Pastiches !

 PARFUM DE VRAI


À Tristan Félix



   Hélas, si par un soir mélancolique anophélique d’août les mathématiciens, les opticiens, les acousticiens

s’accordent à reconstruire l'univers, je ne changerai pas d'avis, pas de ien

ni de ien qui tienne. Tant pis pour la rime !


Le calcul mental est à l'origine des désastres chroniques de l'inhumanité !

Poil au menton !


   Les religions Chrestiennes expliquent la chose, comment elles pensent La chose,

c'est le destin d'une croyance est-ce thétique ? et fausse ? d'expliquer La chose comme elle peut,

et par conséquent traquer La chose à la métaphore,

en vers libres…


  La pomme du Péché véniel originel expose une compote mécanique de La chose...

avec des perles Bouddhiques au coeur de La chose...

et des épluchures de toutes les religions de la planète morose…

(excepté les orthodoxes russes de 2022)...

 

   Car, pour que tant de monde puisse croire en La chose,

c'est qu'elle doit - à la penser - La chose - j’ose le mot rose,

sentir la rose.


(C'est la vie).



Pierre Lamarque




Parfait d'oeuvrain


Pierre de la Chose jamais ne rate cible

Il expectore un rire jamais irascible

En ses vers sans raison il se mire sans rime

Il s'évertue à faire du poème un crime

Ahahahahahah hihihihihihi

A la césure pile et poursuit en sursis.


Arbre à sots (Abrazo)


Tristan Félix


Lettre à un jeune flic


Vous me demandez si vous êtes un bon homme, je ne puis vous répondre qu’à travers le Poëte


R.M Rilke

Vous me demandez si vous êtes un bon homme, je ne puis vous répondre qu’à travers le


Désormais (puisque vous m’avez permis de vous conseiller) je vous prie de renoncer à tout cela. Votre regard est tourné vers le dehors ; c’est cela surtout que maintenant vous ne devez plus faire.

Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne.

Il n’est qu’un seul chemin

Entrez en vous même,

cherchez le besoin qui vous fait écrire protéger :

examinez s’il pousse ses racines au plus profond de votre cœur.

Confessez-vous à vous-même :

mourriez-vous s’il était défendu d’écrire exercer votre profession ? Ceci surtout :

demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit : « Suis-je vraiment contraint d’écrire de servir ? »

Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse.

Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : « Je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité.

Votre vie, jusque dans son heure la plus indifférente, la plus vide, soit devenir signe et témoin d’une telle poussée. Alors approchez de la nature. [...] »


Décrivez ce que vous vivez, aimez, perdez

Écrivez des poèmes d’amour. Tombez dans ces thèmes trop courants :

ce sont les plus difficiles mais les plus beaux…

Et vous avez besoin de sublimer

votre quotidien ; de vous abandonner à un petit coin de verdure, un paradis désuet,

une île en Écosse.


John Donne

No man is an island.

Ne soyez pas esclave des circonstances. Pas d’impondérable, pas de nécessité dictée par le contexte. Ayez foi en vous, votre jugement, votre éthique,


R.M.Rilke

votre honneur.Dîtes votre foi en une beauté. […] Même si vous étiez dans une prison […]

Ne vous resterait-il pas toujours votre enfance, cette précieuse, cette royale richesse, ce trésor des souvenirs ? […] Tentez de remettre à flot de ce vaste passé les impressions coulées.


Votre personnalité se fortifiera, votre solitude se peuplera et vous deviendra

comme une demeure aux heures incertaines du jour

fermée aux bruits de dehors.

[…]

Une œuvre d’art est bonne quand elle est née d’une nécessité.

C’est la nature de son origine qui la juge.


Comme pour vos actions. Vous en êtes le seul maître, le seul juge de votre cœur et de ses motivations. Le reste, si je puis dire, n’est qu’une question d’espoir. Espoir inconsidéré dans la justice du processus entier. Espoir vain comme tout espoir.

Mais, tout en restant lucide, mesurez cette force qui est la vôtre, celle qui anime votre bras à tout instant.


A. Rimbaud

Rappelez-vous, ce fardeau qui est le vôtre :

C’est un trou de verdure où chante une rivière

Accrochant follement aux herbes des haillons

D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.


Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu

Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue,

Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.


Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

Souriait un enfant malade, il fait un somme.

Nature berce-le chaudement : il a froid.


Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

Tranquille. Il a deux trous au côté droit.


Vous n’avez pas usurpé ce pouvoir, cette force. Vous vous sacrifiez à une idée : vous avez fait don de votre être pour une idée.


Néanmoins, Monsieur, s’il m’est permis

de vous donner ce conseil :

Ne vous perdez pas et essayez de rester en vie

OU

de mourir pour les bonnes raisons.


Voilà tout ce que je peux vous apporter, à titre personnel. S’il vous plaît, daignez l’accepter et le partager avec ceux des vôtres qui voudront bien l’entendre.


Je reste,

votre humble obligée,

dans l’attente d’un prompt revois,


Votre Servitrice,


Mademoiselle Ramatou


Maheva Hellwig