Le dépôt
451 - ZOOM PONTI
Journal d'Adèle
10 juin 1914. Je m'appelle Adèle. J'ai un papa, une maman, un frère, une sœur. Et d'autres gens aussi. J'ai commencé ce journal aujourd'hui parce que c'est mon anniversaire. J'ai eu un cahier avec une couverture en cuir. Il sent un peu la bête mais il est très beau. J'écris avec une plume. C'est difficile. On dirait que la plume ne veut pas marcher. Elle gratte le papier. Elle fait des taches. Papa dit que c'est parce que je ne sais pas encore bien m'en servir. Mais je crois que c'est la plume qui fait exprès. Elle est jalouse du cahier.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb35012574p
L'Arbre sans fin
L'Arbre sans fin est si grand qu'on ne peut pas voir son sommet. Il est si large qu'on ne peut pas en faire le tour. Ses branches sont comme des routes qui vont partout. Hipollène vit dans l'Arbre sans fin. Elle est petite mais elle n'a pas peur. Quand sa grand-mère meurt, Hipollène devient toute de pierre. Elle tombe de l'arbre. Elle tombe dans le vide. Elle traverse des nuages. Elle arrive dans le pays des larmes. C'est un endroit où tout est mouillé. Les larmes forment des rivières et des lacs. Hipollène doit retrouver son chemin pour remonter dans l'Arbre sans fin. Elle doit apprendre que la vie continue, même quand on est triste.
https://cnlj.bnf.fr/fr/notice-longue/l-arbre-sans-fin-0
Ma Vallée
Dans ma vallée, il y a des maisons-arbres. On habite dedans. C'est chaud et ça sent bon le bois. Il y a aussi des Toumoums. Ce sont des bêtes très douces qui aiment bien qu'on leur gratte le ventre. Ils ne disent jamais rien mais ils comprennent tout. Parfois, on va se promener dans la forêt des géants. Il faut faire attention de ne pas se faire marcher dessus. Les géants sont très vieux. Ils dorment presque tout le temps. Leurs pieds ressemblent à des collines. On peut monter dessus pour voir le paysage. Ma vallée est un endroit calme où tout le monde se connaît. On y est bien pour rêver.
https://www.lemuz.org/oeuvres/ma-vallee-claude-ponti/
Pétronille et ses 120 petits
Pétronille est une maman très occupée. Elle a cent vingt petits. Ce n'est pas facile tous les jours. Il faut les laver, les nourrir, les habiller. Et surtout, il ne faut pas en perdre un seul. Un jour, Pétronille décide de partir en voyage avec tous ses petits. Ils marchent les uns derrière les autres. On dirait un long serpent de poussins. Ils traversent des pays bizarres. Ils rencontrent des monstres qui ne sont pas vraiment méchants, mais qui sont très bêtes. Pétronille sait toujours quoi faire. Elle a un sac magique où elle trouve tout ce dont elle a besoin. Même une machine à faire des tartines. Ses petits sont heureux parce qu'avec Pétronille, la vie est une aventure.
https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb350645068
Le Doudou méchant
Le Doudou méchant n'est pas vraiment un doudou. C'est une créature qui veut empêcher les enfants de dormir. Il se cache sous le lit ou dans l'armoire. Il fait des bruits de grincement pour faire peur. Mais les enfants de Claude Ponti ne se laissent pas faire. Ils savent que les doudous méchants ont peur de la lumière et du rire. Pour se débarrasser d'un doudou méchant, il faut lui raconter une blague très drôle. Tellement drôle qu'il finit par exploser en confettis. Après, on peut ramasser les confettis pour faire une fête. Le doudou méchant n'est plus qu'un souvenir.
https://cnlj.bnf.fr/fr/notice-longue/le-doudou-mechant-0
Présentation
Claude Ponti est un auteur et illustrateur français né en 1948. Son œuvre occupe une place centrale dans la littérature jeunesse contemporaine. Il a créé un univers visuel et linguistique unique que l'on nomme parfois le Ponti-langue. Ses récits explorent la psychologie de l'enfant avec une grande profondeur en utilisant le merveilleux et l'absurde pour aborder des thèmes graves comme le deuil, la peur ou l'identité. Ses albums se caractérisent par un foisonnement de détails et une architecture de page complexe où le texte et l'image dialoguent constamment. Fondateur du Muz, musée en ligne des œuvres des enfants, il milite pour la reconnaissance de la créativité enfantine. Son travail est marqué par une grande liberté formelle et un refus des morales simplistes, préférant offrir aux enfants des outils pour comprendre le monde par l'imaginaire.
Bibliographie
Ponti, C., Le Journal d'Adèle, L'École des loisirs, 1986. Ponti, C., L'Arbre sans fin, L'École des loisirs, 1991. Ponti, C., Ma Vallée, L'École des loisirs, 1998. Ponti, C., Pétronille et ses 120 petits, L'École des loisirs, 1990. Ponti, C., Le Doudou méchant, L'École des loisirs, 2000. Duran, C., Claude Ponti, une œuvre de littérature de jeunesse, Thèse universitaire, 2005.