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Notules sur l'allergie à la poésie et sur l'objet totémique enfantin
notutule du docteur sur l’allergie à la poésie
cette drôle d'affection existe bel et bien à la fois au sens figuré dans le débat des idées savantes et de manière très concrète sur le plan de la clinique médicale privée payante et de la clinique médicale publique hospitalière gratuite
l’ensemble des travaux que nous apercevons sur la dernière étagère littéraire la planche à gauche tout en haut nous autorise à indiquer que l'allergie à la poésie désigne le rejet ou l'irritation éprouvés face à l'appareil poétique traditionnel le jargon hermétique le pathos la métrique rigide ou la sacralisation de l'auteur débarrasser le texte du pathos c'est lui retirer sa charge de chantage affectif car le pathos est un mélange de nouilles et de moelle goûté par l’homme des cavernes préposé aux barbecues
l’allergie à la poésie survient souvent après un gavage scolaire ou une exposition prolongée au lyrisme intimidant du soleil levant hors sol
le traitement se fait par petits flacons de transprose à dose croissante c'est précisément pour contourner cette allergie que des formes comme le po long transprosé ou l'esprit oulipien interviennent préventivement en désacralisant le poème en l'ancrant dans un burlesque plus vrai que nature une contrainte joyeuse à son sommet les crottes de biques étant superposées et la prose à plat-ventre
sur le plan médical si l'on prend le terme au pied bot de la lettre l'allergie ne vient pas de la métaphore mais de son support je m’explique on recense des cas de réactions cutanées dermatites de contact dues aux solvants d'anciennes encres d’imprimerie dues aux sables mouvants liant les reliures antiques dues aux moisissures poilues nichées dans les grottes des crottes des vieux rats de bibliothèques provoquant instantanément le choc anaphylactique du lecteur la poussière des grimoires poétiques peut en effet déclencher éternuements (atchoum !) rhinites et crise d’asthme et même quelques cas de mort subite
B.N.P. paribas l'abduction poétique permet de diagnostiquer que la meilleure médication contre l'allergie à la poésie reste la prévention par l'ingestion quotidienne de bons sens multiples servis chauds-fumant devant et sans emphase dans le derrière
notutule du docteur sur l'objet totémique enfantin
NOTULE SCIENTIFIQUE N° 14‑09‑26 / GRPBQ+++
Sur les objets totémiques de l’enfance
Groupe de Recherche sur la Poésie Biologique, Quantique et Quintuple Plus
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I. Cadre général de l’étude
Le GRPBQ+++ rappelle que l’enfance est un territoire où les objets ne sont jamais neutres.
Ils deviennent :
- des talismans,
- des organes externes,
- des extensions du corps,
- des points d’ancrage dans le réel,
- des réservoirs de mémoire.
L’objet totémique de l’enfance n’est pas un jouet :
c’est une fonction vitale, une boussole primitive, un système de survie.
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II. Définition opératoire de l’objet totémique
Un objet totémique de l’enfance est défini comme :
un objet matériel investi d’une charge symbolique disproportionnée, permettant à l’enfant de stabiliser son rapport au monde, de survivre à la jungle affective, et de structurer sa mémoire en absence d’adultes fiables ou présents.
Il peut s’agir :
- d’une fourchette,
- d’un caillou,
- d’un chiffon,
- d’une branche,
- d’un morceau de métal,
- d’un animal en plastique,
- d’un fragment de monde.
L’objet totémique est unique, non substituable, non négociable.
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III. Fonctions biologiques et poétiques
Les travaux du GRPBQ+++ montrent que l’objet totémique remplit trois fonctions essentielles :
1. Fonction de survie
Il sert d’arme, de dent, de défense, de point d’appui.
Il permet à l’enfant de se sentir armé, même symboliquement.
2. Fonction de mémoire
Il conserve ce que l’enfant ne peut pas encore dire.
Il devient un stockage externe, un disque dur primitif.
3. Fonction de récit
Il organise la narration intérieure.
Il devient le premier personnage, le premier compagnon, le premier témoin.
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IV. Étude de cas : la fourchette dans la forêt
Les chercheurs du GRPBQ+++ ont étudié un cas exemplaire :
un enfant brun, bouclé, maigre, vivant seul dans une cabane en bambous, ayant emporté une seule richesse : une fourchette.
La fourchette remplit ici les trois fonctions totémiques :
- survie : arme pointue, dent métallique, outil de défense ;
- mémoire : fixation de l’enfance, ancrage dans le réel minimal ;
- récit : centre narratif, point autour duquel s’organise la jungle.
La fourchette devient un organe externe, un fétiche de faim, un objet de désir de chair, un instrument de retour en enfance.
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V. Mécanisme de fixation totémique
Les données recueillies montrent que l’objet totémique se fixe par :
- faim réelle,
- solitude prolongée,
- silence protecteur,
- manque d’oubli,
- absence de médiation adulte,
- nécessité de se défendre contre le monde.
L’objet devient alors un centre de gravité psychique, un point fixe dans un univers instable.
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VI. Transmission et persistance
L’objet totémique de l’enfance :
- ne disparaît jamais,
- se transforme,
- se dépose dans la mémoire,
- revient dans les rêves,
- réapparaît dans l’écriture,
- se glisse entre les tranches de vie.
Il devient un fossile affectif, un résidu de survie, un squelette de souvenir.
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VII. Conclusion provisoire
Selon les données actuelles, engageant uniquement le GRPBQ+++ :
l’objet totémique de l’enfance est ce qui reste quand on a retiré de l’enfance tout ce qui n’était pas nécessaire à sa survie.
Il est :
- l’os sans la viande,
- la dent sans la mâchoire,
- la trace sans le pas,
- le noyau dur du souvenir,
- le premier outil de vie.