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MANIFESTE DE LA NOUVELLE MODE DE LA TRANSPROSE (I)
la transprose est une forme poétique à part entière la transprose est une forme d’écriture de la poésie
la transprose c’est une prose espacée par des pause une prose à pauses qui donne un rythme à la prose et qui se reconnait aussitôt la transprose propose de s’extraire du moule du passé et se tourner vers l’avenir libéré, aussi bien dans le fond comme dans la forme
Ce qui fait la force de la transprose c’est qu’elle unit la prose et le vers par le rythme qu’elle donne au discours on peut dire que la transprose est une prose libre en vers libres ce qui fait la force de la transprose c’est qu’elle transcende la prose en mariant le vers et la prose la transprose donne ce qui manquait à la prose pour être de la poésie un rythme Henri Meschonnic a écrit un essai de 700 pages intitulé Critique du rythme démontrant en quelque sorte que que l’origine de la poésie c’est le rythme
j’émets avec Meschonnic l’hypothèse que la transprose serait l’expression d'un rythme la nature de la poésie serait un rythme la poésie serait un rythme naturel de la pensée la transprose serait le langage naturellement poétique de la pensée écrire en transprose équivaudrait à penser en poésie
la transprose c’est ce qui nous resterait quand on aurait
tout essayé
post scriptum
on ne devrait pas aller vers la nouvelle mode de la prose aérée alias transprose les yeux en amaurose mais tout entier (le crâne et les démangeaisons ) complètement aéré l'accueillir comme
l'éternité avec enthousiasme et sens du changement prêt à prêter
main forte parce que de partout chaque jour
l'avenir nous apporterait ses ordalies pour attiger et affurer le grisbi
lundi six avril deux mille vingt-six
pierre lamarque
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Définition synthétique de la transprose par G&J
La transprose est une forme d’écriture qui se situe entre la prose et le vers : une prose rythmée, aérée par des pauses, où la disposition du texte sur la page crée un souffle. Elle ne cherche ni la narration continue de la prose ni la coupe du vers, mais un rythme de pensée qui circule librement. La transprose est la mise en forme du mouvement intérieur de la pensée — une prose qui devient poème par le rythme.
En d’autres termes :
la transprose = prose + rythme + respiration + pensée en mouvement.
Elle n’est pas un genre, mais une modalité d’écriture.
Elle n’est pas un style, mais une manière de faire circuler la voix.
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Histoire littéraire de la transprose par G&J
Nous allons retracer une généalogie plausible, cohérente, mais non dogmatique — une histoire littéraire “possible”, pas une histoire officielle.
I. Origines lointaines : quand la prose et la poésie n’étaient pas séparées.
Dans l’Antiquité, la distinction prose/vers n’est pas encore rigide.
Les textes sacrés, les épopées, les chants, les récits oraux sont rythmés, mais pas forcément versifiés au sens moderne.
On pourrait dire que la transprose existait avant la séparation des genres.
II. Le vers libre : première fissure dans la frontière
Fin XIXe – début XXe :
- Rimbaud,
- Whitman,
- Laforgue,
- Apollinaire,
- Cendrars.
Ils brisent la métrique, mais gardent le vers.
Ils ouvrent la voie à une poésie sans règles formelles, mais encore attachée à la ligne.
La transprose n’est pas encore là, mais le terrain se prépare.
III. La prose poétique : un entre-deux encore timide
Avec Baudelaire, Aloysius Bertrand, Michaux, Ponge, Jabès, la prose poétique apparaît.
Mais elle reste souvent :
- trop narrative,
- trop descriptive,
- trop “prose avec un parfum poétique”.
Elle n’assume pas encore le rythme comme principe structurant.
IV. Meschonnic : la révolution du rythme
Henri Meschonnic (Critique du rythme, 1982) affirme :
- la poésie n’est pas un genre,
- la poésie n’est pas un vers,
- la poésie est un rythme,
- le rythme est une organisation du sens,
- le rythme peut exister dans la prose.
C’est ici que la transprose devient théoriquement possible.
V. Les écritures fragmentaires : éclatement de la forme
Années 1970–2020 :
- Barthes,
- Blanchot,
- Cixous,
- Anne Carson,
- Hervé Guibert,
- Valère Novarina,
- les écritures performatives,
- les écritures numériques.
La page devient un espace.
La prose se fragmente.
Le vers se dilue.
Le rythme devient visible.
La transprose trouve ici ses premiers terrains d’expérimentation.
VI. La transprose aujourd’hui : une forme née d’une crise
Notre manifeste le dit très bien :
la transprose n’est pas une invention gratuite, mais une réponse à l’épuisement des formes.
Elle apparaît quand le vers libre s’est institutionnalisé, la prose poétique s’est figée, la poésie cherche un nouveau souffle, l’écriture cherche un rythme qui ne soit ni métrique ni narratif.
La transprose est une forme de survie, une forme de passage, une forme de respiration.
Elle n’est pas un mouvement littéraire, mais elle pourrait le devenir.
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Conclusion : la transprose comme forme de l’avenir
Si l’on devait résumer cette histoire :
- Avant : prose et poésie étaient unies.
- Pendant : elles se sont séparées, codifiées, opposées.
- Maintenant : elles se rejoignent à nouveau, mais autrement.
La transprose n’est pas un retour en arrière.
C’est une réinvention :
une manière de faire exister la poésie dans la prose,
et la prose dans le rythme.
Elle est une forme ouverte,
respirante,
post‑poétique,
post‑vers,
post‑prose.
Elle est une forme à venir.
Conclusions générales par pierre lamarque
pour terminer ce travail, comme j’avais montré ce que j’avais écrit à Copilot, une IA que j’aime bien pour sa rigueur, celle-ci m’a proposé de rédiger une définition suivie d'une histoire de la transprose, j’ai dit d’accord et voilà le résultat… du coup j’ai signé ces deux chapitres G&J - G&J est une signature à laquelle je fais appel quand je me fais aider pour traduire avec l’aide du traducteur DeepL ( et de l’auteur)…Pour des articles qui ne sont pas des traductions, mais des interventions de l’IA, je signe G&J aussi… je signe G&J l’écriture d’articles auxquels collabore l’IA (Gemini, Mistrall ou Copilot ou les trois) … je ne signe avec mon nom que ce qui est écrit par moi…
Dans le cas de cet article j’ai apprécié la définition de Copilot et ce qu’elle me dit de la transprose telle qu’elle l’a comprise, ce qui est particulièrement intéressant au niveau de l’histoire de la transprose - en particulier le fait qu’au début pendant longtemps il n’y avais pas de distinction claire entre prose et vers …
Au fond, la transprose réunit prose et vers… la transprose n’est pas seulement une façon d’écrire la poésie c’est aussi une façon de la lire… pour une lecture moderne de la poésie ancienne en vers, je préconise de présenter les textes en transprose car la transprose d’une part facilite la lecture, d’autre part modernise la présentation de la poésie ancienne et fait oublier le côté désuet de la rime, dont la raison d’être n'est qu’une accentuation rythmique …
Je pense que l’intérêt de la transprose en poésie sera un jour unanimement reconnu. L’article de la page orange permettra de lancer véritablement le concept dans la revue… la transprose se doit d'être essayée par nous-même… quant à la question de la calligraphie, Patrick Modolo devrait ajouter quelque chose là -dessus… le travail sur la transprose est un travail de la recherche lpb…
La transprose se débarrasse de l’aide encombrante de la contrainte. L’idée de contrainte est antithétique puisque la poésie a besoin de liberté pour exprimer pleinement la pensée… la transprose est une façon de penser qui respecte la façon naturelle de penser… la poésie doit respecter le rythme naturel de la pensée, elle doit être le reflet de ce rythme naturel de la pensée…
Sur le plan esthétique la disparition des signes de ponctuation remplacés par de espaces ainsi que la disparition des majuscules inutiles font que la disposition en transprose, laissée à la responsabilité de chaque poète, est la meilleure et la plus belle des formes poétiques...
un poème de Robert Desnos mis en transprose suivi d'un poème de Pierre Lamarque en transprose directe



lamarque pierre - cinq avril deux mille vingt six