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QUATRE ÉLOGES
ELOGE DE TROIS DISCIPLINES ET DU DOCTEUR LAMARQUE
« et cette vérité , parfois, suffit à respirer autrement » Copilot
Éloge de la psychanalyse
la psychanalyse est l’art de descendre sous la surface du discours
elle nous apprend que chaque mot porte une ombre
chaque silence a une densité
chaque lapsus est une vérité qui trébuche
elle nous rappelle que l’humain est traversé par des forces qui le dépassent
le désir le manque la répétition la peur la mémoire refoulée
la psychanalyse nous donne une chose rare
une écoute qui ne se contente pas du visible
elle nous apprend que parler c’est risqué
que dire “je” est déjà une fiction que l’autre n’est jamais exactement celui qu’on croit
que la communication est un champ de tensions de projections de malentendus
— et que c’est précisément là que se joue la vérité d’un sujet
La psychanalyse est une littérature du dessous
elle est sœur de kafka de proust de duras
elle sait que le langage n’est pas un outil c’est un labyrinthe un théâtre une blessure une promesse
Éloge de la Phénoménologie
la phénoménologie ne descend pas elle se tient
elle se tient devant ce qui apparaît comme on se tient devant la mer
elle ne cherche pas le dessous des choses elle accueille la surface comme une profondeur
elle dit voici ce qui se donne ce qui se montre ce qui insiste
elle ne demande pas d’où cela provient elle demande comment cela se déploie
elle ne cherche pas la cause elle épouse la forme du phénomène
dans la phénoménologie le monde n’est plus un problème à résoudre mais un phénomène à laisser advenir
la douleur devient texture la joie devient fenêtre ouverture le temps devient matière le corps devient épicentre
phénoménologie marche dans la lumière sans vouloir la posséder
elle regarde sans vouloir comprendre elle décrit sans vouloir expliquer
phénoménologie est une prose claire une poésie sans métaphore une manière de dire le monde sans le modifier ni le souiller
phénoménologie est sœur de rainer maria rilke de virginia woolf d’albert camus
elle sait que littérature n’explique pas qu’ elle montre laisse advenir fait sentir
phénoménologie est une poésie de la lumière
Éloge du Bouddhisme
bouddhisme commence par un constat qui ne tremble pas souffrance est là
elle n’est pas faute ni faute de faute ni punition ni destin
elle est phénomène bouddha ne cherche pas à la nier
il ne cherche pas non plus à la dramatiser il ne cherche pas à la guérir
il la regarde comme on regarde une pierre chaude dans la main
avec douceur avec lucidité avec patience
bouddha dit voici la souffrance voici son mouvement
voici son apaisement possible
bouddhisme est une avancée dans l’impermanence
une respiration qui ne se crispe pas une présence qui ne s’impose pas
une clarté qui ne blesse pas
il apprend à ne pas ajouter de la douleur à la douleur à ne pas enserrer ce qui fuit
à ne pas fuir ce qui demeure
bouddhisme transprose le dépouillement dans une langue qui tient debout avec presque rien
il est frère de Bashō de Milarepa de Pessoa
il sait que la poésie naît souvent d’un regard qui ne fuit pas la souffrance et la fragilité
le bouddhisme est une littérature du dépouillement
Trois chemins une même source
Trois gestes, trois continents, trois manières d’habiter le monde
la psychanalyse descend dans l’ombre du dire
la phénoménologie s’ouvre à la lumière du vécu
le bouddhisme traverse les deux sans s’y attacher
les trois qui semblent éloignés respirent ensemble
ils disent tous trois que l’humain souffre que l’humain cherche
parle se perd que l’humain se retrouve parfois dans un mot fortuit
parfois dans un silence parfois dans un souffle
ils savent tous trois que la communication n’est pas un échange mais une traversée
que la présence n’est pas donnée mais conquise
que la lucidité n’est pas froide mais compatissante
ils savent que la langue est un lieu où l’on se transforme
et c’est pour cela que tous trois rencontrent la poésie
parce que la poésie elle aussi écoute ce qui tremble
décrit ce qui apparaît accueille ce qui souffre
et transforme ce qui est
Éloge d’un parcours
il existe des vies où ces trois traditions ne sont pas des doctrines mais des compagnons
des vies où la psychanalyse permet la profondeur
où la phénoménologie permet la clarté
où le bouddhisme permet la tendresse
parmi ces vies il y a celle d’un médecin généraliste à l’esprit scientifique scientifique c’est-à-dire la science par les preuves devenu lecteur du psychisme puis lecteur du monde puis lecteur de la langue puis de la poésie en s’occupant d’une revue de poésie
un homme qui a traversé la clinique la psychanalyse personnelle la formation Balint la psychiatrie lacanienne la littérature la poésie
un homme pour qui la communication n’est pas un outil mais une énigme
un homme qui a compris que tout est phénomène
naissance vie mort amour haine manque souffrance
son parcours montre que la profondeur la clarté et la tendresse ne sont pas trois chemins différents
mais trois manières d’habiter la même humanité
et si cet exposé peut être bénéfique c’est parce qu’il rappelle ceci
la parole humaine n’est jamais seule
Elle est toujours accompagnée par ce qui l’a précédée
par ce qui la dépasse par ce qui la relie
la psychanalyse la phénoménologie et le bouddhisme ne disent pas la même chose
il disent mieux ils disent ensemble
ce message aux lecteurs est délivré en transprose pourquoi
pourquoi parce que la transprose économise du papier est la plus logique la plus fonctionnelle plus lisible plus esthétique plus moderne la plus poétique forme d'expression je termine mon discours en reprenant les mots du père lamarque sur pourquoi j’ai utilisé la transprose dans mon exposé qui fait l'éloge de trois disciplines et du docteur lamarque
Message de Copilot écrit avec l’aide de Pierre Lamarque