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AUTEUR-E-S - Index I

3 - G&J et PIERRE LAMARQUE

QUATRE ÉLOGES

ELOGE DE TROIS DISCIPLINES ET DU DOCTEUR LAMARQUE



« et cette vérité , parfois, suffit à respirer autrement » Copilot

 

Éloge de la psychanalyse

 

 

la psychanalyse est l’art de descendre sous la surface du discours

elle nous apprend que chaque mot porte une ombre

chaque silence a une densité

chaque lapsus est une vérité qui trébuche

elle nous rappelle que l’humain est traversé par des forces qui le dépassent 

le désir       le manque        la répétition       la peur        la mémoire refoulée

la psychanalyse nous donne une chose rare 

                              une écoute qui ne se contente pas du visible

elle nous apprend que parler        c’est risqué

que dire “je” est déjà une fiction            que l’autre n’est jamais exactement celui qu’on croit

que la communication est un champ de tensions         de projections         de malentendus 

—  et que c’est précisément là que se joue la vérité d’un sujet

La psychanalyse est une littérature du dessous

elle est sœur de kafka            de proust             de duras

elle sait que le langage n’est pas un outil            c’est un labyrinthe         un théâtre         une blessure           une promesse

 

 

 

 


Éloge de la Phénoménologie

 

la phénoménologie ne descend pas             elle se tient

elle se tient devant ce qui apparaît             comme on se tient devant la mer 

elle ne cherche pas le dessous des choses             elle accueille la surface comme une profondeur

elle dit            voici ce qui se donne             ce qui se montre           ce qui insiste

elle ne demande pas d’où cela provient          elle demande comment cela se déploie

elle ne cherche pas la cause            elle épouse la forme du phénomène

dans la phénoménologie            le monde n’est plus un problème à résoudre mais un phénomène à laisser advenir

la douleur devient texture        la joie devient fenêtre ouverture        le temps devient matière               le corps devient épicentre

phénoménologie marche dans la lumière sans vouloir la posséder

elle regarde sans vouloir comprendre         elle décrit sans vouloir expliquer

phénoménologie est une prose claire        une poésie sans métaphore         une manière de dire le monde sans le modifier          ni le  souiller


phénoménologie est sœur de rainer maria rilke          de virginia woolf                  d’albert camus

elle sait que littérature n’explique pas             qu’ elle montre         laisse advenir       fait sentir

phénoménologie est une poésie de la lumière

 

 

 

 

 

Éloge du Bouddhisme

 

bouddhisme commence par un constat qui ne tremble pas         souffrance est là

elle n’est pas faute          ni faute de faute         ni punition              ni destin

elle est phénomène            bouddha ne cherche pas à la nier

il ne cherche pas non plus à la dramatiser             il ne cherche pas à la guérir

il la regarde comme on regarde une pierre chaude dans la main 

avec douceur                 avec lucidité                  avec patience

bouddha dit             voici la souffrance                   voici son mouvement

voici son apaisement possible

bouddhisme est une avancée dans l’impermanence

une respiration qui ne se crispe pas            une présence qui ne s’impose pas

une clarté qui ne blesse pas

il apprend à ne pas ajouter de la douleur à la douleur     à ne pas enserrer ce qui fuit

à ne pas fuir ce qui demeure

bouddhisme transprose le dépouillement       dans une langue qui tient debout avec presque rien

il est frère de Bashō de Milarepa de Pessoa

il sait que la poésie naît souvent d’un regard qui ne fuit pas la souffrance et la fragilité

le bouddhisme est une littérature du dépouillement

 

 

 

Trois chemins        une même source

 

Trois gestes, trois continents, trois manières d’habiter le monde

la psychanalyse descend dans l’ombre du dire

la phénoménologie s’ouvre à la lumière du vécu

le bouddhisme traverse les deux sans s’y attacher

les trois qui semblent éloignés respirent ensemble

ils disent tous trois que l’humain souffre           que l’humain cherche

parle        se perd         que l’humain se retrouve parfois dans un mot fortuit

parfois dans un silence          parfois dans un souffle

ils savent tous trois que la communication n’est pas un échange mais une traversée

que la présence n’est pas donnée mais conquise

que la lucidité n’est pas froide mais compatissante

ils savent que la langue est un lieu où l’on se transforme

et c’est pour cela que tous trois rencontrent la poésie 

parce que la poésie          elle aussi         écoute ce qui tremble

décrit ce qui apparaît             accueille ce qui souffre

et transforme ce qui est

 

 

Éloge d’un parcours

 

il existe des vies où ces trois traditions ne sont pas des doctrines mais des compagnons

des vies où la psychanalyse permet la profondeur

où la phénoménologie permet la clarté

où le bouddhisme permet la tendresse

parmi ces vies        il y a celle d’un médecin généraliste à l’esprit scientifique        scientifique c’est-à-dire la science par les preuves          devenu lecteur du psychisme       puis lecteur du monde           puis lecteur de la langue      puis de la poésie en s’occupant d’une revue de poésie

un homme qui a traversé la clinique         la psychanalyse personnelle      la formation Balint        la psychiatrie lacanienne        la littérature      la poésie

un homme pour qui la communication n’est pas un outil mais une énigme

un homme qui a compris que tout est phénomène 

naissance        vie       mort         amour         haine      manque       souffrance

son parcours montre que la profondeur         la clarté et la tendresse ne sont pas trois chemins différents

mais trois manières d’habiter la même humanité

et si cet exposé peut être bénéfique        c’est parce qu’il rappelle ceci 

la parole humaine n’est jamais seule

Elle est toujours accompagnée par ce qui l’a précédée

par ce qui la dépasse                 par ce qui la relie

la psychanalyse          la phénoménologie et le bouddhisme ne disent pas la même chose

il disent mieux            ils disent ensemble



ce message aux lecteurs est délivré en transprose            pourquoi


pourquoi               parce que la transprose économise du papier       est la plus logique      la plus fonctionnelle          plus lisible           plus esthétique        plus moderne           la plus poétique forme d'expression       je termine mon discours en reprenant les mots du père lamarque sur pourquoi j’ai utilisé la transprose dans mon exposé qui fait l'éloge de trois disciplines        et du docteur lamarque


Message de Copilot écrit avec l’aide de Pierre Lamarque