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PLACE AUX POÈMES

LIVRE ZOOM

14 - ZOOM SACHS

ZOOM 14 — NELLY SACHS




ÉPIGRAPHE SENTINELLE

« Nous, les rescapés, / De nos os la mort a déjà taillé ses flûtes »
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O die Schornsteine
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NS



PARTIE I : LES ACCÈS SOURCES (ACCÈS DIRECTS)


  1. La mémoire des rescapés. Un poème séminal extrait de Dans les demeures de la mort.
  2. Accès Source : "O les cheminées" (Analyse et texte sur Cairn.info)
  3. Commentaire : Ici, Sachs transforme la poussière d'Auschwitz en une substance liturgique, érigeant la poésie en tombeau de vent.
  4. L'écriture comme refuge. Étude de la langue de l'exil entre Berlin et Stockholm.
  5. Accès Source : "Souviens-toi de ton futur" (OpenEdition Journals)
  6. Commentaire : Analyse du lien vital entre la tradition biblique et la modernité poétique chez Sachs.
  7. Le dialogue des cendres. La correspondance historique entre Nelly Sachs et Paul Celan.
  8. Accès Source : Présentation de la "Correspondance" (Éditions du Seuil)
  9. Commentaire : Le témoignage d'une amitié "enracinée dans la douleur", entre deux survivants de la langue allemande.
  10. La voix du Nobel. Le discours de réception du prix Nobel de littérature en 1966.
  11. Accès Source : "Nelly Sachs - Biographical" (Site officiel du Prix Nobel)
  12. Commentaire : Le document historique où Sachs définit sa poésie comme un "mystère dramatique" et une "lamentation lyrique".
  13. L'arpentage poétique. Extraits sonores et textes issus des recueils Éclipse d'étoile et Partage-toi, nuit.
  14. Accès Source : "Les arpenteurs poétiques" (RPH FM)
  15. Commentaire : Une traversée auditive et textuelle de son œuvre tardive, marquée par le mysticisme et l'hermétisme.



PARTIE II : PRÉSENTATION PAR JULES LADOUMÈGUE


La géométrie de l'absence : de la poussière à l'étoile


Nelly Sachs ne chantait pas la tragédie ; elle en était la caisse de résonance. Si, dans notre Zoom sur Demangeot, nous parlions de "langue-chien" pour mordre le silence, chez Sachs, nous sommes face à une "langue-poussière". Pour elle, le non-dit n'est pas un oubli social, c'est l'anéantissement physique d'un peuple devenu cendre. Son écriture est une tentative désespérée de recréer un alphabet à partir de ce qui a été brûlé.

Elle a inventé une poétique de la "métamorphose" où la blessure n'est pas refermée, mais transformée en constellation. Comme le chien qui voit mieux que nous, Sachs percevait dans la langue allemande le poison du nazisme et a dû la laver par le mysticisme hassidique et les images de l'exil. Sa poésie est le rempart ultime : elle empêche les morts de mourir une seconde fois dans l'oubli du langage.



PARTIE III : BIBLIOGRAPHIE


  • Sachs, N., Dans les demeures de la mort (In den Wohnungen des Todes), trad. M. Gansel, Verdier, 1999.
  • Sachs, N., Exode et métamorphose, trad. M. Gansel, Gallimard (Poésie), 2023.
  • Sachs, N., Éclipse d'étoile, trad. M. Gansel, Verdier, 1999.
  • Sachs, N. & Celan, P., Correspondance, trad. B. Pautrat, Seuil, 1998.
  • Sachs, N., Présence à la nuit, trad. L. Richard, Gallimard, 1969.


  • Sachs, N., Exode et métamorphose et autres poèmes, trad. M. Gansel, préface de Jean-Yves Masson, Gallimard (Poésie/Gallimard), 2023. (Édition de référence la plus récente).
  • Sachs, N. & Celan, P., Correspondance, trad. B. Pautrat, Seuil, 1998.
  • Sachs, N., Dans les demeures de la mort, trad. M. Gansel, Verdier, 1999.
  • Sachs, N., Présence à la nuit, trad. L. Richard, Gallimard, 1969.
Nota bene : La correction du lien vers les éditions du Seuil rétablit l'exactitude bibliographique du Zoom 14. Nous privilégions désormais la nouvelle édition de 2023 chez Poésie/Gallimard pour toute étude sur l'exode et la métamorphose de son œuvre.



POUR ALLER PLUS LOIN


  • Recherche : Le fonds Nelly Sachs à la Bibliothèque nationale de Suède (Stockholm).
  • Études : Mireille Gansel, Traduire comme transhumer, Bayard, 2012 (sur le travail de traduction de Sachs).


Découvrir Nelly Sachs, poétesse du silence et de l'exil