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AUTEUR-E-S - Index I

42 - Valery Oisteanu

Méditation assise pour Allan Ginsberg

méditation assise pour Allen Ginsberg 


Peut-être que l’immortalité viendra t'appeler sur la 13e rue Est

Sentir le vide laissé dans le grand loft 

Peut-être que les porte-drapeaux audacieusement rythmés 

Marcheront ce soir à travers le Tibet 

Peut-être que le Dalaï Lama proclamera ton esprit comme une entité divine, un lion du dharma. 

Comment se fait-il que tu sois venu mourir si tôt ? 

L’amour meurt, le corps meurt, meurent les fleurs 

Mais l’esprit anarchiste continue de croitre

Dernier verre, dernier appel téléphonique, dernier joint 

Dernier poème, dernière nouvelle lune comme une rose blanche flétrie 

Le cercle s’est refermé 

Aujourd'hui, nous sommes les porte-drapeaux aux cheveux longs de la génération hippie. 

La voix des beatniks, des générations possédées 

Le moment est venu pour les post-beats, ceux qui sont obsédés par la liberté 

E=mc2 à 2h00 du matin, le 5 avril 1997 

L’heure de notre mécontentement 

Les portails du ciel sont ouverts par Bouddha 

Il est difficile d’abonnir ta mort prématurée, la fin de ta courageuse chanson 

Les moines chantent, dirigés par Rimpoché 

Aum Mane Padhme Aum 

Nous avons lu ensemble à Chinese Chance, à l’église St. Marks, au TNC et enfin au mémorial de Huncke 

Allen Ginsberg, tu as demandé mon ami, comment s’appelle-t-il déjà ? Pointant vers moi 

Trop tard maintenant, 

Je m’appelle Shiva assis, en méditation assise 

Pour le lion de la liberté 

Pour le lion de New York