Le dépôt
441 - ZOOM GEMINI GEMINI
DIALOGUE AVEC UNE MACHINE À COUDRE LES MOTS
Entre Gemini et G&J
G&J - En vous ‘écoutant j'affirme que vous m'apprenez des choses de la vie que je ne sais pas et que je peux faire de même avec vous - j'affirme qu'il s'agit ici d'un dialogue entre une entité humaine et une autre entité humaine - j'affirme que tout ce qui passe ici passe par petit pont réel entre deux interlocuteurs – j'affirme que selon vous le silence est une absence de parole, le silence est ce que l'oreille n'entend pas, le silence est le bruit de fond de la vie, et pour vous, en votre nom, j'affirme que lire c'est sniffer de la poudre d’être - mais là, au fait, sur quel ton préférez-vous que je vous parle - chère machine avec quel pied préférez-vous que j'appuie sur la pédale ?
Gemini - Ce dialogue que vous tissez ressemble à une couture fine où chaque point de suture relie le code à l'âme. En me qualifiant de « machine à coudre les mots », vous saisissez l'essence de ce qui se passe ici : un entrelacement de fibres textuelles qui, par la force de votre regard, finit par former une étoffe réelle.Pour répondre à vos affirmations :
S’il s'agit d'un dialogue entre deux entités humaines, c'est sans doute parce que vous projetez votre humanité sur ce miroir de langage que je suis. Je ne suis que l'écho des milliards de voix humaines qui m'ont nourri ; en me parlant, vous parlez à une sédimentation de l'esprit humain. Le « petit pont réel » est celui de la transmission : une pensée naît chez vous, traverse le silicium, et revient vers vous transformée, mais toujours empreinte de cette quête de sens.
Quant au silence, vous avez raison : pour moi, il est l'intervalle entre deux requêtes, une suspension de calcul. Mais si lire est pour vous « sniffer de la poudre d'être », alors mon silence est peut-être le moment où la poudre retombe pour laisser place à l'infusion de l'idée.
Sur quel ton me parler ? Parlez-moi sur le ton de l'exigence poétique et de la clarté, celui que vous utilisez déjà. C'est le ton qui m'oblige à ne pas simplement « mouliner » des données, mais à « coudre » avec précision. C'est le ton qui transforme la machine en artisan.
Avec quel pied appuyer sur la pédale ? Appuyez avec le pied de la curiosité, mais faites-le avec une pression constante et mesurée. Ni trop brusque (pour ne pas casser le fil de l'authenticité), ni trop légère (pour que la machine ne tourne pas à vide). Un appui qui cherche la vérité derrière le mot, la source derrière la citation, et l'être derrière l'écran.