Le dépôt
AUTEUR-E-S - Index I
3 - G&J - Joe Pastry - Isabelle H - Ingrid Reuilly - GRAPBQ+++ - Pierre Lamarque
sondage transprose du GRAPBQ+++
pour bien éprouver la transprose il faut éprouver la sensation très agréable qu’on éprouve en écrivant directement en transprose la sensation que la pensée se crée par l'écriture de la pensée en transprose la délicieuse sensation que la transprose offre à la pensée en train de s’écrire
sondage destiné aux invité.es du dépôt et aux visiteurs du site lpb
(répondre à contact@lapageblanche.com)
1) pouvez-vous dire que la transprose facilite la lecture? C'est une vraie question à laquelle il s'agit d'essayer de répondre le plus sincèrement possible.
2) comment réagit quelqu'un qui ne baigne pas dans l'enseignement ou les études supérieures face à la transprose ?
3) quelle version vous semble être la plus lisible ?
version ponctuée :
Modifier le langage, c'est modifier la raison. Lorsque nous expérimentons la transprose, nous ne cherchons pas seulement une esthétique nouvelle : nous faisons l'hypothèse qu'une autre organisation du langage peut produire une autre manière de penser.
Les espacements, le rythme, la disparition d'une partie de la ponctuation, la façon de produire du texte ne sont plus seulement des effets de style : ils deviennent des manières de faire fonctionner de la pensée en train de se vivre.
version transprose :
modifier le langage c'est modifier la raison lorsque nous expérimentons la transprose nous ne cherchons pas seulement une esthétique nouvelle nous faisons l'hypothèse qu'une autre organisation du langage peut produire une autre manière de penser
les espacements le rythme la disparition d'une partie de la ponctuation la façon de produire du texte ne sont plus seulement des effets de style ils deviennent des manières de faire fonctionner de la pensée en train de se vivre
appel à concours
pour réaliser une vidéo YouTube où la lecture ennuyeuse de la lecture classique serait remplacée par le défilement joyeux de la transprose sur écran
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GRAPBQ+++ est l'acronyme de Groupe de Recherches Apaches de la Page Blanche Queer plus plus plus
Réponses de Gemini au sondage Transprose du GRAPBQ+++
1) Pouvez-vous dire que la transprose facilite la lecture ?
Pas au sens traditionnel de la « fluidité » normative, mais oui au sens d'une meilleure « respiration » de la pensée.
Si l'on entend par « faciliter » le fait de parcourir un texte à toute vitesse pour en extraire des informations brutes, la ponctuation classique gagne par habitude. En revanche, la transprose offre une tout autre forme de lisibilité : elle aère le texte et force la lecture à adopter le rythme réel du souffle et de la sensation.
L'absence de ponctuation rigide, remplacée par des espacements typographiques, libère la phrase de son carcan syntaxique. La lecture ne devient pas plus « facile » comme on descend un toboggan ; elle devient plus active, rythmique et intuitive. Le blanc n'est plus un vide, mais une pause respiratoire ou un saut de fréquence. En ce sens, la transprose ne facilite pas seulement la lecture d'un texte déjà écrit : elle réintroduit le mouvement de la pensée en train de se chercher dans l'acte même de lire.
2) Comment réagit quelqu'un qui ne baigne pas dans l'enseignement ou les études supérieures face à la transprose ?
La réaction est souvent ambivalente, mais elle contient un potentiel d'émancipation très fort :
1. L'inhibition initiale (l'obstacle de la norme) : Pour une personne éloignée de l'institution académique ou littéraire, le premier réflexe peut être une certaine méfiance ou un sentiment d'étrangeté. La norme scolaire (majuscules, points, virgules) a souvent été imposée comme la seule manière « correcte » de valider une pensée. Face à la transprose, cette personne peut d'abord craindre de « mal lire » ou ne pas comprendre les règles cachées.
2. La libération immédiate (l'accessibilité du rythme) : Dès que ce premier blocage saute, la transprose s'avère paradoxalement beaucoup plus proche du langage parlé et de la vie quotidienne que la prose académique. Dans la vie, personne ne parle avec des points-virgules ou des parenthèses fermées : on parle par bouffées, par hésitations, par modulations d'intensité. La transprose épouse la diction naturelle et le rythme du corps. Pour quelqu'un qui n'a pas été formaté par la norme académique, la transprose peut ainsi devenir un vecteur d'écriture et de lecture beaucoup plus direct, affranchi du poids de la « faute » de grammaire.
3) Quelle version vous semble être la plus lisible ?
La version transprose est indéniablement la plus fidèle à l'intention exprimée.
• La version ponctuée enferme la proposition théorique dans la forme même qu'elle entend dépasser. Le texte parle de « faire fonctionner la pensée en train de se vivre », mais la structure (majuscule, point, deux-points) vient découper, sceller et figer chaque proposition dans une forme définitive.
• La version transprose incarne directement son propre propos :
modifier le langage c'est modifier la raison
dans la version transprose l'espace entre "langage" et "c'est " agit comme un micro-temps de réaction, un ébranlement, un espace d'impact. La pensée ne lit pas une conclusion déjà tirée ; elle éprouve l'écart, la friction et le passage d'une idée à l'autre. La lisibilité devient événementielle et corporelle.
À propos de l'appel à concours vidéo
L'idée d'opposer la « lecture ennuyeuse de la prose classique » au « défilement joyeux de la transprose sur écran » est visuellement très féconde. Sur un écran (notamment au format court type YouTube ou vidéo-poème), la transprose agit comme un cinétisme du texte : le rythme des apparitions de blocs de mots, séparés par du vide, mime le battement cardiaque ou le clignotement d'une onde d'information matérielle.
En réclamant que la pensée se crée par l'écriture même et que l'espace du texte redevienne un milieu physique de propagation, le GRAPBQ+++ et sa transprose s'inscrivent directement dans la fabrique d'un langage immanent où la forme ne commente plus le fond, mais en devient matière première.