Le dépôt
286 - ZOOM BRASSENS
Le Gorille
Un gorille s’est échappé du zoo de Vincennes
Le gardien nommé Boubou
N’a pas fermé la porte à clef
Et le gorille en a profité
Pour s’offrir une nuit sur la ville
Il a rencontré une jeune et belle fille
Qui lui a dit : « Viens donc chez moi
Mon mari travaille à la nuit
À la manufacture d’outils
Il ne rentre qu’à minuit. »
Le gorille a suivi la belle
Et tous deux ont monté l’escalier
Mais quand ils sont arrivés
Devant la porte de l’appartement
Le gorille a eu un peu peur
Il a dit : « Je ne veux pas faire de mal
Je ne veux pas faire de mal
Mais je ne sais pas, moi, faire l’amour
Sans casser la gueule à quelqu’un. »
La jeune fille a dit : « Mon gros
Ne t’en fais pas pour ça
Mon mari n’est pas là
Et puis, de toute façon
Il n’est pas très fort. »
Le gorille a poussé la porte
Et s’est mis à tout casser
Les meubles, la vaisselle, les glaces
Et même le poste de radio
Qui diffusait du jazz
La jeune fille a crié : « Arrête !
Tu vas réveiller les voisins ! »
Mais le gorille a continué
À tout démolir dans l’appartement
En hurlant comme un damné
Le mari est rentré plus tôt
Et a trouvé sa femme
Dans les bras du gorille
Qui dormait, épuisé
Par tant d’efforts
Le mari a pris son fusil
Et a tiré sur le gorille
Qui s’est écroulé, mort
Sur le tapis du salon
En laissant un grand trou
La jeune fille a dit : « Mon Dieu !
Tu as tué mon gorille ! »
Le mari a répondu : « Ma chère
C’est lui ou moi Et j’ai choisi. »
Source : https://sites.google.com/site/snessarb/accueil/toutes-les-chansons-par-ordre-alphab%C3%A9tique
Supplique pour être enterré sur la plage de Sète
Je veux qu’on m’enterre sur la plage de Sète Au pied des grands hôtels, des grands casinos Que les filles en fleurs viennent y faire pipi Et que les marins pissent un coup sur mon tombeau Que les vieux de la vieille y crachent leur tabac Et que les enfants y jouent à la balle au mur Et que les amoureux y fassent l’amour
Je veux qu’on m’enterre sur la plage de Sète Au pied des grands hôtels, des grands casinos Que les filles en fleurs viennent y faire pipi Et que les marins pissent un coup sur mon tombeau Que les vieux de la vieille y crachent leur tabac Et que les enfants y jouent à la balle au mur Et que les amoureux y fassent l’amour
Je veux qu’on m’enterre sur la plage de Sète Au pied des grands hôtels, des grands casinos Que les filles en fleurs viennent y faire pipi Et que les marins pissent un coup sur mon tombeau Que les vieux de la vieille y crachent leur tabac Et que les enfants y jouent à la balle au mur Et que les amoureux y fassent l’amour
Source : http://clarckgaybeul.free.fr/
Les Deux Oncles
O vous les arracheurs de dents Tous les cafards, les charlatans, les prophètes Comptez plus sur oncle Archibald Pour payer les violons du bal à vos fêtes
En courant sus à un voleur Qui venait de lui chiper l’heure à sa montre Oncle Archibald, coquin de sort ! Fit de sa majesté la Mort, la rencontre
Telle une femme de petite vertu Elle arpentait le trottoir du cimetière Aguichant les hommes en troussant un peu Plus haut qu’il n’est décent son suaire
Oncle Archibald, d’un ton gouailleur, lui dit : « Va-t’en faire pendre ailleurs ton squelette Faut pas qu’on t’voie traîner dans le quartier Tu pourrais faire peur aux enfants de l’école Et puis, tu sais, la mort, c’est pas très catholique ! »
Source : https://chansongrise.canalblog.com/archives/2013/06/06/38258011.html
La Non-Demande en mariage
Je ne t’aime pas, non, ce n’est pas ma faute Que mon cœur soit si peu conforme à ton vœu Je ne t’aime pas, mais le pire, c’est que Mon amour pour toi grandit comme un feu Et qu’il me faut bien, pour que tu l’ignores Te le dire, te le dire encore
Je ne t’aime pas, non, ce n’est pas ma faute Si je n’ai pas su te donner le bonheur Je ne t’aime pas, mais je t’aime quand même Et c’est pour ça que je te quitte ce soir Car je ne veux pas que tu m’aimes par pitié Ou par habitude, ou par charité
Je ne t’aime pas, non, ce n’est pas ma faute Si je n’ai pas su te faire oublier Les amants de passage qui t’ont fait tant de mal Je ne t’aime pas, mais je t’aime quand même Et c’est pour ça que je m’en vais pour de bon Pour que tu puisses enfin m’oublier
Source : https://www.eternels-eclairs.fr/poemes-chansons-textes-paroles-georges-brassens.php
Le Grand Chêne
Il était un grand chêne Qui n’avait pas de chance Il était un grand chêne Qui n’avait pas de chance Il était un grand chêne Qui n’avait pas de chance Il était un grand chêne Qui n’avait pas de chance
Un jour, un vent terrible Lui a tordu le cou Un jour, un vent terrible Lui a tordu le cou Un jour, un vent terrible Lui a tordu le cou Un jour, un vent terrible Lui a tordu le cou
Il est tombé par terre En travers du chemin Il est tombé par terre En travers du chemin Il est tombé par terre En travers du chemin Il est tombé par terre En travers du chemin
Les gens du voisinage L’ont coupé en morceaux Les gens du voisinage L’ont coupé en morceaux Les gens du voisinage L’ont coupé en morceaux Les gens du voisinage L’ont coupé en morceaux
Ils en ont fait du feu Pour se chauffer l’hiver Ils en ont fait du feu Pour se chauffer l’hiver Ils en ont fait du feu Pour se chauffer l’hiver Ils en ont fait du feu Pour se chauffer l’hiver
Source : https://www.amazon.fr/Chansons-dabord-Toutes-ses-chansons/dp/2253062987
Présentation de l’auteur
Georges Brassens, né le 22 octobre 1921 à Sète et mort le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc, est un auteur-compositeur-interprète français, considéré comme l’un des plus grands poètes de la chanson française. Issu d’un milieu modeste, il grandit entre Sète et Paris, où il développe très tôt un goût pour la poésie et la musique. Autodidacte, il s’inspire aussi bien de la tradition populaire que des grands auteurs classiques (Villon, Hugo, Verlaine).
Son œuvre, marquée par un style à la fois truculent et poétique, mêle humour, tendresse, anarchisme et critique sociale. Brassens a su donner une voix aux marginaux, aux amoureux, aux anticonformistes, tout en maniant la langue française avec une virtuosité rare. Il laisse derrière lui plus de 200 chansons, devenues des classiques, et une influence majeure sur plusieurs générations d’artistes.
Bibliographie
- Brassens, Georges. Les Chansons d’abord : Toutes ses chansons. Le Livre de Poche, 2006.
- Brassens, Georges. Œuvres complètes : Chansons, poèmes, romans, préfaces, écrits libertaires, correspondance. Le Cherche Midi, 2011.
- Dagrosa, Elvira. Georges Brassens : Mon fils. Fayard, 1982.
- Cazzani, Serge. Brassens, mon oncle. Calmann-Lévy, 2006.
- Site officiel de l’association des amis de Georges Brassens : https://www.ace15.org/