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AUTEUR-E-S - Index 2

54 - Terrenx Gus Hugues

quatre textes proposés pour la page blanche

Proposition de textes pour La Page Blanche N° 70

 

* * *




 


 


 

.

 

Commencez sans moi

le feu

je suis / j’y étais 

j’arrive

la forêt renaît / l’arbre non

mais le charbon les brochettes le rosé 

j’arrive à venir / appuyez sur mon ombre


À l’ouvrage vivez sans moi 

le feu

au fond du fauteuil à oreilles vos beaux morceaux 

en fesses claquez dur / je regarde notre pâte levée 

bientôt à la fin du bonus de saison

 

Hors de vous / de moi seul 

le feu

d’être sans vous mais vous m’aimez je rêvasse / je reviens

mon métronome aussi / retombée lente

je suis mort je suis bien / jusqu’où vous reviendrai-je ?

en feu

votre regard teinté de jaune

 

Je n’oublie rien / allez quoi rhabillez-nous 

revenons à vos jeux

lol emoji pleure / c’était possible hier 

le feu

qu’avons-nous fait 

omg qu’avons-nous fait / qu’ai-je fait si notre blé 

en nous le feu est tout 

en herbe piétinée 

 

* * *


 

Il en va

d’eux s’il vient 


sans rien

qui vacille toujours à jeun de ressac 

sur l’acier piqué en rêve lucide parfois ça sent la mer

une eau douce sort de l’armoire

une petite souris de fer 

se noie 

mais un radeau de débrouille est toujours là

à ne pas regarder 


la vague

ils ne la veulent pas de qui les vacille 

de qui leur dise quoi et si c’est pour tuer 

père et mère c’est pas la peine 

même en petits gâteaux ils sauront faire

enfin qu’il se le dise


à compter de ce que 

ce qui 

ne sera plus dit 

lui reste à lever les yeux au ciel il en fait l’inventaire 

de ce moment il s’en va

 

* * *

 


 


 

Mon tomber de rideau ne fait pas mal

un peu plus tard montera un musical

et l’odeur 


Toujours ce lourd velours est inaudible 

mais devine derrière le paravent

les sourires se rapprochent backstage


Un vertige sombre et haut 

comme une vague de décor me submerge 

sans douleur d’une anesthésie envahie de fourmis


Et à nouveau mon côté jardin

et à nouveau c’est bien commencé 

cet entre nous à déterrer des vieilles lunes


* * *

 


 


 

Je joue aux silhouettes 

un deux trois compte les portières 

et danse la pavane entre les plots le trottoir 

accélère et puis je ne suis plus là 


car il y avait un code pour la pause 


La pilule précède le bâillement et le linge 

à décrocher rien à faire il y a des codes 

et je ne retiens pas mon ombre rien à faire 

on t’a dit rien à voir avec toi derrière 

à ta fenêtre qu’est-ce que tu as cru


c’est bien ce que je disais


* * *