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blanche

Le dépôt

Sardane sur la page blanche

Sardane sur la page blanche - Collectif d'auteurs

           Sardane, danse en rond


Le bal des ardents commence, donnez vos noms - Jean Cayrol



I


rien ne dure, n’est fini, n’est parfait

de la parole avant toute chose            on entre ici comme dans la maison, en s'essuyant les pieds 

tout le monde est poète, la plupart du temps sans le savoir                                                   les livres sont la clef du bonheur

la poésie est une science                                    la poésie est un animal                                                Les livres sont la clef du bonheur

la poésie est un corps qui prend d’assaut la raison                                                            la poésie est dehors perdues les clés de la maison

(everyone is a poet, most of the time without knowing it, books are the key to happiness, poetry is a science, poetry is an animal, books are the key to happiness, poetry is a science, poetry is a body that takes sanity by storm, poetry is lost outside the keys to the house) 

la poésie est ce qui chatouille, ce qui démange, ce qui pousse lorsque l’on s’endort                                        la poésie est ce rien qui brille partout 

la poésie est ce rien qui peut tout                                                                                      si la poésie est un animal ne soyons pas sa chaîne

 combien avons-nous de stères de poésie en nous ?                la poésie, sa force vient des phrases et des mots                 la poésie est une science

                               poetry has a chorus, silence                                      (la poésie a un choeur, le silence                    

              poetry dreams with open eyes and lightning skies                 (rêves de poésie les yeux ouverts et ciel éblouissant)

une seule l’une dans l’autre langue                          only one in the other language                                  rien ne dure, n’est fini, n’est parfait… 





II


La pluie a presque rempli la vasque aux oiseaux                  laissez les jonquilles tranquilles !                       laissez les jonquilles tranquilles ! 

… moi j’ai conclu : cela finit par « Marguerite »

                                                                   1 po… est un.

                                                                   Monde.


                                                                   _ _ 


                                                                   Un p0 est un

                                                                   Un pô est un


                                                                   Monde.

et le souffle du vent


                                               ( et ici il ne put vraiment faire moins que de palper la femme de chambre)


et le souffle du vent



III



rêves de poésie

yeux ouverts

ciel éblouissant



              poetry dreams

with open eyes

and lightning skies     



cher tonton

si minable

si prétentieux      




Haiku raté,

Baisse la tête, crayon!

Tu es seul coupable.




voilà fourchette et couteau, et serviette

voilà assiette voilà verre voilà vin

voilà le steak frites salade



pluie sourde du matin

la truie grise

fouillant dans l'herbe trop jeune



IV


Nous n'avons pas tous la même clé, elle n'ouvre pas toutes les portes : La force ne vient pas des mots, la force des mots n'est que leur transparence, imparfaite mais irréductible, autrement dit, leur inconsistance fondamentale... La force des mots est de n'être pas ou si peu, écorces, scories d'une pensée elle-même épiphénomène... La plaque sensible où s'imprime leur spectre, c'est nous, nous sommes la porte et la clé, le mot et l'idée, la frissonnante racine de l'émotion... et la poésie, une gerbe d'étincelles, produite par le déraillement de notre invisible sur le monde avant le dernier impact... La poésie est dehors, perdues les clés de la maison...Ni science, ni gnose, ni savoir-faire, la poésie se saisit de nous et elle en fait ce qu'elle veut, elle nous laisse jouer avec les mots, mais elle s'envole par dessus et s'en échappe , irrémédiablement... La poésie est dehors, perdue les clés de la maison...



  • Mais l'objectivité n'existe pas, ni la tienne, ni la mienne
  • L'objectivité c'est savoir se situer dans le contexte
  • je suis pour l'élargissement du contexte à la vérification des sornettes


  • eux égale aime ces deux
  • encore un effort c'est fait

      






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