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blanche

Le dépôt

PLACE AUX POÈMES

PLACE DES SARDANES

SARDANE (26) DES PO




passage d'air trace d'aile passage d'air trace d'aile



PL





La sardane des po ne s'arrête jamais.





Sardane des po



QU'EST-CE UN PO


(un po n’est pas un poème c'est seulement une ligne de quelques mots. Tenter de définir un po comme un monostiche c’est comme tenter d'en faire le tour.

Le po est une espèce poétique qui existe depuis toujours. Comme pour la transprose, nous avons simplement nommé ce qui existait déjà. La poésie en un vers a toujours existé, nos ancêtres ont inventé leurs propres po et les ont gravés dans le chaos de la Vallée des merveilles…


On se souvient du poème d'un seul vers de Guillaume Apollinaire : « Et l'unique cordeau des trompettes marines » , des inscriptions d'un seul vers épigrammatique, des monostiches d’Emmanuel Lochac, peut-être d'une anthologie du vers unique de Georges Schéhadé...










c'est po leur fote


LL



des po êtes 


des peaux déposées 


oser po&poé&po&style

 

dépôt posé de poèmes 


sur les é-po-les le po-

ème 


dans les pôles le po-

cible


cycles de po-

à dire à rire à jouir à ten-

dre

 

le po-l’air- 

le res-

pire-hable


posydépose

sur po&si



ISM








j'adresse à toutes, à tous, mon amical salut



corrélation de données et prédiction du mot suivant



 bras   parapluie    chapeau    jambes    fil    






P.

L





la goutte bleue de l’abîme enveloppe la mer


Joë Bousquet





de tout petits seins deux tout petits seins


LS





PL



Po-ésie / Hérésie / Poésie / Hérésie / Po-mercie / Hérésie 


DS


trouvez-moi l'horizon j'ai besoin de lumière


Jean d'Amérique






une rose n'est pas une rose c'est pourquoi elle est une rose

(Bouddha)


extinction

(principe du Nirvana)


tou-ouït tou-whou


(H.D. Thoreau)




cinq mots sur une ligne


(Gertrude Stein)




awopbopaloobop alopbamboom


(Little Richard)




le résultat de mes recherches est maigre


(Kafka)




c'est schiste impraticable que d'avoir à être ici jeté contre le temps 



tiens ceci est mon corps



espèce de poème ou pas 




(Cédric Demangeot)






*


Le serment rose du talon des femmes sarcle

une certitude finie d’asphalte.



*


Jours pareils à du bois mort jeté dans la gueule

du poêle



*


La bouche dégage ses rêves jets filandreux sur la page



*


Je lance l’étoffe noire des mots



*


rien qu’une présence qui n’ose partir



BG






en avr   ne te découvre  pas  d'un f


PM




sand and foam sand and foam sand and foam


AN




le bé le bé le bébé le bébé gai le gai bébé le gai bébé gai ment 


PM





l'effacement soit ma façon de resplendir


(Philippe Jacottet)





aime ce po aime ce po aime ce po aime



un rêve élève d'entre les merles leur nid chaud



une amie aime nue



lanterne dans la poche de Josaphat qui skie vite



nous avons bu le philtre ensemble



SAL





un              po



PM




tordre cela. tel que c'est


(Jean Tortel)




le coeur mais les ailes est-ce un po 



SC






geste du peintre. tout est à construire 



bégaiement. malaise. erreur 404. bug



DS





je soulève une pierre et c'est ma vie dessous



FDC




y a-t-il encore une fenêtre par où se jeter 



TF




qu'étais-je avant d'entrer en poésie par cet étroit passage





PL





je t'aime pardon merci et soudain



DS




course lente d'un chien mange brume




chaleur vieux marin rêve matin douleur




palpe-plaie




lifté à l'obus




JMM

(L'autre nuit )





-fais le bruit d'une assiette ébréchée sortie du vaisselier



il veut tout de lui - sans rigueur : parler de la pluie et du beau temps



être l’égal de la pluie et du beau temps 



n'être rien que ses mots



sa langue lui fait l’effet d'un outil qu'il manierait avec sa langue 



( Extrait de 'La Parole Emporte Tout' )



AP




ma mère m'a mis au monde pour que je vive pour que je meurs


( Extrait de 'Un nerf de famille')


TS




là où quelque chose rayonne en silence


chacun ramasse ses rêves en bordure de l’effort 


un jour nous parcourrons la terre sur des routes infinies 


rien n’est plus beau qu’une heure qui s’évade du temps 


quelqu’un doit poursuivre le silence 



JLVD




je n’ai pas encore la phrase entière 



SC



c'est l'histoire d'un type que la vie pêche mais qu'elle préfère remettre à l'eau


JG



je sens la beauté minuscule du froid m’amener jusqu’ici 



une distance farouche me prête son battement de cœur 



écoute germer cette difficile chaleur cueille ce langage d’étincelles 



chaque action cueille son destin à l’oreille de l’abime 



FD




Je t'aime quand même un po...


PhM



A fini po !


PhM







pop pop pop choo pop c’est dans l’air pop pop choo



SAL



traces dans la neige. toutes les traces dans la neige



les murs eux-mêmes me le disaient : il doit couper ses cheveux




PN




la fenêtre, son chant, chaque patrouille, peur bleue




sentir les phrases, phalanges qui s’allongent




il naît des cimes




béton à graffiti 




chaque moment souffrance panne prochain pas




j’explose pour susciter l’apocalypse




quelques rêves couchent au pied du nu




une pauvreté pose à la fenêtre son sourire d’asile  




celle qui brille pareille au regard 



BG





donner un premier mot à l'oiseau, faire voler la phrase


IR



assis entre deux chaises avec les fesses un peu trop écartées je pense



JF




j'exige que le contenu soit porté à son maximum





PL




c’est un véritable artiste contemporain.

                                           content pour rien



l’erreur est humaine.

 horreur



c’est un poète habité.

                          hébété



Le problème c’est qu’on ne s’est pas aimés.

                                                   sait        aimer


Je ne voulais pas l’embarrasser.

                                 embrasser

                                  embraser



JB




rêvée–––membrane–––de–––mots


JMM





sans ma fragilité je serais moindre



ses yeux, comme un mur



(Michaël Zoïna)











1000 feuilles de route - par jcb



n’allez pas croire qu’il n’y a que les vaches pour regarder passer les trains

 

réac comme un qui n’aurait rien vécu

 

des rides inscrites au patrimoine de l’humanité

 

tu demanderas à ta copine si elle sait ce que c’est d’avoir les dessous des ongles pleins de cambouis

 

 

non à la traite des vaches

 

 

elle alla comploter chez sa voisine


 

l’écrit d’avant qu’il ne soit trop tard

 

 

3ème degré à droite

 

 

la Haute Autorité de l’Opinion

 

 

l’incongru paradis sur terre

 

 

j’emmerde le destin

 

 

vos gueules 

 

 

Sublime 

Horizon

 

Orangé

 

 

LAISSEZ les jonquilles tranquilles

 

 

au secours catholique Benoît dérape

 

 

Interdit aux riverains 

 

 

le bonheur d’aujourd’hui ne peut rivaliser avec 

 

celui d’hier et inversement 

 

 

Interdit aux solitaires 

 

 

psy cause toujours de jour comme de nuit 

 

 

des à corps à peu près

 

 

des femmes version macho

 

 

Interdit aux femmes même tenues en laisse 

 

 

un corps à criminel

 

  

écriture du temps qui nous file entre les doigts

 

 

authentique typique atypique

 

 

prolo des mots

 

 

est-il envisageable de rencontrer aujourd’hui une vraie pute qui dit aimer cela

 

 

pas de limite en art 

 

 

une jeune femme et son vieux mari

 

 

c’est à la mode, passé de mode, pas à la mode, ce n’est pas passé de mode, plus à la mode, encore à la mode, toujours à la mode, c’est très mode, pas mode du tout, bientôt à la mode

 

 

Adam et Ève pour la vie

 

 

par principe de précaution vous reprendrez bien un panurge de mouton

 

 

la fureur des nombres

 

 

copyright à gauche de l’écran

 

 

interdit de vieillir

 

 

entres nous, vous susses agréable d’accepter cette proposition

  

 

fallait-il interdire à la planète de se reproduire si futile américain du nord ?

 

 

demandez, lisez grosses bites magazine 

 

 

tu SMS tout bas

 

 

une envie de suicide ce matin mais bien sûr comme toujours je n’en ferai rien

 

 

on a beau dire mais il y a parfois de belles choses à voir dans cette putain de vie de merde

 

 

soit je balance tout par la fenêtre soit je raconte une histoire

 

 

artiste mineur de fond en comble

 

 

artiste au renom confidentiel

 

 

un moteur à contre temps

 

 

funambule haute tension tu m’aimes même à l’instant

 

 

parbleu c’est une folle

 

 

le fils, la bru, la belle mère et le bambin

 

 

INTERDIT AUX ANXIEUX

 

 

INTERDIT DE DIRE TROU DU CUL

 

 

par delà les mouettes, à l’instant même où les soleils tournent le dos au train

 

 

il a obtenu sa maitrise en célibat géographique

 

 

paranozique

 

 

schizone

 

 

un taulard fort

 

 

un présent invisible

 

 

nonchalance aquatique vous avez des questions sur le visage

 

 

tout droit à l’image 

 

 

ta libellule en arc en ciel depuis tant de semaines éteinte

 

 

le corbeau faisait chanter maître renard

 

 

retourne-toi s’il te plait

 

 

essai de manipulation ! essai de manipulation !

 

 

descendre à l’arrêt cardiaque

 

 

pour en finir plus vite essaie de chopper un max de cancer 

 

 

à l’angle obtus de l’écluse la pierre comme rivage d’une Seine où le ciel se mire parsemé de gouttes d’eau venues d’en haut scintillantes faisant des ronds (ricochets) à l’excentrique, comme guirlande argentée un soir d’été de 14 juillet bien avant le bouquet final

 

 

sous le prétexte qu’ils auraient fait cela les premiers, nous serions devenus américanisés

 

 

couple fidèle regardant avec nostalgie s’éloigner deux amants épanouis (banc public)

 

 

tu prends des notes tu prends des photos

 

 

j’aimerais vous parler de mon sudoku

 

 

bon dimanche ça krach demain à l’aube

 

 

minou laine à céder cause transfert

 

 

il neige à domicile

 

 

en tant que piéton je ne suis pas sûr qu’il faille se croiser dans le sens d’un automobiliste

 

 

je suis la manga de Barbés, fille d’un tailleur juif de Marrakech et d’une ex-danseuse du ventre à Tanger

 

 

le passé tourné vers l’avenir et non l’inverse

 

 

une fin d’été agrémentée d’un vent d’automne

 

 

la dernière joue a la caresse

 

 

au pays des arrondis on est vite taxé d’agressif

 

 

arrache-moi tes méninges

 

 

un dieu pas si grand que cela

 

 

les murs blancs me font rêver

 

 

peindre c’est dépeindre

 

 

le lierre s’évade du balcon qui dégouline de rouille

 

 

moi d’abord pardon ensuite

 

 

il y a des espoirs qui deviennent des mensonges

 

 

blues mots à mots

 

 

lassos des mots

 

 

Usine – Palette – Parking – Mer de glace – Pinède – la vache – Béton – Pylône – Maison – en batterie – la route – Ballots – The CLUB –

 

 

artiste mineur de fond en comble à la recherche du génie des étages

 

 

aux paradigmes incertains

 


jcb




emportés par la sonorité du texte, ils partagent à présent le silence

 

la marche lente applique comme une patine à la pensée, une clarté à l’esprit bouillonnant du poète

 

naviguant parmi les ténèbres, le poète implore une obole de lumière, ou peut-être la transporte-t-il



RP







un homme de petite taille dans un wc de Bourg la Reine


jcb



de quel arbre en fleur je ne sais quel parfum


B



rameur rappeur beau parleur haut parleur choeur rimeur




quand je parle je chante


IH




sans blague, j'ai oublié


Aa








avantage d'exhaler de l'hélium bleu




paysage calciné de mon troisième oeil




solitude du fer à cheval




VO




merci pour les brillantes interventions po de :


IR : Ingrid Reuilly, PM : Patrick Modolo, AN : Andrew Nightingale, PL : Pierre Lamarque, SAL : Simon A Langevin - SC : Sandrine Cerruti, DS : David Spailier, FDC : François de Cornière, TF -:Tristan Félix , AIR : Rémi Drobycheff - AP - Alexandre Poncin, JMM - Jean-Michel Maubert, TS : Tom Saja, JLVD : Jean-Louis Van Durme, SC : Stéphane Casenobe, JG : Julien Grandjean, FD : François Desnoyer, PhM : Philippe Minot, PN : Pascal Nordmann, BG : Bruno Giffard, JF : Jérôme Fortin, JB : Julien Boutreux - jcb : Jean-Claude Bouchard, RP : Rémi Peronne, B : Basho, IH : Isabelle H,

Aa : Anonyme - VO : Valery Oisteanu - LS : Laetitia Secq - ISM : Isa Solfia Manzano - LL : Laurence Lagrange




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