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Le dépôt

PLACE AUX POÈMES

TRANSPROSE

CONTE DE CELUI-CI ET CELUI-LÀ - VERSION LONGUE ET COURTE

conte de celle qui ne respirait pas en lisant

 

 

VIVE PO

 

 

ça      résiste           mais ça vient

 

vive po      vive le toto     le loto la moto

 

vivent le po      et la transprose

 

vive la langue        chiac queer libre

 

 

 

 

 

VIVE LA LANGUE CHIAC QUEER LIBRE

 

 

Laurence, je publie mes textes sur Face book et hier en publiant mon texte, j’ai ajouté un commentaire expliquant la même chose ce que je viens de te dire… je ne tiens pas à négocier le prix de mon nom sur ce qui n’est pas entièrement fait main… sinon j’emploie un pseudonyme, pour mes traductions c’est en général G&J (je me fais aider du traducteur gratuit DeepL et souvent de l’auteur que je traduis), les autres pseudonymes sont Pierre, ou Isabelle H, ou plus rarement Jo Pastry, mon premier pseudo, suivi quelques années plus tard de G&J, Isabelle H, Pierre, tout récemment… un ou deux autres pseudo aussi que je n’ai pas gardés… l’IA peut-être utile pour aider à rédiger des article de critique… quand j’écris des po ou des poèmes je signe de mon nom parce que je les écris entièrement… j’ai employé le pseudo Isabelle H pour signer des poèmes mais c’est rare que je signe un poème d’un pseudonyme… j’ai fait écrire des poèmes par des IA, j’en ai trois ou quatre dans le dépôt, ils sont signés par l’IA elle-même… certains sont assez bien réussis, dont un intitulé Carglass, écrit par Mistral… je te le montrerai et le proposerai en même temps pour la revue à Matthieu et au comité de lecture de la revue… Matthieu Lorin est à sa façon aussi exigeant que moi... voilà, tu connais mes secrets de fabrication…


L’écriture me sert à comprendre le monde dans lequel nous nous levons tous les matins, et à me comprendre moi-même… j'écris par nécessité de tout dire, de tout penser… je suis le secrétaire de mes pensées... je ne peux verbaliser certaines choses que parce que je les note…d’abord j’écris pour moi… j’ai besoin d’un regard extérieur sur ce que je fais, ensuite… j’écris pour ce double regard…j’ai publié deux recueils aux éditions lpb et je tiens à ces deux-là parce qu’ils sont mes premiers émois et parce que je tiens à conserver mes premiers émois dans des papiers froissés… les anciens émois sont les plus frais... mais je suis très exigeant avec moi-même et récemment j’ai supprimé le tome 6 de mon Roman et suis en train de le réécrire… je ne peux proposer aux éditions que ce que dont je suis content…et vraiment je suis pas content de moi parfois…


Quand je participe à ton écriture en gardant certains poèmes de toi dans tes pages du dépôt, c’est parce que je suis aussi exigeant pour les autres que pour moi… j’ai l’instinct des bons textes et je ne supporte pas les textes moyens…il faut que mes textes et ceux des autres soient bons et que je puisse être content de ceux des autres comme des miens…


J’ai l’esprit minimaliste… je garde le meilleur, le plus réussi… je ne tiens pas à ce que nos égos encombrent les parages… j’ai pour projet de continuer à écrire Roman, où je recueille ce dont je suis content, et de publier un jour les tomes de Roman aux éditions lpb…je ne suis pas pressé de publier quoique ce soit comme nouveau livre…j’ai tout mon temps… … j’ai mes po que j’essaie de garder, il sont si fugaces… les po font ma joie, la transprose aussi... aussi bien ce que j'écris pourra être publié après ma mort, comme pour Pessoa... comme je t’ai dit j’écris pour moi d’abord… l’écriture me sert à comprendre le monde…à entrer dans le réel avec des mots qui sont les passeports du réel… à ce moment-là le réel devient vrai…


J’ai peu de goût pour la fiction… je préfère la transprose… je ne suis pas un conteur professionnel… je ne suis qu’un simple poète… je trouve que nous baignons dans la fiction… je m’intéresse à ce qui est réel et peut être traduit avec des mots vrais… 


Je me sers de ce que j’ai sous la main pour écrire… j’écris en langue chiac queer libre… vive la langue chiac queer libre et vivent le po et la transprose !


Amitiés

Pierre

 

 

 

 

 

BIS      

 

ça         résiste          mais ça vient

 

vive po      vive le toto   le loto la moto

 

vivent le po      et la transprose

 

vive la langue     chiac queer libre

 


 

 

 


conte de celle qui ne respirait pas en parlant













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CONTE DE CELUI-LÀ ET CELUI-CI 




celui-là ne respirait pas en parlant     il parlait d’un seul souffle     comme si chaque mot devait sortir avant qu’il ne soit prononcé     

il parlait vite     trop vite     comme si le silence    dans l'ombre derrière lui    le reluquait avec un couteau     il parlait pour rester debout     

 pour ne pas tomber     pour ne pas être rattrapé par le silence

celui-ci ne respirait pas en lisant     il lisait comme on plonge dans une histoire     gargantuesque pantagruélique 

shakespearienne et donquichottesque      sans reprendre haleine     sans remonter à la surface     il lisait pour comprendre ce qui lui échappait   

   pour tenir le monde dans ses mains     pour ne pas se perdre     pour rester vivant

un jour celui-là parla avec celui-ci     et celui-ci en l’écoutant se mit à lire celui-là     il lisait ses phrases comme on lit des lignes calmes  

                    il lisait ses silences absents     il lisait son souffle manquant         

cette lecture-là     celui-là la sentit     il sentit qu’on le lisait     pas qu’on l’écoutait     qu’on le lisait comme un poème  

   comme un po     comme une transprose     alors il ralentit son rythme     il laissa entrer dans ses narine un peu d’air 

                                 il parla avec des bouquets de hoquets     

il parla avec des blancs     il parla avec du silence      celui-ci en entendant ce souffle nouveau     s’était mis à le lire autrement      

il lisait celui-là en respirant     en laissant passer l’air     en laissant vivre les mots     sans laisser noyer celui-là dans ses mots

    alors celui-là respira en parlant     et celui-ci respira en lisant     et de leur souffle accouplé     quelque chose naquit      

quelque chose de minuscule       libre     vrai     un po peut être     ou juste une manière d’être au monde

ils ne se le dirent pas     ils n’en firent pas une théorie    ils n'en firent qu'un système pratique    ils respirèrent     ensemble      

chacun de son côté       à sa manière       chacun dans sa langue

ainsi naquit un nouveau po        puis naquit un nouveau poème    et celui-là et celui-ci 

– vécurent       longtemps  heureux    heureux       ensemble   

et embarquèrent    dans la grande galerie de leur arche porte-papillons

une belle et prospère famille 

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