Le dépôt
Poèmes en transpose
jeudi
17h37
grincement d'une chaise longue
le laurier pleure ses fleurs
il fait encore bon
encore une portière qui claque
les travailleurs rentrent chez eux
le chien du voisin émet un drôle de bruit
la voisine du 1er prépare sa soupe
le jardin sent le poireau et les carottes
au loin une sirène d'ambulance
certains côtoient la mort
le soleil s'efface
le corbeau pousse un dernier cri
c'est un jeudi comme un autre
17h43
LauLag 10.9.2026
jeudi 17h37 grincement d'une chaise longue le laurier pleure ses fleurs il fait encore bon encore une portière qui claque les travailleurs rentrent chez eux le chien du voisin émet un drôle de bruit la voisine du 1er prépare sa soupe le jardin sent le poireau et les carottes au loin une sirène d'ambulance certains côtoient la mort le soleil s'efface le corbeau pousse un dernier cri c'est un jeudi comme un autre 17h43
je crève d'écrans aveuglément des mensonges falsifiés la colère n'est pas ma couronne servante du ciel de l'enfer je souris des hypothèses malsaines
LauLag
mise au point mise au poing lutte des corps lutte décor
faux semblant sang blanc rouge sang étendre le jour
LauLag 31.5.2026
à travers le tulle d'une mariée invisible début d'été
chants d'amour conquérants ou maternels encore une fois un espace-temps une tourterelle qui ne voyage plus accrochée sur une branche souple d'un acacia centenaire
j'aime le bruit lointain des avions de passage un bruit enfoui par la chaleur j'aime cette vie indépendante sensualité
primesautière encore
encore encore
les mésanges la rose pierre de ronsard le seringa la joie
silence extraterrestre sucré
et encore et peut-être toujours
LauLag
des nœuds dénoués de nos fourberies attachés à ton cou tu ne fais plus l'effort l'effort de respirer alors tombe tombeau voisin encore inconnu le cri est dans la tombe aucune inscription je tente de me souvenir un éclair zèbre ton visage le sang ne coule plus il ne reste que des miettes de ton corps inanimé un corbeau agonise seul témoin du dénouement fatal
LauLag