Le dépôt
Méditation assise pour Allan Ginsberg
méditation assise pour Allen Ginsberg
Peut-être que l’immortalité viendra t'appeler sur la 13e rue Est
Sentir le vide laissé dans le grand loft
Peut-être que les porte-drapeaux audacieusement rythmés
Marcheront ce soir à travers le Tibet
Peut-être que le Dalaï Lama proclamera ton esprit comme une entité divine, un lion du dharma.
Comment se fait-il que tu sois venu mourir si tôt ?
L’amour meurt, le corps meurt, meurent les fleurs
Mais l’esprit anarchiste continue de croitre
Dernier verre, dernier appel téléphonique, dernier joint
Dernier poème, dernière nouvelle lune comme une rose blanche flétrie
Le cercle s’est refermé
Aujourd'hui, nous sommes les porte-drapeaux aux cheveux longs de la génération hippie.
La voix des beatniks, des générations possédées
Le moment est venu pour les post-beats, ceux qui sont obsédés par la liberté
E=mc2 à 2h00 du matin, le 5 avril 1997
L’heure de notre mécontentement
Les portails du ciel sont ouverts par Bouddha
Il est difficile d’abonnir ta mort prématurée, la fin de ta courageuse chanson
Les moines chantent, dirigés par Rimpoché
Aum Mane Padhme Aum
Nous avons lu ensemble à Chinese Chance, à l’église St. Marks, au TNC et enfin au mémorial de Huncke
Allen Ginsberg, tu as demandé mon ami, comment s’appelle-t-il déjà ? Pointant vers moi
Trop tard maintenant,
Je m’appelle Shiva assis, en méditation assise
Pour le lion de la liberté
Pour le lion de New York
