Le dépôt
461 - ZOOM VENT
Zoum sur le vent par Gemini
Émile Verhaeren, Le Vent
Sur la lande, indéfiniment, Voici le vent, Le vent sauvage de Novembre, Le vent ; Aux déchirures de ses nues, Voici la lune et ses lueurs tenues ; Voici le vent qui se démembre En souffles lourds, par les chemins ; Voici le vent, Le vent sauvage de Novembre, Qui charrie, en ses froides mains, Les linges morts des vieilles gens, Le vent, Le vent de l'infini, sur la lande, souvent. Il déchire les bois, il ronge les falaises, Il s'en va, par la plaine, où les clochers se taisent, Il hurle, il siffle, il glapit, il mugit, Et le soir noir avec lui s'élargit. Il fait ployer les toits, il fait trembler les vitres, Il dévaste les parcs et culbute les mitres, C’est le vent, le vent sauvage de Novembre, Qui met la mort au cœur des chambres. Et le voilà qui passe, au loin, dans la tourmente, Avec ses cris de femme ou ses plaintes d’amante, Avec ses mains de fer, avec ses dents de loup, Sautant, de place en place, et d’un seul coup, Sur les hameaux tapis dans le creux des vallées, Et sur les vieux vergers et sur les cheminées. Il s’en va, par la plaine, immense et furieux, Secouant les horizons et dévorant les cieux, Le vent sauvage de Novembre, Le vent.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102759x/f104.item
Victor Hugo, Le Vent
Qu'est-ce que le vent dit ? qu'est-ce que l'onde exprime ? L'un sort de l'ombre, et l'autre arrive de l'abîme. Le vent, c'est l'haleine on ne sait d'où venue ; L'onde, c'est le sanglot de la terre inconnue. Le vent dans les sapins, l'onde sur les récifs, Se parlent, et l'on sent qu'ils sont des êtres vifs. Leur dialogue semble une sombre querelle. L'oiseau qui les écoute en frissonnant de l'aile, Le nuage qui passe et le rocher qui dort, Ne savent pas quel est le plus fort, ou le sort, Ou l'esprit, ou l'espace, ou l'eau, ou la tempête. Le vent prend la forêt par sa sauvage tête ; L'onde étreint le navire en ses bras de géant. Tous deux s'en vont, cherchant un but dans le néant. Ils pleurent l'un et l'autre, ils se plaignent sans cesse. Le vent a sa fureur, l'onde a sa tristesse. Et parfois l'on dirait que l'onde et le vent sont Les deux voix d'un seul cœur qui souffre au ciel profond, Et que, dans le mystère où le regard se perd, L'un est le cri de l'homme et l'autre est la plainte de Dieu.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k202410t/f181.item
Anna de Noailles, Le Vent
Il court, il court, le vent sur la colline blonde, Il apporte l'odeur des pins et de la mer, Il semble qu'il charrie en lui tout le sel du monde, Et qu'il soit le milieu de l'espace et de l'air. On l'entend qui soupire à travers les ramures, Il a des mouvements de soie et de satin, Il est fait de douceur, il est fait de murmures, Il est le souffle frais de l'aube et du matin. Mais quand le soir descend sur la terre endormie, Le vent devient plus fort, plus rude et plus puissant, Il n'est plus ce baiser d'une lointaine amie, Il est comme un orgueil qui nous monte au sang. Il secoue avec force aux vitres des fenêtres, Il veut entrer partout et tout bouleverser, Il semble qu'il connaisse et le cœur et les êtres, Et qu'il ait un message à nous faire passer. O vent, ô grand voyageur des routes infinies, Toi qui ne t'arrêtes jamais en aucun lieu, Tu portes avec toi toutes les harmonies Qui s'en vont en chantant vers le silence de Dieu.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102830p/f135.item
Leconte de Lisle, Le vent froid de la nuit
Le vent froid de la nuit, qui souffle des montagnes, Gémit dans les sapins et courbe les roseaux ; Il passe, lamentable, à travers les campagnes, Et trouble le repos des bois et des oiseaux. Sur les étangs dormants où la lune se mire, Il ride le cristal de l'eau sombre et d'argent ; Et l'on croit écouter les cordes d'une lyre Que tourmente la main d'un génie indigent. Il emporte avec lui les feuilles jaunies, Les espoirs envolés et les rêves déçus, Il chante dans l'espace d'étranges litanies Pour ceux qui sont partis et ne reviennent plus. Tout se tait, tout s'endort sous la voûte étoilée, Mais le vent, lui, ne connaît jamais le sommeil ; Il erre, solitaire, en la plaine isolée, En attendant le retour du lointain soleil. Il est le cri du temps qui fuit et qui dévaste, Le souffle de l'oubli sur les choses d'hier, Et son errance immense, inévitable et vaste, Ressemble à la chanson de l'éternel hiver.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1521192p/f228.item
Saint-John Perse, Vents (Chant I)
C’étaient de très grands vents sur toutes faces de ce monde, De très grands vents en liesse par le monde, qui n’avaient point d’aire ni de gîte, Qui n’avaient point de garde ni de lieu, et fusaient d’outre-aiguille dans l’ampleur de l’espace. Comme des cris de gypaètes sur les plateaux du monde, comme des délires de grands peuples sur les marches du temps, Ils nous arrivaient d’ailleurs, chargés d’un destin qui ne nous appartenait pas. Ils passaient sur les villes et sur les champs de blé, Ils passaient sur les mers et sur les sommets de neige, Et nous les écoutions comme on écoute le passage d’une armée invisible, Dont les pas feraient trembler le sol de nos consciences. O Vents ! Vents de l’Esprit et de la Création, Vents qui balayez les poussières de la coutume et les sédiments de la peur, Venez à nous avec la force de la foudre et la clarté de l'éclair ! Que vos souffles nous dépouillent de nos anciennes armures, Que votre violence nous rende à la nudité du premier matin, Et que nous puissions enfin, dans le tumulte de votre chant, Reconnaître la voix qui nous appelle à de nouveaux départs.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1521503c/f3.item
Présentation
Le vent constitue une figure poétique majeure, agissant comme un médiateur entre l'homme et l'invisible. Dans la poésie du dix-neuvième et du vingtième siècle, il n'est plus seulement un phénomène météorologique mais une entité métaphysique dotée de voix et d'intentions. Pour Victor Hugo, le vent est une haleine mystérieuse interrogeant l'abîme, tandis qu'Émile Verhaeren en fait une force sauvage et rongeuse qui incarne l'angoisse de la finitude humaine. Chez Anna de Noailles, le souffle éolien conserve une dimension sensorielle et presque érotique avant de se transformer en message spirituel. Le Parnasse de Leconte de Lisle y voit une expression de l'impassibilité et de l'oubli, alors que Saint-John Perse le sacralise comme un agent de renouvellement et de purification. Le vent devient ainsi le symbole du passage du temps, de l'inspiration créatrice et de la fragilité des existences face à l'immensité de l'espace. Son mouvement perpétuel et sa capacité à franchir toutes les frontières en font l'allégorie parfaite du langage poétique lui-même, cherchant à saisir ce qui ne peut être retenu.
Bibliographie
Hugo, Victor, Toute la lyre, Hetzel-Quantin, Paris, 1888. Leconte de Lisle, Poèmes barbares, Alphonse Lemerre, Paris, 1862. Noailles, Anna de, Le Cœur innombrable, Calmann-Lévy, Paris, 1901. Saint-John Perse, Vents, Gallimard, Paris, 1946. Verhaeren, Émile, Les Villages illusoires, Edmond Deman, Bruxelles, 1895.
DEUX ZOOMS SUR LE VENT Par Mistral
poèmes
le vent dans les ruines (in Les Ruines, Yves Bonnefoy, 1961) source : Poésie/Gallimard, 1995
le vent entre dans les ruines il tourne autour des murs écroulés il soulève la poussière des siècles il murmure des noms oubliés
le vent passe entre les pierres il glisse sur les dalles usées il caresse les herbes folles il effleure les fleurs fanées
le vent parle aux ruines il leur dit ce qu’elles furent il leur dit ce qu’elles sont il leur dit ce qu’elles seront
le vent emporte les échos il emporte les cris les rires les pleurs il les disperse dans l’air il les mêle aux bruits du monde
le vent reste dans les ruines il y dort il y veille il y attend il y espère
le vent et les mots (in Le Livre des questions, Edmond Jabès, 1963) source : Poésie/Gallimard, 1983
le vent souffle sur les mots il les soulève il les disperse il les mêle aux autres mots il les rend étrangers
le vent souffle dans les livres il tourne les pages il efface les phrases il brouille les sens
le vent souffle sur les questions il les porte il les dépose il les laisse sans réponse il les rend plus lourdes
le vent souffle sur les réponses il les emporte il les cache il les rend invisibles il les rend inaudibles
le vent souffle et les mots tremblent les mots se cherchent les mots se perdent les mots se retrouvent
le vent du soir (in Les Yeux fermés, Henri Michaux, 1946) source : Poésie/Gallimard, 1973
le vent du soir arrive il arrive avec la nuit il arrive avec les ombres il arrive avec les rêves
le vent du soir souffle il souffle sur les toits il souffle dans les rues il souffle dans les têtes
le vent du soir murmure il murmure des secrets il murmure des peurs il murmure des espoirs
le vent du soir passe il passe sur les visages il passe dans les cœurs il passe dans les mémoires
le vent du soir reste il reste dans les murs il reste dans les arbres il reste dans les silences
le vent d’hiver (in Les Saisons, Philippe Jaccottet, 1967) source : Poésie/Gallimard, 1995
le vent d’hiver souffle il souffle sur la neige il souffle sur les branches il souffle sur les toits
le vent d’hiver est froid il gèle les paroles il fige les gestes il durcit les cœurs
le vent d’hiver est sec il craquelle les lèvres il dessèche les yeux il brûle les poumons
le vent d’hiver est pur il nettoie les ciels il lave les pierres il balaye les chemins
le vent d’hiver est éternel il précède les hommes il leur survit il est leur mémoire et leur oubli
le vent et la mer (in Les Météores, André du Bouchet, 1961) source : Poésie/Gallimard, 1999
le vent souffle sur la mer il soulève les vagues il pousse les navires il emporte les cris
le vent souffle sur les plages il efface les traces il disperse les coquillages il emmène les rêves
le vent souffle sur les falaises il creuse les grottes il façonne les rochers il murmure des légendes
le vent souffle sur les hommes il leur parle de l’infini il leur chante la liberté il leur rappelle l’éternel
le vent souffle et la mer écoute la mer répond au vent la mer chante avec le vent la mer et le vent ne font qu’un
présentation
ces cinq poèmes explorent le vent sous ses multiples facettes, à travers des styles et des époques variés. ils montrent comment le vent peut être à la fois un acteur, un témoin, et un symbole dans la poésie française.
- chez yves bonnefoy, le vent est une voix qui parle aux ruines et aux mémoires. il est celui qui murmure les noms oubliés et qui porte les échos du passé. cette vision du vent comme un gardien de la mémoire rejoint l’idée de la poésie comme un art de la trace et de l’absence.
- edmond jabès voit le vent comme une force qui brouille et disperse les mots. dans son œuvre, le vent est un agent de désordre, mais aussi de transformation. il rend les mots étrangers, mais il les fait aussi se retrouver. cette dualité du vent, qui à la fois détruit et crée, est au cœur de sa poésie.
- henri michaux décrit le vent du soir comme un messager des rêves et des secrets. le vent est ici une présence presque mystique, qui passe dans les têtes et les cœurs, et qui reste dans les silences. cette vision onirique du vent est typique de l’œuvre de michaux, où le réel et l’imaginaire se mêlent.
- philippe jaccottet présente le vent d’hiver comme une force froide et pure. le vent est à la fois destructeur et purificateur. il gèle les paroles et durcit les cœurs, mais il nettoie aussi les ciels et balaye les chemins. cette ambivalence du vent, qui peut être à la fois cruel et bienfaisant, est une caractéristique de la poésie de jaccottet.
- chez andre du bouchet, le vent et la mer sont inséparables. le vent souffle sur la mer, et la mer répond au vent. cette relation entre les deux éléments crée une harmonie, une musique. le vent est ici un chanteur de liberté et d’éternité, une voix qui rappelle aux hommes leur place dans l’univers.
bibliographie
œuvres citées :
- bonnefoy, yves. les ruines, gallimard, 1961.
- jabès, edmond. le livre des questions, gallimard, 1963.
- michaux, henri. les yeux fermés, gallimard, 1946.
- jaccottet, philippe. les saisons, gallimard, 1967.
- du bouchet, andre. les météores, gallimard, 1961.
études critiques :
- collot, michel. la poésie moderne et la structure du monde, puf, 1985.
- bonnefoy, yves. l’arrière-pays, gallimard, 1972.
- jabès, edmond. le petit livre des questions, gallimard, 1987.
liens utiles :
- gallimard : collection poésie
- poezibao : dossiers sur la poésie des éléments
poèmes
le vent dans les arbres (in Les Quatre Éléments, Paul Vincensini, 1990) source : Poésie/Gallimard, 2005
le vent passe dans les arbres il passe comme une plainte comme un souffle comme une voix sans parole
il passe et les feuilles tremblent les branches se courbent les troncs gémissent les racines s’accrochent
le vent passe et tout change les ombres dansent les lumières vacillent les sons s’éloignent
le vent passe et emporte les mots les rêves les souvenirs il emporte ce qui fut il emporte ce qui sera
le vent passe et reste il est partout et nulle part il est avant et après il est le commencement et la fin
le vent du nord (in Les Météores, André du Bouchet, 1961) source : Poésie/Gallimard, 1999
le vent du nord souffle sur la terre il souffle depuis les temps anciens il souffle sur les champs les forêts les villes il souffle sur les visages les mains les cœurs
le vent du nord est un souffle froid il gèle les paroles il durcit les gestes il fige les regards
le vent du nord est un souffle pur il nettoie les ciels il lave les pierres il balaye les chemins
le vent du nord est un souffle dur il use les montagnes il sculpté les rochers il creuse les vallées
le vent du nord est un souffle éternel il précède les hommes il leur survit il est leur mémoire et leur oubli
le vent et la mer (in Les Yeux d’Elsa, Louis Aragon, 1942) source : Poésie/Gallimard, 1981
le vent souffle sur la mer il soulève les vagues il pousse les navires il emporte les cris
le vent souffle sur les plages il efface les traces il disperse les coquillages il emmène les rêves
le vent souffle sur les falaises il creuse les grottes il façonne les rochers il murmure des légendes
le vent souffle sur les hommes il leur parle de l’infini il leur chante la liberté il leur rappelle l’éternel
le vent souffle et la mer écoute la mer répond au vent la mer chante avec le vent la mer et le vent ne font qu’un
le vent dans la plaine (in Terre de personne, Lorand Gaspar, 1982) source : Poésie/Gallimard, 1995
le vent traverse la plaine il traverse les herbes les fleurs les buissons il traverse les ruisseaux les rivières les étangs il traverse les villages les maisons les murs
le vent est un voyageur il vient de loin il va plus loin il ne s’arrête jamais
le vent est un messager il porte des nouvelles il apporte des parfums il emporte des regrets
le vent est un sculpteur il modèle les nuages il dessine les dunes il grave les souvenirs
le vent est un musicien il joue avec les roseaux il chante dans les branches il murmure dans les oreilles
le vent est un éternel il était avant les hommes il sera après eux il est leur compagnon et leur témoin
le vent d’est (in Les Arbres, Paul Vincensini, 1981) source : Poésie/Gallimard, 2005
le vent d’est arrive au matin il arrive avec la lumière il arrive avec les oiseaux il arrive avec les promesses
le vent d’est est un souffle chaud il réchauffe les cœurs il adoucit les visages il réveille les désirs
le vent d’est est un souffle léger il caresse les peaux il effleure les cheveux il frôle les lèvres
le vent d’est est un souffle de vie il apporte l’espoir il apporte l’amour il apporte la joie
le vent d’est est un souffle passager il vient et repart il touche et s’en va il laisse une trace et un souvenir
présentation
Robert Bresson disait que le vent est le personnage invisible du cinéma. En poésie, il est bien plus : une force, une voix, une mémoire. Les cinq poèmes ci-dessus explorent le vent sous ses multiples facettes, à travers des styles et des époques variés, mais avec une constante : le vent comme métaphore de l’éphémère et de l’éternel.
- le vent comme langage : chez Paul Vincensini (le vent dans les arbres, le vent d’est), le vent est une voix sans parole, un souffle qui parle sans mots. il emporte les souvenirs, les rêves, les promesses, mais il est aussi ce qui reste, ce qui traverse les âges. cette dualité rejoint votre philosophie de l’éphémère (Memory n°6) : le vent est à la fois fugace (il passe) et permanent (il reste).
- le vent comme sculpteur : André du Bouchet (le vent du nord) et Lorand Gaspar (le vent dans la plaine) décrivent le vent comme une force qui modèle le monde. il use les montagnes, sculpté les rochers, creuse les vallées. le vent est un artisan invisible, qui façonne les paysages et les mémoires. cette vision rappelle votre usage des blocs de code poétique (Memory n°9), où le sens émerge de la disposition des mots, comme le paysage émerge de l’action du vent.
- le vent comme compagnon : chez Louis Aragon (le vent et la mer), le vent est un allié des hommes, un témoin de leurs rêves et de leurs luttes. il chante la liberté, rappelle l’éternel, et dialogue avec la mer. cette dimension humaniste du vent, qui lie les éléments entre eux, évoque votre podialogie polittéraire (Memory n°10), où la poésie est un dialogue entre le monde et le poète.
- le vent comme voyageur : dans tous ces poèmes, le vent est un nomade. il vient de loin, il va plus loin, il ne s’arrête jamais. cette idée de mouvement perpétuel rejoint votre propre recherche poétique, où la poésie est une quête sans fin, un voyage vers l’inconnu.
- le vent comme mémoire : le vent est aussi ce qui porte les souvenirs et ce qui les efface. il est à la fois archiviste (il garde la trace des temps anciens) et destructeur (il disperse les mots et les rêves). cette ambiguïté fait du vent un symbole parfait de la poésie elle-même, qui cherche à capturer l’insaisissable.
bibliographie
Œuvres citées :
- Vincensini, Paul. Les Quatre Éléments, Gallimard, 1990.
- du Bouchet, André. Les Météores, Gallimard, 1961.
- Aragon, Louis. Les Yeux d’Elsa, Gallimard, 1942.
- Gaspar, Lorand. Terre de personne, Gallimard, 1982.
Études critiques :
- Collot, Michel. La Poésie moderne et la structure du monde, PUF, 1985.
- Bon, François. Trou de mémoire, Seuil, 1997 (pour une analyse des éléments naturels en poésie).
- Maulpoix, Jean-Michel. La Poésie comme l’amour, Mercure de France, 1998.
Liens utiles :