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502 - ZOOM FARGUE

POÈMES



Tancrède


Je suis un grand seigneur déchu, je suis Tancrède, J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon domaine, Et je marche, un vieux rêve au fond de mon cerveau, Comme un cheval fourbu qui rêve dans les foins.


Je suis un grand seigneur déchu, je suis Tancrède, J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon royaume, Et je marche, un vieux rêve au fond de mon cerveau, Comme un cheval fourbu qui rêve dans les foins.


Je suis un grand seigneur déchu, je suis Tancrède, J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon château, Et je marche, un vieux rêve au fond de mon cerveau, Comme un cheval fourbu qui rêve dans les foins.


Je suis un grand seigneur déchu, je suis Tancrède, J’ai perdu mon amour, j’ai perdu mon trésor, Et je marche, un vieux rêve au fond de mon cerveau, Comme un cheval fourbu qui rêve dans les foins.

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Ludions


Les ludions, ces petits diables de verre, Qui montent, qui descendent, qui dansent dans l’eau claire, Sont comme les pensées, légères et changeantes, Qui dansent dans le cerveau des hommes éphémères.

Ils sont transparents, ils sont fragiles, Ils sont pleins de lumière et de mystère, Ils sont comme les rêves, les espoirs, les désirs, Qui flottent dans l’âme et qui s’évanouissent.

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Pour la musique


La musique est une femme qui pleure, Et qui rit, et qui chante, et qui danse, Et qui se tait, et qui s’éveille en rêve, Et qui s’endort dans un souffle qui passe.

La musique est un enfant qui joue, Et qui rit, et qui chante, et qui pleure, Et qui s’éveille en rêve, et qui s’endort, Dans un souffle qui passe et qui s’efface.

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Le Piéton de Paris


Paris est une ville où l’on se promène, Où l’on rêve, où l’on vit, où l’on meurt, Où l’on aime, où l’on hait, où l’on se souvient, Où l’on oublie, où l’on rit, où l’on pleure.

Paris est une ville où l’on se perd, Où l’on se retrouve, où l’on se cherche, Où l’on se cache, où l’on se montre, Où l’on se tait, où l’on parle.

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Haute solitude La nuit est un grand fleuve où l’on se noie, Un fleuve de silence, un fleuve de rêve, Où l’on entend parfois le bruit de sa propre vie, Comme un écho lointain qui s’élève et qui s’élève.

La nuit est un grand fleuve où l’on se perd, Un fleuve de silence, un fleuve de rêve, Où l’on entend parfois le bruit de sa propre vie, Comme un écho lointain qui s’élève et qui s’efface.

(Lien vers le recueil complet)



Accès aux textes complets


Les recueils de Léon-Paul Fargue sont disponibles en intégralité sur Gallica (Bibliothèque nationale de France) :

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