La
page
blanche

Le dépôt

AUTEUR-E-S - Index 1

38 - Andrew Nightingale

Poems for Lpb

" Mieux vaut vivre un jour

pour voir la montée et la chute des choses

que vivre cent ans

sans jamais voir la montée et la chute des choses. "


-Gautama Buddha, Dhammapada 8.113

@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@



" Better it is to live one day

seeing the rise and fall of things

than to live a hundred years

without ever seeing the rise and fall of things."


-Gautama Buddha, Dhammapada 8.113


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@


Traductions de Gilles&John pour .Lpb


@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@@


The clouds speak the poems


First they look where the earth is overturned

They look for artifacts in excavations and burials


Then they look on the surface of the land and sea

The multitude of tiny lives and many-colored life


Then the clouds ask each other, and clouds move obtusely

The questions change and are forgotten constantly, a million fragments


finally the clouds ask the unconquered stars

And, secretly, the stars listen well



Les nuages parlent poèmes


D’abord ils observent où la terre bascule

Cherchant des artefacts dans les fouilles et les tombeaux


Puis ils observent à la surface de la terre et de la mer

Les multitudes de vies minuscules et multicolores


Alors les nuages s’interrogent et se déplacent de façon inhabituelle

Les questions changent et sont constamment oubliées, en millions de fragments


enfin les nuages questionnent les étoiles invaincues

Et, secrètement, des étoiles tendent l'oreille






Ça ne peut être beaucoup,

Vous pourriez même y perdre au poème.


Simple agitation de lumière et de pluie levée,

Évaporée, ignorant la beauté qui se cache non loin. 


Non loin d'oiseaux sur un fil électrique groupés

Assez pour quelque faible souveraine conversation 

Au crescendo d'un soleil couchant. 


Le soleil nous connaissant, ne se doute de rien :

Comment les surfeurs sentent-ils qu’il sait aussi bien,

Pas par des mots mais par une manifeste langue d'ondes

Qui s’écrasent, meurent de belle mort.

L’immortel se réfugiant dans l’eau.

De profonds mots glissent, coulent, reviennent. 


L’eau, comme écriture sur la feuille de palmier

Laissée par la pluie levée. 


Nous pourrions surfer tout le jour. 


Les vagues et leurs manèges, 


Ça pouvait être assez ?




It doesn't have to be a lot

You could even lose something to a poem 


Simple gestures of light and lifting rain

Shallow, knowing beauty hides nearby 


Birds gathered on the nearby powerline

Just for some all-mighty small talk

To the crescendo of a setting sun. 


The sun who knows us, little does he know:

How surfers feel his knowing just as well,

No words but the formal language of waves

They crash, they die the beautiful death.

Immortality hides in the water.

Profound words slip out, spilling, returning 


water, like writing on a palm leaf

Left by the lifting rain. 


We could have just surfed all day. 


The waves and the rides they give, 


Could it have been enough?







Mets ton oreille sur la terre


De nombreux pompiers du bas de l’échelle ne peuvent pas voir dans l’ombre


Ils pensent que la connaissance des mondes souterrains, acquise par les grands et puissants sages, n’est pas nécessaire au savoir, mais les pompiers sentiront des vibrations de plus en plus fortes dans une oreille pleine de pensées positives.


Une éponge est un être simple, un être avec lequel je peux sympathiser, qui souffre dans un monde où nous sommes tous devenus pompiers,


Je vois le désespoir du penseur positif, positif comme le soleil, feu lointain, invoqué de plus en plus par ceux qui fuient leur propre douleur, sans bouger un muscle.


Et donc je cours après trains voitures vélos avions, je cours avec le corps, mais avec l’esprit je fais face au feu et dis son immanence.


Je suis un mauvais bouddhiste parce que je pleure pour la terre, pleure comme elle pleure, sans réserve, de toutes ses forces.


Répétez le cri de la Mère ! jusqu’à la prochaine tempête



Put your ear to the earth


Many low firefighters


don’t see into shadows


They think knowledge of the underworld, known by the high and mighty sages, 

Is not necessary to know,


yet firefighters will hear,

vibrations growing louder and louder in an ear full of positive thinking.




A sponge is a simple being, 

A being I can empathize with,

who suffers in a world where we have all become firefighters,


I see the desperation in the positive thinker,

positive like the sun, a distant fire, called closer and closer

by those who run away from their own pain, without moving a muscle.


And so I run with trains and cars, bikes and planes,

I run with body, but with mind

I face the fire and speak of its immanence.


I am a bad Buddhist because I weep for the earth,

weep as she weeps,

Unabashedly,

with all strength.


Take up the Mother’s cry! 


until the next storm comes






neige est la plus chaleureuse des sagesses 


Par sa chute, 

le sol se fait lumière

espaces au sein d'un cristal aqueux 


Est-ce que je parle d’une idée ?


Dans neige...

Il y a la sagesse et la vie

Il y a l’ignorance et la mort


Neige oeuvre contre le renouveau


Je poursuis la neige parce qu'il

n’y a pas de neige en enfer


Un calcul idiot

Une fuite pour échapper à l’enfer


Est-ce que la neige court après le vent ? 


La sagesse la plus chaleureuse

N’est pas sauve dans ma main nue


Je peux la voir dans un microscope, neige n’est pas blanche

Elle n'est pas visible sauf par un jeu de lumière

lumière qui n’éclaire que mensonges

de ces choses qui ne sont pas neige


pour mon oeil, neige reflète une merveille de lumière 

mieux que ne monte l’âme la plus légère 


Je peux entendre comme neige fait taire le monde


Si c’est la vérité, de quelle vérité s’agit-il ?

Est-ce que je parle de quelque chose de réel ? 

d'un être, d'une façon d’être ?


J'ai tort.


Je ne sens que neige

Une empathie privée de contact


neige ne récompense pas l'esprit tâtonnant

la route ne se reconnaît pas, blanche, recouverte

pourtant, comme le temps, la neige trahit vos pas dépassés


Je sais tout ce rien d'une vie bien remplie


mon âme est si froide à sentir neige

J’ai un doctorat en torpeur





snow is the warmest wisdom


Falling, 

land is light

the spaces between a crystal of water


Am I talking about an idea?


In snow...

There is life with wisdom

There is death with ignorance


Snow works against rebirth


I follow the snow because

There is no snow in hell


A fool's calculation

A resignation to escape hell


Does the snow chase the wind? 


The warmest wisdom

Is not safe in my naked hand


I may look in a microscope, snow is not white

It is invisible but for a play of light

light that only illuminates the lies

in things that are not snow


for my eye, snow reflects the wonder of light 

more easily than the lightest soul rises


I may hear how snow silences the world


If this is truth, what is this truth about?

Am I talking about something real? 

a being, a way of being?


I am wrong.


I only feel snow

An empathy devoid of touch


snow does not reward a groping mind

there is no knowing the road, covered, blank

yet, like time, the snow betrays your past steps


I know all this nothing from a full life


my soul is so cold from feeling snow

I have a PhD in numbness





VAINCRE UN GRAND COMBATTANT


"lets leap there and bring our sons and daughters to a stable Earth for standing." A.Nightingale


Vaincre un grand combattant, meilleur que toi, suave victoire qui te trottait dans la tête comme un déraillement fascinant où tu t'envoyais libre hors du train. Choix du mouvement et de la force, directions, feintes, ruses que ton âme implorait pour survivre, et le grand combattant avait foi en lui, alors que tu n’avais plus à chercher pour savoir que tu avais gagné. Un exquis hurlement de mort signalait ta propre survie. Pour vivre un jour de plus il faut oublier le triomphe, sinon, le grand combattant t'aura vraiment vaincu. Alors la vraie bataille commence : la bataille contre ton propre esprit, ta seule victoire.




Defeating a great warrior, better than you, the sweet victory running over your mind like a riveting train wreck, how you jumped free. Your decisions of movement and weight, the directions, feints, the deceit that your soul cried out to go on living, and the warrior believed, how you didn't have to look to know you had won. The exquisite death cry signaling your own survival. To live another day, one must forget that victory, else, that great warrior really defeated you. Then the real battle starts: the battle against your own mind, your own victory.




***


wounds of the soul, lifted

For all to know, The warmth,


the emptiness of words


They speak and I do not hear. I know the message,



again and again and it is only   Shining



Like robes of gold and white,

I cannot see them, I know there is nothing under their veil



The words make me forget words


deep flaws, open wounds, laughable

"Remember them"

they are the only knowledge

An empty knowledge, there is no need to claw for more


I put my head on the ground

Just when the Sun, rising, touches the Earth



***


plaies de l’âme, soulevées

Pour que tous sachent, La chaleur,


le vide des mots


Ils disent, je n'entends pas. Je connais le message,



encore, encore, ça ne fait que briller



Comme des robes blanches et or,

Je ne peux les voir, je sais qu’il n’y a rien sous leur voile



Les mots me font désapprendre les mots


profondes failles, blessures ouvertes, risibles

"Souvenez-vous d’elles"

elles sont le seul savoir

Une connaissance vide, pas besoin de gratter plus


Je pose ma tête au sol

Quand, dès son lever, le Soleil touche la Terre





Erreurs infinies de la neige




"Tout écrire, c’est placer une épée dans les mains d’un enfant"


le rouge vire au vert, ne faites pas de différence.


Ils sont à la fois de même nature et différents


ils sont de même abattus par les machines de guerre.


Interminables erreurs de la neige


mots tombant, échouant


Mon imagination a viré au noir


Fausses étoiles, étoiles fantômes, le ciel nous enveloppe de pierre


Le temps qu’il fait est notre religion païenne, perdue dans les cavernes,


la foi dans l’oeil du tourbillon.



Andrew Nightingale




"To write everything is to put a sword in the hands of a child"


red turns to green, Do not make a difference.


both the same and the different


are cut down all the same by war machines.


Endless mistakes of snow


words falling, failing


My imagination turned black


False stars, ghost stars, the sky envelops us in stone


the weather is our pagan religion, lost within caverns,


faith in the eye of the whirlwind


A.N.





A human is an even number



And this ghoulish number that writes 


to self-curb


obscene flaps of skin,


makes light pen strokes that barely touch the page,


gestures of wings disappearing into the white sky,


A sneeze and a tissue to mop this face, afterwards,


the dream continues



Andrew Nightingale




Un humain est un nombre pair



Et ce macabre nombre qui écrit 


à auto-usage


d'obscènes lambeaux de peau,


donne de légers coups de stylo qui touchent à peine la page,


gestes d’ailes disparaissant dans le ciel blanc,


Un éternuement, et un mouchoir pour essuyer ce visage, ensuite 


le rêve continue.



trad G&J




La perfection n’est que le masque de l’ambition.



Il était une fois, dessus son cerveau nébuleux,

Un homme qui aboyait dignement après les nuages.

Ses idées à moitié cuites prises dans un nouveau béton

et fer, brillant, scintillant

au soleil comme un verset

Avec un air de vers parfait.


« Je n’ai pas besoin d’amis, je n’ai pas besoin de chaleur,

Je n’ai pas besoin d’aller vers la lumière :

Parce que j’ai un but. »


Il arrosait sa vieille tête souffrante,

Orbe de cristal contenant un trou de ver.


J’ai une question, pour le bien de votre éducation,


Pourriez-vous s'il vous plait compléter le blanc de ma question?


Il étayait sa vie,

Avec la seule chose qu’un possédé possède :

Un semblant de folie à découvrir,

A l’instar de son semblant de travail,

Financé par le gouvernement ou une fortune dont il hérita,

Et sauvé par l’argent de la publicité d’entreprise.


« Ils veulent dire que moi, vierge consommée, j’aie fait quelque chose.

Maintenant Coca-Cola fait du fric sur ma réalisation qui tient à peine,

Un échafaudage d’apprentissages qui n’a jamais été complété,

Appris de ma mère avant mes cinq ans. »


Après cinquante ans passés entre labeur et béatitude divine,

Là se tenait son chef-d’œuvre insondable

Et par la grâce d’un dieu fou,

Son église est solide.




Perfection is only the mask of ambition.


Once upon a time, upon a cloudy brain,

The man barked at the clouds proudly.

His half-baked ideas standing in new cement

and iron, gleaming, glittering

in the sun like a verse

With an air of a perfect verse.


“I don’t need friends, I don’t need warmth,

I don’t need to go to the light:

Because I have purpose.”


He washed his old ailing head,

A crystal orb containing a wormy Hole.


I have a question, for the sake of instruction,


Could you please fill in the blank with my question?


He propped his life up,

With the only thing a madman has:

A pretense of madness to be discovered,

With the example of his pretense of work,

Funded by the government or a wealth he inherited,

And rescued with money from corporate advertising.


“They want to say I, a consummated Virgin, did something.

Now Coca-Cola has dibs on my achievement that is barely standing,

A scaffolding of learning that was never filled in,

That I learned from my mother before I was five.”


After fifty years between toil and Divine Rapture,

There stood his unfathomable masterpiece

And by the grace of a mad god,

His church stands soundly.










Tu peux demander ce qui est mal



Et regarder le moine qui s’est immolé


Tu peux penser qu’il a échoué dans sa formation


Vieux, vénérable, avec un esprit plus fort que cent éléphants


Pourtant, il brûle, un échec dans sa formation… c’est sûrement le Mal



Regarde bien quand il brûle, il nous apprend quelque chose que nous devons savoir


Le feu que le moine sentit n’était rien



Voici la flamme la plus chaude. Les pensées qui blâment, les mots qui accusent. Le discours qui condamne. Ce poème qui cherche le Mal, que nous avons mis à la flamme. Brûlant, il est d'une haine dévorante.



Comme j’ai brûlé pour ce monde !


 



You may ask what is Evil



And look at the monk who set himself on fire


You may think he failed in his training


Old, venerable, with mind stronger than a hundred elephants


Yet he burns, a failure in his training… surely that is Evil



Watch carefully as he burns, he is teaching us something we need to know


The fire the monk felt was nothing



Here is the hottest flame. The thoughts that blame, the words that finds fault. The speech that condemns. This poem that looks for Evil, that we set to the flame. Burning, there is a consuming hate.



How I have burned for this world!


 



L'origine de la couleur




Un bizarre rouge fut une fois découvert, le vermillon ortie, sur la plume d'un chapeau de dame.

L'enquête suggère qu'elle pourrait provenir d'un paon nourri d'un régime microphosphoreux.

Pour la plupart, cependant, les photons ne sont pas assez petits pour une description totale de l'iris humain, sans parler de l'iris mythique.


La couleur n'est pas une feuille.

Je ne la mettrais pas en bocal 

sans la raffiner en poudre blanche,

mais s’il te faut vraiment savoir, de multicolores nanoplastiques furent autrefois utilisés dans une mosaïque

Aussi grande que les sept océans réunis.

(Il est évident qu'une telle synthèse dépasse l'entendement)

La dynamique fluide de l'aquarelle peut être capturée même en mouvement.


C'était l'étoile fantôme rouge

Cela nous a montré que la première couleur primaire

était plus insaisissable qu'une pieuvre argentée de l’espace.

Cependant, il y a ces observateurs exaltés, observant la science avec la science, qui

se cloîtrent et méditent sur la pieuvre

Que le Vénérable Professeur Plénipotent Docteur Rodimus Vindicatus a une fois attrapée.

Il était pratiquement seul dans ses visions sur la couleur,

couleur vituelle s’il en est, 

surpassant même l'aigle naissant.


La danse des deux couleurs élémentaires, proto-rouge et electro-bleue,

Laisse une couronne vide qu’occupe la dualité neutro-verte/neutro-jaune.

La théorie générale relative aux minipigméspigmants,

qui sont eux-même plus atomiques que les atomes,

mais pas aussi atomiques que les subminipigméspigmants,

prend autant de tomes qu’il y a de pièces à Buckingham Palace.

La fondation de base

De cette théorie est soigneusement étayée par des données fantômes,

et par les gribouillis post-mortem du Dr Vindicatus lui-même,

avec une probabilité de un sur dix-mille.

Rien n’est sous-entendu, mais avec une probabilité aussi faible soit-elle,

Nous nous devions de la mentionner.


Le super-Walmart des idées, en gros,

A vu la théorie passer le test du consommateur,

qui sait que de telles théories prennent toute une vie à ne serait-ce qu'essayer de comprendre

et plus longtemps encore à communiquer. Avec instrospection dans un espace quadricolorimensionnel,

La multitude heureusement éduquée imagine qu'elle peut presque voir le rouge

tel qu'il est vraiment.


 


 


The origin of Colour


 


An outlandish red was once discovered, the vermillion knide, on the feather of a lady’s hat. Investigation suggests it may have come from a peacock fed a diet of microphospherous. For the most part, however, photons are not small enough for the total description of the human iris, let alone the mythical iris.


Color is not a leaf.

I wouldn’t put it in a jar

without refining into white powder,

but if you must know, colorful nanoplastics were once used in a mosaic

As big as all seven oceans put together.

(it is well known that such a synthesis is beyond imagination)

The fluid dynamics of watercolor can be caught even in motion.


It was the red ghost star

That showed us the primary primary color

Was more elusive than a silver space octopus.

Yet there are those exalted observers, observing science with science, who

Cloister themselves and meditate on the octopus

That the Venerable Full Professor Doctor Rodimus Vindicatus once caught.

He stood virtually alone in his insight into color,

virtual color though it may be,

Surpassing even a fledgling eagle.


The dance of the two elemental colors, proto-red and electro-blue,

Leave a wreath-vacuum for the neutro-green/neutro-yellow duality to occupy.

The general relative theory of minipigmypigments,

which are even more atomic than atoms,

but not quite as atomic as subminipigmypigments,

take as many tomes as there are rooms in Buckingham Palace.

The base foundation

Of the theory is thoroughly supported by ghost data,

and the death scribblings of Dr Vindicatus himself,

with a probability of one in one ten-thousand.

Nothing is beneath mentioning, but with a probability that small,

we might as well mention it.


The super-Walmart of ideas, by and large,

has seen the theory last the test of the consumer,

who knows such theories take a lifetime to even try to understand,

and longer to communicate. With introspection into four-colordimensional space,

The many happily educated imagine they can almost see red

for what it really is.


 


 


Blue Shell


If every rhyme were true,

How blue the sky would be;

How i would know i were me

And not a vessel for a crowd.


"Did you say a cloud?"

"Thats your foggy cochlea speaking."

"White noise you mean?"

"Like the sound of the ocean,

Caught in our great blue shell."




Conque bleue


Si chaque rime était vraie

Combien le ciel serait bleu;

Combien je saurais que j’étais moi

Et pas la nef d'une foule.


« Tu as dit un nuage?"

"C'est ta cochlée brumeuse qui parle."

"Bruit blanc tu veux dire?"

"Comme le son de l'océan,

Pris dans notre grande conque bleue."



 


 


 


 


 


Sex and Dearth


 


When I was young I could be among rocks.


Their mystery was solid,


Forming a hidden creation story.


In the beginning, everything was


 


In the midsection, indifferent,


Now she is revealed,


Her solidity just another surface.


Oh to be among rocks again.


 


 


 


Sexe et Manque


 


Quand j'étais jeune, je pouvais me tenir parmi les rochers.


Leur mystère était solide,


Formant une histoire cachée de la création.


Au début, tout était


 


Intermédiaire, indifférent,


Maintenant, elle s’est révélée,


Sa solidité, juste une autre surface.


Oh me tenir à nouveau parmi les rochers.


 

 

 

 

 

Le vanneur


Vanner le sable,

Les fins naviguent en premier.

Les nuances ne tiennent pas.


Un vent frais de Pâques en dira plus long,

Signification dénuée de sens d'herbe et de pin.

À ignorer ces indications :

Même le loup ou l'ours ne vivent pas si brutalement.


Une conscience des choses légères

Éloigne un peu plus mon pied de la pédale d'accélérateur

Et sauve l'épave d'un vieil homme

De la mort aujourd'hui.


Invisible pour sa ténuité,

Son esprit d'une telle force

Pour diriger un pied tremblant

Devant l'autre

Alors qu'il marche transparent devant ma voiture.


Le vanneur élimine de tels esprits de la surface de la terre

Tous les jours en masses.


Je ne connais pas cette présence dans mon esprit

Qui maintient ceux sur le point de fuir

Allumés sur cette terre,


Mais ce sont ces hommes et ces femmes

Qui gardent le vanneur

De prendre la terre.



Andrew Nightingale, Maheva Hellwig, Pierre Lamarque


 


 


 


 


 


Let's be birds in human bodies


 


Her mind crawled inside a chrysalis


With her verb nouned


 


"Let us suppose," says Socrates to Theatetus, "that the mind is an aviary"


And Timeas offers "Out of the innocent, light-minded"


Those with a clear sky for an aviary


"Transform into birds and grow feathers instead of hair.


 


And missiles in the air, as they are today,


Bring my sister flutters in her stomach


She says they are real butterflies


And that buzzing could be any electronic,


But for now it is still bees,


They are asking us to suppose


Our transmogration


Into a verb.


 


 


 


 


Soyons des oiseaux dans des corps humains


 


Son esprit a rampé à l'intérieur d'une chrysalide


Avec son verbe substantivé


 


« Supposons » dit Socrate à Théatète, « que l'esprit soit volière »


Et Timeas propose "sauf l'innocent, à l’esprit léger"


À ceux, au ciel clair pour volière,,


« Transformez-vous en oiseaux, faites pousser des plumes au lieu des poils ».


 


Et des missiles en l'air, comme ils le sont aujourd'hui,


Font vibrer l’estomac de ma soeur


Elle dit que ce sont de vrais papillons


Et que ce bourdonnement pourrait être n'importe quoi d’électronique,


Mais pour l'instant ce sont encore des abeilles,


Elles nous demandent de supposer


Notre transmigration


En verbe.





 


The Sound of (Light)


 


The sound of light is heard, not anywhere you can shed light.


Listening hard is not hard, but on hearing the sound of a wildflower seed bursting open in the ground


The pregnant mind did no digging, that would be suicide.


When you ask something hard, and then you listen because the answer is inside


The imprint in the memory of a future ghost of

Recordings of recordings of still warm sounds overlapping:

doors creak, giggling footfalls all parenthesized by the sound of


A father become grandfather, fading on the shelf.


The colors remember being bright, that is the sound of light. 


A candle lit one after the other, I hear them recalling, farther than

The stars arms can reach, running their fingers over imprints over imprints. 


Grandfather is smiling benevolently on grand-not-yet-mothers, grand,


Full with not-yet-dawn.


 


 


 


 


 


Le Son de (lumière)


 


Le son de la lumière s’entend, nulle part vous ne pouvez faire la lumière.


Bien écouter n'est pas difficile, mais en entendant le son d'une graine de fleur sauvage éclater dans le sol


L'esprit fécondé n'a pas creusé, ce serait du suicide.


Quand tu questionnes quelque chose de difficile, et que tu écoutes parce que la réponse est à l'intérieur


L'empreinte dans la mémoire d'un futur fantôme de


Enregistrements d'enregistrements de sons encore chauds se chevauchant :


les portes grincent, des bruits de pas joyeux mis en parenthèses par le son de


Un père devenu grand-père, qui s'estompe sur l'étagère.


Les couleurs se souviennent d'être vives, c'est le son de la lumière.


Une bougie allumée l'une après l'autre, je les entends se rappeler, plus loin que


Les bras des étoiles peuvent atteindre, passant leurs doigts sur des empreintes sur des empreintes.


Grand-père sourit avec bienveillance aux grand-pas-encore-mères, grand,


Plein de pas-encore-aube.



***



Où est demain maintenant ?

"Les fleurs de demain sont très faibles aujourd’hui", dit la pluie


On fait une petite chose pour demain,

sans se souvenir de nos ancêtres

qui nous ont volé la joie de laver les vêtements à la main.


Tu crois que c’est une petite affaire ?


Certaines personnes travaillent toute la journée sur un tapis roulant en faisant de petits mouvements avec leurs mains.

Ces gens sont très utiles, et quand ils ont terminé, ils ont une énergie appelée mérite.

Ils ont un sommeil heureux, et un réveil heureux.


Peu importe le petit mouvement sur le tapis roulant,


combien il en reste, ce linge

Est mon linge, Sortez de mon chemin et laissez-moi le faire,


Le fier poète, regardant vers le bas sur ce petit acte de lessive,

Avec un air de "savoir ce que ça signifie."


parce que nous avons besoin de lessive, les deux tours de l’intellect tomberont 


Les gens ne trouveront pas la facilité,

Il n’y a pas de "comment" pour la facilité.


Seulement un refrain

Un mantra qui donne du mérite


Un refrain pour la vérité

Un refrain pour l’innocuité

Un refrain pour du bon sexe

Un refrain pour


Où est demain maintenant ?

"L’eau de demain est très faible aujourd’hui", dit la pluie


Demain est un espace que nous ouvrons aujourd’hui:

Un espace qu’on peut fermer,


Ce sujet fatigué ne peut pas lui-même entrer dans la vacuité parfaite :

lorsque l’espace est vide.


Oh spacieux, esprit généreux : Refrain, seulement

seulement un refrain


Un refrain pour la vérité

Un refrain pour l’innocuité

Un refrain pour du bon sexe

Un refrain pour


Oh spacieux, généreux esprit, où est demain maintenant ?

"Demain est très faible aujourd’hui »



Andrew Nightingale

Trad G&J



Where is tomorrow now?

"Tomorrow's flowers are very weak today", says the rain


We do one little thing for tomorrow,

without remembering our ancestors

who stole from us the joy of washing clothes by hand.


think this is a small matter?


Some people work all day at a conveyor belt making small motions with their hands.

These people are very useful, and when they are done, they have an energy called merit.

They have blissful sleep, and blissful waking.


No matter how small her movement on the conveyor belt,


how little left, this laundry

Is my laundry, Get out of my way and let me do it,


The proud poet, looking down on this small act of laundry,

With an air of "knowing what it means."


because we need laundry, both towers of intellect will fall 


People will not find ease easy,

There is no "how" for ease.


Only a refrain

A mantra that yields merit


A refrain for truth

A refrain for harmlessness

A refrain for great sex

A refrain for


Where is tomorrow now?

"Tomorrow's water is very weak today", says the rain


Tomorrow is a space we open today:

A space we can close,


This tired subject cannot Will itself into perfect vacuousness:

when space is positively empty.


Oh spacious, generous mind: Refrain, only

only a refrain


A refrain for truth

A refrain for harmlessness

A refrain for great sex

A refrain for


Oh spacious, generous mind, where is tomorrow now?

"Tomorrow is very weak today"