Le dépôt
Poèmes en transpose
je crève d'écrans aveuglément des mensonges
falsifiés la colère n'est pas ma couronne
servante du ciel
de l'enfer
je souris
des hypothèses malsaines
LauLag
à travers le tulle d'une mariée invisible
début d'été
chants d'amour conquérants ou maternels encore une fois un espace-temps
une tourterelle qui ne voyage plus accrochée sur une branche souple d'un acacia centenaire
j'aime le bruit lointain des avions de passage un bruit enfoui par la chaleur j'aime cette vie indépendante sensualité primsautière encore
encore encore
les mésanges la rose pierre de ronsard
le seringa
la joie
silence extraterrestre sucré
et encore
et peut-être toujours
LauLag
des nœuds dénoués de nos fourberies
attachés à ton cou tu ne fais plus l'effort
l'effort de respirer alors tombe
tombeau voisin encore inconnu le cri est
dans la tombe aucune inscription je tente
de me souvenir un éclair zèbre ton visage
le sang ne coule plus il ne reste que des
miettes de ton corps inanimé
un corbeau agonise seul témoin du dénouement
fatal
LauLag