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AUTEUR-E-S - Index I

86 - Laurence Lagrange

Poèmes de Laurence Lagrange et Pierre Lamarque

Radio paradis

 


Nous y voilà ! Pitou commence à me poser des questions existentielles et pourtant il n'y a pas si longtemps il apprenait à faire du vélo avec les petites roulettes! Mémé Louisa j'ai une drôle de question dans ma tête, ce matin la maîtresse madame Têtedur nous a raconté une histoire qui parlait du paradis. Je n'ai pas tout compris d'habitude c'est une histoire de loup ou de nains ou de copains qui font des bêtises... je vois, viens sur mes genoux si tu veux je vais essayer de te raconter ce qu'est la paradis.

Vois-tu c'est comme chez Mémé Louisa mais en mille mille mille fois plus grand. Il y a des maisons toutes rondes pour se déplacer et aller où l'on veut, ce sont des mémémobiles. Les gens n'ont pas de cheveux mais un entonnoir arc en ciel sur la tête qui fume quand ils sont amoureux. Les filles ont la langue bleue et les garçon rose. C'est comme ça le paradis. Tout le monde est très heureux. Le soleil est violet avec une trompe d'éléphant pour arroser les fleurs. Il n'y a pas de routes goudronnées. Et lorsqu'elles sont bien arrosées de cidre à 40° elles chantent très fort et même parfois elles rotent. Pitou rit en sautant sur mes genoux, ça aussi c'est le paradis. Mais mémé Louisa ils mangent quoi car moi j'ai faim tu sais ! Et bien mon petit pitou figure-toi qu'ils ne se nourrissent que de châtaignes vert pomme et de choucroute de vers de terre luisants. Les jours de fête où tout le monde rigole en mangeant du papier toilettes ils ont des glaces à la châtaigne ! Pitou serre mémé Louisa dans ses petits bras et lui demande à l'oreille : tu sais où est mon entonnoir ?


LauLag 7.10.2026

 

 

 

 

 

PREMIER CONTE DÉLIRANT DE LAURENCE LAGRANGE ET PIERRE LAMARQUE



deux machines à coudre les mots     blanches    étrangères      se faisaient face        dans l’eau 


pas une seule ne pipait        le silence des machines blanches à coudre les mots est bien connu



dans l’eau       leurs tiges se frôlant       l’une d’elle se mit à rosir


à force de rêver qu’elle était rouge           l’autre se mit à bleuir           rêvant de bleu


et sur ce            laurence et pierre  vous laissent       en espérant que ce conte vous aura plu     pour sa brièveté


                                          son audace              le choc des images   le poids des mots       le suspens